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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives de l'auteur : LDH Aix

#43 – Juin 2018 : Défendons le droit à un environnement sain : la pollution dans les Bouches-du-Rhône 29 juin 2018

Dans les Bouches-du-Rhône, comme partout ailleurs, les pollutions de l’air, de l’eau, des sols, la pollution de la mer, nuisent à notre bien-être et menacent gravement notre santé. Elles s’attaquent aussi à la biodiversité des espèces avec lesquelles nous vivons en interaction. À partir du moment où ces biens communs que sont les éléments vitaux de notre environnement sont empoisonnés par les pollutions industrielles ou agricoles, par nos déchets ou leur élimination, un nouveau droit fondamental est à défendre pour tous, habitants de cette planète : le droit à un environnement sain. Ce droit, inscrit – avec la Charte de l’environnement – dans notre constitution depuis 2005, figure aussi dans de grands textes internationaux comme La charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Sous cette impulsion, les politiques publiques de lutte contre les pollutions se développent avec plus ou moins d’efficacité et de résultats. Mais une chose est certaine : les premiers lanceurs d’alerte sont ceux et celles qui, le plus souvent victimes de ces nuisances, s’organisent en associations, interpellent les pouvoirs publics et les élus, informent et sensibilisent la population, font appel à l’expertise des scientifiques et des juristes pour étayer leurs dossiers, attaquent les pollueurs privés ou publiques en justice.

Ce numéro des Échos dresse un état des lieux non exhaustif de la pollution dans notre département. Il rappelle aussi que des militants bénévoles défendent les droits des citoyens à être informés et protégés des risques
environnementaux auxquels ils sont exposés.

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#42 – Juin 2018 : Dérèglement climatique, inégalités environnementales, comment agir ? 7 juin 2018

Dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles, pollutions environnementales…entraînent une dégradation de plus en plus précipitée des conditions de vie pour l’humanité, en accentuant des disparités de plus en plus criantes au sein des populations.

Or il est dorénavant établi scientifiquement que ces changements sont liés à l’action humaine : industrialisation galopante, exploitation à outrance des énergies fossiles, non-respect de la biodiversité, déforestation etc.

Nous souhaitons dans ce numéro des Echos montrer tout d’abord comment ces effets se distribuent selon les différentes régions du globe et sont à l’origine d’une partie importante des déplacements de population ; mais montrer aussi que partout dans le monde, même dans les pays occidentaux, ce sont les populations qui ont les conditions de vie les plus précaires qui en subissent le plus de préjudices : Aux inégalités économiques et sociales s’ajoutent les inégalités environnementales et climatiques

La limitation de la hausse de la température, la baisse drastique de la consommation d’énergie fossile, la préservation de la biodiversité, tout cela pose la question d’un changement radical des modes de production, des modes de consommation, et donc des modes de vie.

Dès lors comment construire la nécessaire transition écologique? Comment la démocratie peut-elle aider à une plus grande solidarité ?…

Sans attendre, l’exigence d’une véritable justice écologique et environnementale peut s’engager au travers des politiques publiques, de l’action citoyenne et aussi de l’action en justice.

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#41 – Mai 2018 : Les roms dans le Pays d’Aix : pas à pas… 9 mai 2018

Les premiers Roms sont arrivés à Aix il y a plus de vingt ans, ils sont toujours là entre les quartiers Encagnane et Jas de Bouffan, au gré des expulsions… Voici quinze ans environ sont venus des Serbes et des Croates, à Aix d’abord jusqu’en 2012 et maintenant du côté de Vitrolles, toujours dans l’insécurité. Depuis huit ou neuf ans ce sont des groupes de Roumains, déjà présents en France mais poussés vers nous par les expulsions à répétition. Ils forment la majorité actuelle des Roms d’Aix. Enfin, voici cinq ans arrivaient à Gardanne des familles de Marseille, expulsées une nouvelle fois de leurs trottoirs par la municipalité.

Histoire répétitive, mais sous cette histoire les choses bougent, les personnes vivent, les enfants grandissent. Le témoignage sur ce qu’il se passe, très concrètement, sur le terrain de l’Arbois permet de comprendre mieux quelle peut être la vie de ces personnes méconnues. Gardanne a montré qu’on peut faire quelque chose dès que les « autorités » veulent parler un autre langage que celui de l’exclusion brutale. A Aix la Justice a commencé à montrer qu’on ne peut pas lui demander d’expulser sans cesse, qu’il existe d’autres principes de Justice, telle la protection de la vie privée et familiale.

Les Roms aussi sont sujets de Droit.

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#40 – Avril 2018 : Des migrant-e-s accueilli-e-s à Aix-en-Provence 9 avril 2018

Ils sont présents quotidiennement dans les discours des politiques : les migrants apparaissent comme un « problème » grave, suscitant des réactions de peur devant ce qui serait une invasion ! Ils sont la plupart du temps évoqués comme des « flux », des « vagues » qu’il faudrait absolument contenir et refouler. Comme s’il ne s’agissait pas d’hommes, de femmes et d’enfants en détresse, comme si c’était un « problème » pour nous, pas pour eux !

Nous voulons ici montrer, concrètement, qui sont ces gens dans toute leur diversité : ceux que nous avons rencontrés ou dont on nous a parlé, ceux que nous avons entendu témoigner de leur vie passée, des raisons toujours complexes qui les ont forcés à s’arracher à leur pays, du périple effroyable qu’ils ont effectué pour arriver jusque chez nous. Ils ont été accueillis à Aix, dans le pays d’Aix et dans le pays d’Aigues (cantons de Cadenet et de Pertuis), par des bénévoles eux aussi extrêmement divers. Ces exilés ont suscité, ici comme ailleurs, une extraordinaire mobilisation citoyenne. Celle-ci s’est traduite par la création du Collectif Agir que nous présentons aussi.

Car il faut faire connaître aussi cette France-là, celle qui accueille !

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#39 – Mars 2018 : Inégalités économiques et sociales : toujours plus ! 3 avril 2018

Plusieurs études récentes viennent de nous alerter sur l’augmentation des inégalités économiques partout dans le monde. Et aussi en France.

En 40 ans les patrimoines privés ont plus que doublé tandis que les patrimoines publics ont diminué de moitié ! En 2017 on a compté dans le monde un milliardaire nouveau tous les deux jours ! En France 32 milliardaires possèdent autant que les 40 % les plus pauvres.

Comment est-ce possible ? Est-ce le résultat de la mondialisation des échanges et de la production et d’une concurrence exacerbée ? Ou l’appétit toujours plus féroce d’une toute petite minorité qui s’accapare une part toujours plus grande de la richesse d’un pays ?

Ces inégalités économiques entraînent autant d’inégalités sociales, de mise à mal des services publics, de chômage des jeunes… Et aussi d’inégalités scolaires, culturelles, territoriales, environnementales, entre femmes et
hommes…

Certains en rendent responsables les politiques qui seraient incapables de remédier à ces situations parfois désastreuses. Ils se réfugient alors dans l’abstention et peuvent être sensibles aux discours populistes.

Alors, que faire ? A la LDH nous plaidons pour plus d’égalité, plus de droits sociaux. Nous pensons que c’est possible et sommes à l’écoute des propositions économiques faites en ce sens.

Voilà tout ce que ce numéro des Echos vous propose d’analyser.

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#38 – Janvier 2018 : Vive la démocratie ! 9 janvier 2018

La France est une démocratie. Qu’est-ce que cela veut dire ?

La démocratie est un régime politique où le peuple détient le pouvoir de façon collective, c’est à dire que tous les citoyens ont le pouvoir. On dit alors que le peuple est souverain. C’est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », comme l’ont dit Périclès et Abraham Lincoln, et comme le reprend la Constitution de la République française.

Dans une démocratie, le peuple élit ses représentants et chaque citoyen peut donner son avis en votant. Le gouvernement ainsi constitué doit ensuite agir dans l’intérêt général.

Mais la démocratie ne peut se résumer au droit de vote et au pouvoir de gouverner. C’est aussi une forme de société qui respecte des principes et des valeurs tels la liberté et l’égalité, et tous les droits fondamentaux, les « droits de l’Homme » : droits civils et politiques, liberté d’opinion et d’expression, liberté de critique, liberté de réunion et de manifestation, liberté et pluralisme de la presse, droits sociaux et économiques, droits environnementaux…

Si l’on s’en tient au fait que le peuple détient le pouvoir en élisant ses représentants on peut dire en effet que la République française est une démocratie. Mais si l’on examine les modalités de mise en œuvre de ses principes, de ses valeurs et des droits fondamentaux on doit dire que la démocratie est bien trop confisquée, ce qui explique la défiance croissante à l’égard de ses institutions et de ses élus. C’est ce que nous allons analyser.

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#37 – Novembre 2017 : Handicap : pour des droits plus effectifs 30 novembre 2017

Le mot handicap n’apparaît qu’à partir du 19ème siècle. Jusqu’au 18ème l’approche religieuse domine. Le sort des « infirmes » dépend largement du bon vouloir de leurs semblables, entre charité et enfermement selon que l’on considère que le handicap est l’empreinte de la manifestation divine ou associé au diable. C’est l’époque de la création des hôtels-Dieu et des hospices.

Le siècle des Lumières pose le principe de l’égalité des hommes. Des écoles spécialisées voient le jour pour les sourds-muets et les aveugles, la langue des signes et le braille sont inventés ; la psychiatrie aussi. Mais jusqu’à la fin du 18 ème, le handicap reste assimilé à la pauvreté, à la mendicité, à l’exclusion de la vie en société. Néanmoins émerge l’idée d’un devoir d’assistance. En 1796, le « droit des pauvres » est reconnu et des bureaux de bienfaisance sont créés.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour que des lois permettent aux infirmes de retrouver une place dans la société. Mais c’est la première guerre mondiale qui marque un tournant majeur dans l’appréhension du handicap avec l’apparition (1916) du droit à la réparation pour les mutilés de guerre.

Jusqu’aux années 1970 la personne handicapée reste essentiellement vue sous l’angle médical. Ce n’est qu’à partir du début des années 2000 que l’approche devient celle des besoins spécifiques afin de garantir l’égalité des chances. Elle prend en compte l’environnement, le handicap et l’interaction entre les deux. On est ainsi passé du rejet et de l’enfermement à la charité et au paternalisme puis aux conceptions d’aujourd’hui basées sur l’égalité des droits mais qui hésitent encore entre intégration et insertion (la différence entre ces deux termes sera abordée plus loin).

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