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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives par catégorie : Articles

CONCOURS DES ECRITS POUR LA FRATERNITE (suite) 18 juin, 2014

Le palmarès du jury national du Concours des écrits pour la fraternité est paru. Notre section a participé à ce concours ; plus exactement, des enfants et des adolescents encadrés par des adultes talentueux et enthousiastes ont réalisé de belles œuvres envoyées à Paris pour le jury final. Alors ? Résultats ? Qui a gagné ?

Le 3 mai dernier nous mettions sur le site une information, relative au « Concours des écrits pour la fraternité » auquel, à l’initiative de notre section, des enfants et adolescents ont participé cette année. Nous présentions le Concours, les deux groupes de concurrents (les enfants de l’atelier d’art plastique de La Mareschale et les adolescents du SESSAD Le pied à l’étrier) et quelques photos de la remise des prix organisée à la Mareschale avec les jeunes. Pour vous rafraichir la mémoire, voir https://www.ldh-aix.org/spip.php?article178

Après cette « cérémonie » locale et festive, nous avons envoyé les œuvres au jury national de la LDH qui devait procéder à la phase finale de distinction d’une trentaine d’œuvres (il y a plusieurs catégories d’âge des enfants et de types d’œuvres) parmi plusieurs centaines.

Le résultat est arrivé début juin et là… divine surprise ! Les ados de la classe Ulis du SESSAD sont au palmarès national ! 1er prix des œuvres collectives dans la catégorie « IME, autres institutions spécialisées ». Ils méritent bien que l’on remette la photo de leur groupe et celle de l’œuvre primée, sur le site. Le thème était cette année « Les enfants jouent dans les champs du monde ». La photo ne rend pas entièrement justice à l’originalité et la beauté de ces deux bannières transparentes avec des peintures très évocatrices et des textes d’une grande force.

Le 28 juin, tout le groupe va se rendre à Paris, accompagné par les enseignantes qui ont encadré la production artistique. A tous/toutes BRAVO ! Il y aura donc un troisième épisode à ce récit, le reportage du Triomphe parisien des jeunes de la classe Ulis.

Si cette initiative qui nous met au contact des enfants et des adultes qui les encadrent, sur des thèmes chers à la LDH, vous intéresse, faites vous connaître en nous écrivant : ldh.aix@laposte.net

DES DROITS FONDAMENTAUX AUX DROITS EFFECTIFS 3 juin, 2014

Le 28 mars 2014, à l’initiative de la CIMADE, de la Ligue des droits de l’Homme, du Syndicat de la Magistrature et de l’association Rencontres tsiganes, s’est tenu un colloque juridique consacré à la situation des « Roms ».
Ce colloque a été un succès car il a rassemblé à la faculté des sciences économiques à Marseille 300 personnes provenant d’horizons divers : juristes, avocats, magistrats, militants associatifs et travailleurs sociaux, confrontés à ces problématiques. Et il a été fécond comme en témoignent les deux documents annexés : une synthèse du colloque et les actes proprement dits qui redonnent l’intégralité des interventions et des débats.

Pièces jointes

pdf/colloque_juridique_28_mars_2014_-_actes_du_colloque-1-1.pdf Télécharger
pdf/colloque_juridique_28_mars_2014_-_synthese-1.pdf Télécharger

NE NOUS LAISSONS PAS PIEGER PAR LE FRONT NATIONAL ! 17 mai, 2014

Parce qu’ils sont déçus par les gouvernements successifs, inquiets de leur avenir, déboussolés, beaucoup d’électeurs pensent que le Front National offre une solution à leurs problèmes. Ils se laissent piéger par les discours de Marine Le Pen, faisant croire que son parti est différent de celui de son père, qu’il est devenu respectable – un parti comme un autre.
Il n’en est rien !
Le programme du FN est toujours xénophobe – hostile aux étrangers – islamophobe – hostile aux musulmans – et raciste : seuls les étrangers maghrébins, noirs ou roms sont visés par la suppression qu’il propose de droits fondamentaux : droit aux soins, droit d’asile, droit de vivre en famille, droit au travail, au logement, aux aides sociales…
Bien plus : les enfants d’immigrés nés en France n’auraient plus accès à la nationalité française !
Depuis toujours, en période de crise, c’est la même musique, celle de l’extrême-droite, en France comme dans tous les pays européens : ce sont les étrangers, ou les nationaux d’origine étrangère, qui sont soit-disant les responsables de tout ce qui va mal dans le pays !

Et que dire du projet de sortir de l’Europe, qui mènerait la France, isolée, repliée sur elle-même, à une catastrophe économique et politique !

Quelle société, quelle Europe voulons-nous ? Une Europe où les haines raciales et religieuses excluent, discriminent, favorisent les replis communautaires, menacent la paix sociale ? Ou une Europe où l’égalité des droits, la fraternité, la tolérance, le vivre-ensemble soient défendus par les députés que nous élisons ?

CONCOURS DES ECRITS POUR LA FRATERNITE 3 mai, 2014

Cette année notre section a participé au « Concours des écrits pour la fraternité » organisé au niveau national par la LDH. Il s’agit, par l’intermédiaire des sections, et sur un thème donné, de faire participer des enfants de tous âges et de toutes structures, scolaires ou non, à la production d’œuvres individuelles ou collectives, écrites (poèmes, récits …) ou plastiques (dessins, peintures …). Les œuvres sont examinées par un jury local qui distribue des prix à l’occasion d’une petite fête, puis les productions les mieux classées sont envoyées au siège parisien de la Ligue pour une deuxième phase du concours, nationale celle-là.

Deux groupes de jeunes ont participé au concours sur le thème « Les enfants jouent dans les champs du monde ». Il s’agit des enfants de l’atelier d’art plastique de la Maison de quartier La Mareschale animé par Ouahida Mamine et des ados du Sessad « Le pied à l’étrier », encadrés par leurs professeurs d’arts plastiques, Florence Falanga, et de français, Dominique Mullner.

La remise des prix s’est déroulée en présence de tous les concurrents le 16 avril dans les locaux de La Mareschale. Les parents des plus jeunes enfants étaient là, Alexandra Signoret accompagnait les ados du Sessad. On y a fait des discours, montré et commenté les œuvres graphiques, déclamé les textes, bu, mangé et parlé un peu de fraternité, d’enfance et de la Ligue…Les photos jointes donnent l’ambiance. Il est très probable que nous recommencerons l’année prochaine.

NON, le FN n’est pas « dédiabolisé » 3 janvier, 2014

Apparemment, le Front National est entré dans une phase de dédiabolisation depuis la présidence de Marine Le Pen en 2011. Cette stratégie serait destinée à capter un électorat séduit par le discours de Marine mais pas prêt à endosser les accusations de racisme et de xénophobie. En 2012, Claire Checcaglini, dans son livre Bienvenue au Front ! contestait cette analyse ; ce qu’elle avait observé dans l’appareil du FN, qu’elle avait infiltré pendant 8 mois, l’amenait à conclure que la xénophobie et le racisme y règnent avec la même véhémence que par le passé, pas de dédiabolisation. En réalité le FN nourrit toutes ses bouches. En se rendant plus présentable aux yeux de l’opinion, il n’a pas choisi de sacrifier son électorat le plus radical, celui qui revendique son identité d’extrême droite. En témoigne la vidéo ci-dessous, un monument de propagande dans sa forme et d’islamophobie dans son contenu. Le document date de septembre 2013 et, tout à la fin, annonce la candidature de Marine à la Présidentielle de 2017.

http://www.youtube.com/watch?v=erh45eenGaY

ASSEZ D’EXPULSIONS-EVACUATIONS SANS SOLUTIONS ALTERNATIVES D’HEBERGEMENT 18 juin, 2013

Marseille le 14 juin 2013

Assez d’expulsions-évacuations sans solutions alternatives d’hébergement !

Hier avenue des Olives dans le 13e arrdt de Marseille, sous le faux prétexte « d’arrêté de péril » pris par la municipalité, le Préfet a prêté le concours de la force publique pour « évacuer » une cinquantaine de personnes qui se sont retrouvées sur les trottoirs. Si la Municipalité et le Préfet pensaient que ces familles couraient un danger, alors ils auraient dû leur trouver un lieu d’hébergement sécurisé conformément à la loi.

D’autres expulsions-évacuations sans solutions alternatives d’hébergement ou de relogement sont programmées : Saint-Antoine, l’ancienne caserne Cardot 91 bd de Plombières, les bidonvilles de la Capelette, La Parette, etc et bien d’autres lieux sur le territoire du département, représentant plus d’un millier d’enfants et d’adultes voués au désespoir de l’errance.

Ces expulsions-évacuation de citoyens européens sont faites au mépris des lois, notamment sur l’obligation d’hébergement de toute personne démunie se trouvant à la rue, mais aussi des engagements dans les conventions internationales comme la convention internationale des droits de l’Enfant ou la convention européenne des droits de l’Homme. Rappelons que la France a été condamnée par le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) pour la quatrième fois, le 21 janvier 2013, pour ses « violations manifestes de droits et d’accès aux droits des populations Rroms ».

La Ligue des Droits de l’Homme s’insurge contre cette politique qui revient à traiter des êtres humains comme des « animaux indésirables » que l’on fait déplacer d’un lieu insalubre à un autre pour ne plus voir « la misère ».

La LDH dénonce la politique de bouc-émissaire que les autorités font jouer à ces familles au moment où les idées d’extrême droite, racistes, xénophobes, s’étalent sans complexe et gagnent une grande partie de nos concitoyens, jusqu’aux appels à la haine raciale.

La LDH demande aux collectivités locales, aux représentants de l’Etat, l’application pour tous, de tous les droits, individuels, économiques, sociaux et culturels, notamment des populations Rroms en trouvant rapidement des solutions alternatives aux expulsions des lieux de survie.

NON A DE NOUVEAUX ELOGES DE L’OAS 5 juin, 2013

Communiqué LDH

Au moment où s’ouvraient les négociations d’Evian pour mettre fin à la guerre d’Algérie, deux activistes, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres des sinistres commandos delta de l’OAS, participaient à l’assassinat de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1961. Condamnés à mort, Dovecar et Piegts ont été exécutés le 7 juin 1962.

C’est précisément le 7 juin 2013 que le Collectif aixois des rapatriés – le CAR –, a choisi pour inaugurer à Aix-en-Provence un monument, de même nature que ceux de Nice, Toulon, Perpignan et Marignane, érigés à la gloire de tels assassins. La stèle sera installée dans la cour de la Maison du maréchal Alphonse Juin, propriété de la ville d’Aix, devenue véritable casemate de la « nostalgérie ». L’actuelle équipe municipale en a confié la gestion au CAR qu’elle subventionne abondamment. Coutumier des éloges de la colonisation et de l’OAS, le président du collectif, René Andrès, lance un appel pour l’inauguration d’un espace « appelé à devenir le haut lieu de la mémoire, et de la conservation, de la vérité du peuple Pied-Noir et Harkis ».

L’Association de défense des anciens détenus de l’Algérie française (ADIMAD) soutient cet appel. Ces irréductibles de l’Algérie française ont prévu de se retrouver, comme chaque année, début juin autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet, dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le 2 juin 2013, a soulevé de telles protestations qu’il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix.

La Ligue des droits de l’Homme dénonce avec force ces tentatives de réhabilitation des anciens tueurs de l’OAS, autant que les dérives idéologiques sur les aspects positifs de la colonisation et les nouvelles instrumentalisations du drame des Harkis et de leurs enfants. Il est indispensable que soient officiellement reconnus, simplement reconnus, les crimes et méfaits qui ont accompagné la colonisation et la guerre d’indépendance de l’Algérie. Indispensable pour bannir en France toutes les formes de racisme que ces dérives alimentent ; indispensable pour permettre le renforcement des liens d’estime et d’amitié entre les peuples algérien et français, l’établissement d’une coopération active et sincère entre la France et l’Algérie !

Paris, le 4 juin 2013

NON A DE NOUVEAUX ELOGES DE L’OAS 5 juin, 2013

Communiqué LDH

Au moment où s’ouvraient les négociations d’Evian pour mettre fin à la guerre d’Algérie, deux activistes, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres des sinistres commandos delta de l’OAS, participaient à l’assassinat de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1961. Condamnés à mort, Dovecar et Piegts ont été exécutés le 7 juin 1962.

C’est précisément le 7 juin 2013 que le Collectif aixois des rapatriés – le CAR –, a choisi pour inaugurer à Aix-en-Provence un monument, de même nature que ceux de Nice, Toulon, Perpignan et Marignane, érigés à la gloire de tels assassins. La stèle sera installée dans la cour de la Maison du maréchal Alphonse Juin, propriété de la ville d’Aix, devenue véritable casemate de la « nostalgérie ». L’actuelle équipe municipale en a confié la gestion au CAR qu’elle subventionne abondamment. Coutumier des éloges de la colonisation et de l’OAS, le président du collectif, René Andrès, lance un appel pour l’inauguration d’un espace « appelé à devenir le haut lieu de la mémoire, et de la conservation, de la vérité du peuple Pied-Noir et Harkis ».

L’Association de défense des anciens détenus de l’Algérie française (ADIMAD) soutient cet appel. Ces irréductibles de l’Algérie française ont prévu de se retrouver, comme chaque année, début juin autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet, dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le 2 juin 2013, a soulevé de telles protestations qu’il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix.

La Ligue des droits de l’Homme dénonce avec force ces tentatives de réhabilitation des anciens tueurs de l’OAS, autant que les dérives idéologiques sur les aspects positifs de la colonisation et les nouvelles instrumentalisations du drame des Harkis et de leurs enfants. Il est indispensable que soient officiellement reconnus, simplement reconnus, les crimes et méfaits qui ont accompagné la colonisation et la guerre d’indépendance de l’Algérie. Indispensable pour bannir en France toutes les formes de racisme que ces dérives alimentent ; indispensable pour permettre le renforcement des liens d’estime et d’amitié entre les peuples algérien et français, l’établissement d’une coopération active et sincère entre la France et l’Algérie !

Paris, le 4 juin 2013