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Ligue des droits de l'Homme

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Archives du tag : Démocratie

L’offensive contre les organisations de la société civile au Parlement européen favorise la répression de la société civile au niveau des pays membres 13 mai, 2026

L’offensive contre les organisations de la société civile au Parlement européen favorise la répression de la société civile au niveau des pays membres
L’offensive contre les organisations de la société civile au Parlement européen favorise la répression de la société civile au niveau des pays membres
L’offensive contre les organisations de la société civile au Parlement européen favorise la répression de la société civile au niveau des pays membres

Rapport du Forum civique européen, auquel la LDH a contribué concernant le chapitre sur la France

Nathalie Tehio, présidente de la LDH, alerte sur « l’extension des attaques contre la société civile, la multiplication de lois s’en prenant à la liberté d’association à travers le continent en 2025, toujours précédées d’accusations infondées portées contre des ONG, y compris maintenant même au sein du parlement européen, et par la criminalisation des militantes et militants et des mouvements de protestation.

« Le rapport constate que les restrictions imposées à la société civile se sont institutionnalisées et généralisées à travers le continent en 2025, notamment par le biais d’accusations infondées portées contre des ONG au sein des parlements nationaux, de la propagation de la législation et de la rhétorique sur les « agents étrangers », ainsi que des restrictions au droit de manifester. Pour la première fois, ces attaques ont trouvées de puissants appuis  au sein du PPE, le grand groupe de droite au Parlement européen, et pas seulement des groupes de l’extrême-droite »

Le rapport 2026 du FCE fait état d’un recul continu des libertés civiques à travers l’Europe, Bruxelles jouant un nouveau rôle
•    Les attaques infondées contre le financement des ONG se multiplient au sein de l’UE et dans les parlements nationaux
•    La société civile est de plus en plus souvent qualifiée d’« agents étrangers »
•    De nouvelles lois anti-manifestation sont proposées dans 7 pays de l’UE

La société civile a continué de faire l’objet d’attaques en 2025, les politiques de l’UE jouant désormais un rôle clé, selon une importante ONG européenne.
Ce rapport, rédigé par le Forum civique européen et ses partenaires sur le terrain, et présenté mercredi lors d’un événement multipartite au Parlement européen, dresse un état des lieux de la situation des organisations de la société civile et des militants dans l’UE et dans les Balkans occidentaux. Le rapport constate que les restrictions imposées à la société civile se sont institutionnalisées et généralisées à travers le continent en 2025, notamment par le biais d’accusations infondées portées contre des ONG au sein des parlements européen et nationaux, de la propagation de la législation et de la rhétorique sur les « agents étrangers », ainsi que des restrictions au droit de manifester.

« De la criminalisation des militants et des mouvements de protestation aux campagnes de dénigrement lancées au Parlement européen y compris dorénavant par le principal groupe de la droite, nos conclusions montrent un net recul des libertés civiques en 2025. On observe désormais une interaction évidente : les restrictions dans les États membres sont renforcées à Bruxelles, tandis que les politiques de l’UE servent de prétexte aux mesures répressives nationales à l’encontre de la société civile », a déclaré Aarti Narsee, chargée de mission principale au Forum civique européen.

Des campagnes de dénigrement au harcèlement institutionnalisé

Le rapport soutient que certains députés européens « alimentent la méfiance » à l’égard des ONG, en portant des accusations « infondées » d’utilisation abusive des fonds publics et en mettant en place un « groupe de travail de contrôle » au sein du Parlement européen — qualifié de « chasse aux sorcières contre les ONG » par les partis libéraux et progressistes — au sein duquel certains membres ont cherché à restreindre l’accès de la société civile au financement et son droit de participer à la prise de décision.

Selon le rapport, des dynamiques similaires ont été observées dans au moins cinq pays de l’UE : l’Autriche, la Bulgarie, l’Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie. Par exemple, en Autriche, le Parti de la liberté (FPÖ), d’extrême droite, a lancé une vaste enquête parlementaire sur le financement des ONG. Parallèlement, en Allemagne, une enquête parlementaire sur la « neutralité politique » des ONG, lancée par la coalition au pouvoir CDU/CSU, a donné lieu à la diffusion de discours mensongers et déformés visant la société civile, d’abord sur les réseaux sociaux et les plateformes populistes de droite, mais qui se généralisent désormais.« Notre rapport met en lumière une nouvelle offensive au sein du Parlement européen visant à institutionnaliser les attaques contre les ONG et à remettre en cause le consensus selon lequel les fonds publics doivent soutenir les organismes de surveillance indépendants et les défenseurs des droits de l’homme », a déclaré Natacha Kazatchkine, secrétaire générale du Forum civique européen.

Les lois sur les « agents étrangers » s’inscrivent désormais dans le manuel autoritaire européen 

Les auteurs soulignent un recours alarmant à des lois et à une rhétorique visant à discréditer les organisations de la société civile en les qualifiant d’« agents étrangers ». Des projets de loi ciblant les organisations financées par des fonds étrangers ont été publiés dans plusieurs pays, notamment en Bulgarie, en République tchèque et en Slovaquie. Parallèlement, les auteurs et auteures mettent en évidence le fait que même les lois qui ont été retirées laissent un effet stigmatisant durable sur les ONG. Le rapport souligne également que la directive européenne sur la défense de la démocratie, dont la société civile a averti qu’elle risquait d’être utilisée pour stigmatiser les ONG, a déjà été invoquée par des acteurs et actrices nationaux pour justifier l’adoption de lois plus répressives.

La répression des mouvements de protestation pacifiques est désormais une pratique courante

Le rapport constate également que la criminalisation des mouvements de protestation tend à se généraliser à travers l’Europe. De nouvelles lois restrictives ont été proposées ou adoptées dans sept pays de l’UE en 2025, venant aggraver une situation déjà alarmante. En Italie, le décret controversé sur la sécurité, que la société civile locale qualifie de plus grave atteinte au droit de manifester de l’histoire du pays, instaure de nouvelles infractions pénales et étend les pouvoirs de la police afin de restreindre les manifestations. Parallèlement, alors que le vaste mouvement de protestation antigouvernemental en Serbie faisait face à une répression sévère, le gouvernement a modifié le code pénal afin de criminaliser les barrages routiers, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement.  Par ailleurs, des cas de recours excessif à la force par les forces de l’ordre, de détentions arbitraires et de harcèlement policier ont été signalés dans au moins neuf pays de l’UE

La société civile tient bon, mais a besoin de soutien

Malgré la détérioration générale de l’espace civique à travers l’Europe en 2025, le rapport souligne comment la société civile a continué à s’adapter, à résister et à obtenir des résultats tangibles, notamment par le biais de campagnes de sensibilisation, de recours judiciaires stratégiques et d’une mobilisation soutenue.

Tout en soulignant comme une avancée positive la publication, fin 2025, de la toute première stratégie de l’UE en faveur de la société civile, qui définit un cadre pour le soutien, le financement et la protection des organisations à but non lucratif et des défenseurs des droits de l’homme (DDH), les auteurs du rapport mettent en garde contre le fait que ces efforts sont compromis par les restrictions évoquées plus haut.
« L’Union européenne dispose d’outils et a pris des engagements pour protéger l’espace civique, et il faut les renforcer et les mettre en œuvre. Mais soyons clairs : la sauvegarde de la démocratie repose en fin de compte sur une véritable vigilance, des alertes précoces et une action décisive lorsque le système fait défaut », a déclaré Giada Negri, secrétaire générale adjointe du Forum civique européen.

À propos du Forum civique européen

Le Forum civique européen (FCE) est un réseau paneuropéen regroupant plus de 100 associations et ONG issues de 30 pays européens. Fondé en 2005 par nos organisations membres, nous œuvrons depuis près de deux décennies à la protection de l’espace civique, à la promotion de la participation citoyenne et à l’instauration d’un dialogue civil, afin de renforcer l’égalité, la solidarité et la démocratie en Europe.

À propos de « Monitoring Action for Civic Space »

« Monitoring Action for Civic Space » (MACS) est un projet financé par le programme « Citoyens, égalités, droits et valeurs » (CERV) de l’Union européenne, qui s’est déroulé d’avril 2024 à avril 2026. Ce projet visait à élaborer une approche commune pour le suivi de l’espace civique.

Dans le cadre de ce projet, les partenaires ont mis au point une nouvelle méthodologie de suivi de l’espace civique, un système d’alerte précoce destiné à informer les institutions, la société civile, les médias et les bailleurs de fonds de l’évolution de la situation de l’espace civique, ainsi que sept rapports nationaux détaillés qui ont servi à tester cette méthodologie.

Le consortium MACS est composé du Centre européen pour le droit des organisations à but non lucratif, du Forum civique européen, du Centre bulgare pour le droit des organisations à but non lucratif, de Nyt Europa, du Mouvement associatif, de la Fondation hongroise pour le partenariat environnemental, du Comité Helsinki des Pays-Bas, de la Fédération nationale des ONG polonaises et de la Fondation pour le développement de la société civile.

Certaines sections nationales du Rapport sur l’espace civique ont été initialement publiées dans le cadre du projet MACS. Elles ont fait l’objet de légères modifications afin de s’aligner sur le rapport global.

Lire le rapport France

Paris, le 13 mai 2026

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Source: L’offensive contre les organisations de la société civile au Parlement européen favorise la répression de la société civile au niveau des pays membres

Le Bureau de l’IA de l’Union européenne doit donner la priorité à la mise en place du forum consultatif 3 mai, 2026

Lettre ouverte collective dont la LDH est signataire  l’attention de la responsable du Bureau de l’IA de l’UE

35 organisations et chercheurs demandent au Bureau de l’IA de l’UE de fournir des informations claires sur le calendrier et le processus de mise en place du forum consultatif, seul mécanisme officiel garantissant que la voix de la société civile soit prise en compte dans la mise en œuvre de la loi sur l’IA.

L’absence de calendrier précis concernant le forum consultatif risque d’exclure les communautés les plus touchées par les risques liés à l’IA

Le forum consultatif est un nouvel organe chargé de conseiller le Bureau de l’IA et le Conseil de l’IA sur la mise en œuvre et l’application de la loi européenne sur l’IA. Il a pour objectif d’apporter l’expertise et les points de vue d’un large éventail d’acteurs, notamment la société civile, les chercheurs et les organisations travaillant avec ou représentant les communautés les plus touchées par les risques liés à l’IA. L’objectif est de garantir que ces voix soient prises en compte dans un débat politique inclusif et équitable.

En septembre 2025, l’appel à manifestation d’intérêt pour rejoindre ce nouvel organe a pris fin. Cependant, sept mois plus tard, le Bureau de l’IA n’a toujours pas mis en place le Forum consultatif et, malgré nos demandes, n’a pas communiqué de calendrier précis. En l’absence d’un échange structuré et cohérent par l’intermédiaire du Forum, de nombreuses discussions – telles que celles concernant les utilisations interdites de l’IA, la classification des risques élevés et les obligations en matière de droits fondamentaux – se déroulent principalement entre les institutions de l’UE et les parties prenantes qui disposent du savoir-faire et des réseaux nécessaires pour participer aux processus bruxellois. Cela risque d’exclure les points de vue sous-représentés.

En outre, l’absence de Forum consultatif constitue une occasion manquée de débattre et de tester les implications de l’Omnibus IA. Au lieu de cela, cette discussion s’est limitée à des « Reality Checks » avec un petit groupe composé principalement de représentants de l’industrie et n’a pas donné lieu à une consultation approfondie de la société civile.

La stratégie de l’UE en faveur de la société civile, récemment adoptée, souligne qu’un engagement significatif avec la société civile est une pierre angulaire de l’élaboration des politiques de l’UE. C’est pourquoi 35 organisations et chercheurs exhortent le Bureau de l’IA de l’UE à :

  • donner la priorité à la mise en place du Forum consultatif ;
  • apporter des précisions sur le calendrier et le processus prévus ;
  • élaborer des mesures concrètes pour garantir que la société civile puisse participer de manière significative à la mise en œuvre et à l’application de la loi sur l’IA – au-delà du forum lui-même.

29 avril 2026

Mme Lucilla Sioli
Responsable du Bureau de l’IA

Chère Madame Sioli,

Nous, organisations de la société civile et chercheuses et chercheurs vous écrivons pour vous faire part de notre inquiétude concernant le retard et le manque de transparence entourant la mise en place du Forum consultatif sur le règlement sur l’IA (intelligence artificielle).

L’appel à candidatures pour rejoindre le Forum a été clôturé en septembre 2025. Malgré plusieurs demandes adressées au Bureau de l’IA afin d’obtenir des éclaircissements sur le calendrier et le processus de finalisation de la sélection et de mise en place du Forum, nous n’avons pas reçu d’informations suffisantes. Sept mois après la clôture de l’appel, les résultats de la sélection et la date de la première réunion du Forum n’ont toujours pas été annoncés. Ce retard et ce manque de clarté créent une incertitude quant au statut et à la priorité accordée à la mise en place du Forum. Nous appelons à la transparence concernant la sélection des membres du Forum ainsi que les étapes suivantes

Le Forum consultatif est prévu dans le règlement sur l’IA comme le seul mécanisme formel permettant de recueillir les contributions de multiples parties prenantes afin de soutenir le Bureau de l’IA et le Conseil de l’IA dans la mise en œuvre et l’application du règlement. Alors que d’importants processus de mise en œuvre sont déjà en cours ou achevés, l’absence du Forum limite les possibilités d’apports structurés, cohérents et inclusifs. Si nous saluons les consultations ad hoc avec les acteurs poursuivant un intérêt général, un Forum formalisé – conformément à l’objectif envisagé par les colégislateurs – offrirait un cadre plus prévisible et représentatif pour la participation, y compris pour les points de vue sous-représentés. En tant que dialogue partagé entre différents types de parties prenantes, le Forum constitue également une mesure de transparence essentielle permettant une meilleure compréhension des positions respectives de chaque acteur. Enfin, nous soulignons qu’un Forum établi aurait également été utile pour fournir des conseils sur toute modification du règlement sur l’IA ainsi que sur le calendrier de mise en œuvre.

La stratégie de l’UE en faveur de la société civile, récemment adoptée, souligne qu’un engagement constructif avec la société civile est une pierre angulaire de l’élaboration des politiques de l’UE. Dans ce contexte, nous encourageons le Bureau de l’IA à mettre en œuvre les principes directeurs de la stratégie en particulier la prévisibilité et la régularité, la transparence et l’inclusivité – dans une approche favorisant l’engagement des parties prenantes.

En l’absence de ce forum, de nombreuses discussions sur la mise en œuvre – telles que celles concernant les pratiques prohibées, les classifications à haut risque et les obligations en matière de droits fondamentaux – se déroulent principalement entre le Bureau de l’IA et le Conseil de l’IA. Pour contribuer efficacement dans ce contexte, il faut souvent disposer de réseaux bien établis, de connaissances institutionnelles et d’une proximité avec les processus basés à Bruxelles. Cela crée des obstacles pour de nombreux acteurs de la société civile, en particulier ceux qui représentent ou travaillent avec les communautés les plus touchées par les risques liés à l’IA.

En outre, les organisations de la société civile et de nombreux chercheurs universitaires opèrent dans un environnement de financement contraignant et incertain. Des calendriers prévisibles et des processus transparents sont donc essentiels pour permettre une participation significative, notamment pour garantir et planifier les ressources et assurer la disponibilité du personnel en vue d’un engagement durable.

Dans ce contexte, nous demandons au Bureau de l’IA de donner la priorité à la mise en place du Forum consultatif et de clarifier le calendrier et le processus prévus. Nous souhaitons également le développement de mesures concrètes visant à établir et renforcer un environnement permettant la participation de la société civile dans la mise en œuvre du règlement sur l’IA – dont des initiatives extérieures au Forum, conformément aux engagements développés au sein de la stratégie de l’Union sur la société civile.

Nous restons à votre disposition pour vous faire part d’autres réflexions sur les défis auxquels sont confrontés les acteurs de la société civile et pour vous proposer des suggestions pratiques sur la manière de renforcer l’engagement inclusif de la société civile et des chercheurs dans le cadre de la mise en œuvre de la loi sur l’IA.

Cordialement,

Access Now
AI Accountability Lab (AIAL), Trinity College Dublin
AlgorithmWatch
Alternatif Bilisim
Amnesty International
ARTICLE 19
Asociația pentru Tehnologie și Internet (ApTI)
Avaaz Foundation
BEUC – European Consumer Organisation
Bits of Freedom
Centre for Democracy and Technology Europe
Citizens Network Watchdog Poland
Civil Liberties Union for Europe (Liberties)
Danes je nov dan, Inštitut za druga vprašanja
Electronic Frontier Norway
European Center for Not-for-Profit Law (ECNL)
European Civic Forum
European Disability Forum (EDF)
European Digital Rights (EDRi)
European Council of Autistic People (EUCAP)
European Network Against Racism (ENAR)
European Public Service Union (EPSU)
Hermes Center
Homo Digitalis
LDH (Ligue des droits de l’Homme)
Panopykon Foundation
Politiscope
Statewatch
The Swedish Disability Rights Federation
WITNESS
Prof. Lilian Edwards, Emerita Newcastle University
Prof. Douwe Korff Emeritus Professor of international law
Dr. Laurens Naudts, AI, Media & Democracy Lab – Institute for Information Law, University of Amsterdam
Krista Ojala, Tukena-foundation
Dr. Plixavra Vogiatzoglou, University of Amsterdam

Source: Le Bureau de l’IA de l’Union européenne doit donner la priorité à la mise en place du forum consultatif

La LDH se mobilise pour les élections municipales 2026 13 mars, 2026

A quoi servent les élections municipales ?

Ces élections permettent d’élire, pour un mandat de six ans renouvelable, les conseillères et conseillers municipaux et communautaires qui siègent au conseil municipal et à la communauté de communes, qui gèrent les affaires de la commune (écoles, voirie,  urbanisme local…) et élisent la ou le maire lors du conseil municipal.

Qui peut voter ?

  •  Les personnes de plus de 18 ans
  • De nationalité française ou d’un pays de l’Union européenne (UE)
  • Inscrites sur les listes électorales de la commune

Depuis 1994, les citoyennes et citoyens de l’UE peuvent voter et sont éligibles aux élections municipales dans le pays où ils résident, dans les mêmes conditions que les nationaux.

La LDH milite par ailleurs pour le droit de vote des personnes étrangères non européennes résidant en France ce qui permettrait de renforcer la démocratie, la légitimité des élu-es et la cohésion sociale. En savoir plus

Pourquoi voter ?​

Voter est un droit, un pouvoir et un devoir citoyen

Une voix peut faire la différence, particulièrement dans le cadre des élections municipales. Dans de nombreuses communes, les écarts se jouent parfois à quelques bulletins de vote. Or, l’abstention croissante bénéficie à des candidates et candidats qui risquent de porter des atteintes directes et profondes à nos droits et libertés, comme c’est le cas de l’extrême droite. La commune étant l’échelon politique local le plus proche des citoyennes et citoyens, voter aux municipales c’est participer à définir la politique de la ville qui impacte directement votre quotidien.

L’histoire montre que l’abandon du combat par l’abstention aux élections ou en détournant le regard, ne protège personne. Il alimente la loi du plus fort.

L’extrême droite risque d’imposer des mesures restreignant les libertés et les droits.

La LDH appelle toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême droite.

Partout dans le monde, les extrêmes droites au pouvoir s’illustrent par des politiques autoritaires qui portent atteinte aux démocraties. En France, de par ses votes, ses positions dans le débat politique ou ses prises de décisions locales dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre là aussi son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.

Chaque fois que l’extrême droite accède au pouvoir en Europe (Hongrie, Italie, Pologne), les droits des femmes et des personnes LGBTI régressent. Malgré des déclarations occasionnelles sur les droits des femmes, l’abstention systématique sur certaines lois reflète sa réticence à soutenir des mesures en faveur de l’égalité.

‼️ La majorité des députés du RN ont voté contre ou se sont abstenus quant à l’inscription de l’IVG dans la constitution (2024).

‼️ Concernant deux mesures visant à l’égalité salariale et économique, ils n’ont pas participé au scrutin sur la loi Rixain (2021) et, au Parlement européen, les députés d’extrême droite ont voté contre la directive « Women on board » (2024).

‼️Les députés d’extrême droite français étaient absents lors du vote au Parlement européen pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité (2023).

En favorisant les intérêts des gros industriels et des lobbies plutôt que du vivant, le RN vote des mesures qui accélèrent la crise climatique au détriment de vraies avancées qui permettraient de combattre les dangers qui pèsent pour la santé publique.

‼️Polluants éternels : parmi les 51 votes contre la loi visant à interdire, dès 2026, la fabrication, l’importation et l’exportation de produits qui contiennent des PFAS ou polluants éternels, 50 sont issus de députés RN.

‼️ La proposition de loi omnibus visant à réduire le devoir de vigilance qui incombait aux entreprises en matière d’obligations environnementales a bénéficié d’un soutien important du RN.

Au centre du projet sociétal promu par l’extrême droite, la préférence nationale est présentée comme règle élémentaire qui vise à instaurer des mesures racistes et inhumaines à l’encontre des personnes étrangères.

‼️ L’extrême droite souhaite la suppression de l’Aide médicale d’Etat, sans considérer les effets désastreux que cela aurait sur la santé publique, et la suppression du droit du sol ce qui conditionnerait l’obtention de la nationalité française à celle des parents.

‼️ Ses élus tiennent régulièrement des propos racistes ou antisémites, que la LDH attaque systématiquement. Marie-Christine Sorin candidate RN dans les Hautes-Pyrénées a, par exemple, affirmé en 2024 « toutes les civilisations ne se valent pas, celles qui n’ont aucun humanisme et ne respectant pas les femmes, au nom d’une religion sont juste restées au-dessous de la bestialité dans la chaîne de l’évolution »[1].

 Partout où les forces autoritaires ont accédé au pouvoir, elles n’ont eu de cesse de s’en prendre aux associations parce qu’elles agissent au service de toutes et tous, sans discrimination. Or, ce sont nos associations qui proposent des activités sportives et culturelles, qui viennent en soutien aux plus démunis, dont les actions sont au plus près des besoins des habitantes et habitants…

‼️ Les parlementaires d’extrême droite ont voté des amendements « bâillon fiscal » visant à limiter la défiscalisation des associations, notamment environnementales et de protection animale, leur portant ainsi préjudice.

‼️ Régulièrement, des municipalités d’extrême droite suppriment des subventions ou refusent des locaux à des associations locales, comme par exemple à Hénin-Beaumont où la section de la LDH s’est vue refuser un local.

Les politiques néolibérales ont aggravé les inégalités, elles ont fait reculer l’accès aux droits pour beaucoup. Or, contrairement à ses discours populistes, l’extrême droite prend régulièrement position contre des mesures en faveur de la lutte contre la pauvreté.

‼️ L’extrême droite a voté contre l’augmentation du salaire minimum (Smic) à 1500 euros net mensuel (2022) le gel des loyers (2023) et n’a pas pris la peine de voter pour l’indexation des salaires sur l’inflation (2025).

‼️ A l’inverse, en 2022, leur vote a permis aux plus riches de payer moins d’impôts sur la succession et ils ont voté contre ou se sont abstenu pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

‼️ En ce qui concerne les services publics, les députés du Rassemblement national (RN) ont voté contre un amendement visant à lutter contre les déserts médicaux (2023). Le RN a également exprimé le souhait de porter d’un à trois jours le délai de carence en cas d’arrêt maladie des fonctionnaires.

Et concrètement, pour la commune ?

comment agir pour sa commune en plus du vote ?

• Rejoignez une section locale de la LDH, association de défense des droits et libertés, pour participer à la sensibilisation aux enjeux démocratiques. Rapprochez-vous de la section locale de la LDH et participez à des débats ou décryptages des professions de foi des candidat-es.

• Assistez aux conseils municipaux pour participer au processus démocratique.

• Participez aux concertations publiques pour donner votre avis et contribuer aux choix faits pour sa commune. Rejoignez les initiatives de participation citoyenne telles que les commissions ou conseil citoyen pour échanger, débattre et proposer des projets pour votre ville.

Participer aux événements prévus partout en France par les sections LDH

Retrouvez les différentes prises de position LDH

Source: La LDH se mobilise pour les élections municipales 2026

Face à la violence, démocratie et Etat de droit 25 février, 2026

Communiqué LDH

Toute mort due à une agression, et quels qu’en soient les motifs, est un drame humain et une défaite démocratique. Lorsque la violence se déchaîne, lorsqu’elle entend se faire loi, elle humilie l’intelligence collective, piétine le débat, nie la part d’humanité commune sans laquelle la démocratie n’est plus que la caricature mortifère des valeurs qu’elle porte. La mort de Quentin Deranque, quels qu’aient été ses engagements, ne fait pas exception et doit à ce titre être fermement condamnée, moralement, politiquement et juridiquement. Elle doit d’autant plus l’être qu’elle s’inscrit dans un cadre de dégradation démocratique marqué depuis maintenant plusieurs années par un regain des violences. L’appauvrissement du débat public, le recours de plus en plus fréquent, de la part de responsables politiques à des anathèmes, à des rhétoriques vengeresses, un vaste ressentiment social, ont contribué à cette montée en puissance du recours à la violence comme argument ultime. Ils y contribuent hélas, encore et toujours.

L’urgence commune devrait être aujourd’hui à la sérénité des débats, à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation, à un retour à une norme démocratique privilégiant la confrontation des idées et non la désignation d’ennemis. Au lieu de cela, les calculs politiciens dominent la scène politique, des médias attisent les flammes de futurs drames et les pouvoirs publics, au lieu d’en appeler au respect de la loi, désignent des coupables à tout-va.

Pire encore : par une sordide aberration, certains s’acharnent à faire du terme antifasciste le contraire même de ce qu’il a porté dans l’histoire et de ce qu’il porte encore. Oui, le fascisme existe aujourd’hui. Il se revendique parfois et trop souvent comme tel. Il lui arrive aussi d’endosser des habits neufs. Cela fait partie de la réalité politique de notre pays et de bien d’autres. C’est une réalité qui mérite d’être nommée et combattue. Mais jamais avec des moyens qui, insidieusement, alignent ce combat sur les valeurs et les méthodes auxquelles il s’oppose.

La lutte antifasciste est née de la défense des libertés publiques et de la démocratie. Elle a, sur ces bases, rassemblé largement, bien au-delà des clivages politiques. La LDH (Ligue des droits de l’Homme), qui s’honore d’avoir pris sa part dans ce combat, quelles que soient les vicissitudes qu’elle a dû affronter, est toujours restée fidèle aux valeurs de cet engagement citoyen, puissant parce que collectif et démocratique. Elle ne laissera pas, pour de basses raisons politiciennes, placer sur un même plan cet engagement humaniste avec ceux qui fédèrent des droites extrêmes racistes, antisémites, xénophobes et haineuses de la diversité de l’humanité.

C’est dans ce cadre de défense des droits fondamentaux que la LDH saisit avec ténacité la justice et se porte en soutien des victimes de l’extrême droite, de celles et ceux que visent ses injures, ses menaces, ses passages à l’acte violents, projets terroristes ou meurtres à caractères raciste et antisémite, homophobe… Autant de motifs malheureusement trop souvent ignorés, minimisés, écartés comme mineurs du débat public.

La LDH n’aura de cesse de rappeler que c’est la justice, indépendante et impartiale, qui doit déterminer les responsabilités des violences, et en assurer la sanction. Ni le gouvernement et son administration, ni les groupes politiques, ni les médias, ni les appels à la vindicte populaire ne sauraient exercer cette fonction. C’est, il faut le rappeler encore et toujours, ce qu’on appelle l’Etat de droit.

La démocratie est aujourd’hui prise à partie par ses ennemis historiques et par d’autres, qui rêvent à sa transformation en régime autoritaire. Il en va de la responsabilité commune de tous les démocrates de faire échec à ce cauchemar. Cela passe par la condamnation ferme et entière des violences commises à Lyon et de l’homicide de Quentin Deranque. Cela passe tout autant par la défense de la primauté de l’Etat de droit, par la mise en échec des instrumentalisations sordides qui visent à affaiblir le débat démocratique dont notre pays a plus que jamais besoin.

Paris, le 23 février 2026

Télécharger le communiqué « Face à la violence, démocratie et Etat de droit » en format PDF

Source: Face à la violence, démocratie et Etat de droit

L’Etat doit respecter la liberté de plaidoirie de l’avocat 5 décembre, 2025

Lettre ouverte à l’attention de François-Xavier Lauch, préfet de l’Hérault

Paris, le 3 décembre 202

Monsieur le préfet,

Me Sophie Mazas nous a communiqué votre courrier du 12 novembre 2025, par lequel vous formulez des recommandations quant au contenu de ses plaidoiries.

Nos organisations souhaitent vous rappeler que l’article L. 741-2 du code de la justice administrative étend au tribunaux administratifs les dispositions de la loi du 29 juillet 1881 selon lesquelles ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux.

Et la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé que même une sanction disciplinaire la plus légère à l’encontre d’un avocat ayant, à la sortie d’une audience, critiqué un acquittement au regard de la composition entièrement « blanche » d’un jury d’assises, est disproportionnée s’agissant d’une critique globale sur un débat d’intérêt général[1].

Il n’est pas admissible que le représentant de l’Etat menace une avocate sur sa plaidoirie. La liberté de parole d’un avocat est particulièrement protégée car les droits de la défense sont un élément essentiel du droit à un procès équitable et donc de l’Etat de droit.

Au regard de l’importance du sujet, vous comprendrez que nous ayons décidé de rendre cette lettre publique.

Nous vous prions de croire, monsieur le préfet, en l’expression de notre considération distinguée,

Nathalie Tehio, présidente de la LDH
Stéphane Maugendre, président du Syndicat des avocats de France

[1] CEDH 19 avril 2018, n°41841/12

Télécharger la lettre ouverte commune en pdf.

Source: L’Etat doit respecter la liberté de plaidoirie de l’avocat

[Budget 2026] Bâillon fiscal sur les ONG : des amendements menacent nos libertés 25 octobre, 2025

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Depuis quatre ans, les associations subissent des attaques répétées à chaque débat budgétaire : des amendements visant à restreindre leurs ressources menacent aujourd’hui la liberté d’action et la survie financière de celles qui alertent, enquêtent ou secourent.

En cette journée d’ouverture des débats en séance publique, plusieurs organisations dénoncent cette criminalisation de l’action associative et appellent les parlementaires à rejeter ces vagues d’amendements(1) qui cherchent à museler financièrement des contre-pouvoirs citoyens et à affaiblir la démocratie.

Un « bâillon fiscal »  qui cible les associations

Un amendement (n° I-282) en particulier marque une escalade sans précédent : il propose de retirer la défiscalisation des dons à toute association condamnée, quel qu’en soit le motif. Une telle mesure, inédite en France, reviendrait à bâillonner fiscalement les associations.Les amendements n°I-365, n°I-573, n°I-2365 et n°I-2608 ciblent quant à eux directement les organisations environnementales et de protection animale qui documentent les conséquences de l’industrialisation de l’agriculture. Ils prévoient d’élargir la liste des infractions pouvant entraîner la perte de la défiscalisation pour leurs donateurs, y incluant la captation d’images sans autorisation, l’intrusion, l’occupation de terrain, la destruction de biens ou encore la diffamation.Concernant les installations nucléaires, un autre amendement (n° I-826) vise les actions d’intrusion : sans élargir la liste des infractions existantes, il prévoit de retirer la défiscalisation aux associations impliquées, au motif que la relance du nucléaire en France amènerait à « une recrudescence de ce type d’actions ».La liste des « amendements-bâillons » ne s’arrête pas là. D’autres (n°I-280, n°I-37,n°I-281,n°I-923,n°I-1174) s’attaquent aux associations humanitaires et d’aide aux personnes migrantes. Ils ne reposent pas sur un élargissement d’infractions, mais sur une exclusion directe du dispositif de réduction d’impôt pour les dons faits à toute organisation condamnée pour aide à des personnes en situation irrégulière. Autrement dit, alors que les premiers amendements étendent le champ des fautes susceptibles de faire perdre la défiscalisation, celui-ci supprime purement et simplement le bénéfice fiscal pour les donateurs des ONG agissant en faveur des personnes migrantes.Si le fondement juridique diffère, la logique reste la même : asphyxier les contre-pouvoirs citoyens en sanctionnant fiscalement la solidarité et l’action collective.

Une offensive politique contre les contre-pouvoirs

Ces amendements s’inscrivent dans une logique plus large : la répression croissante des contre-pouvoirs citoyens. Depuis plusieurs années, les associations écologistes, de défense animale ou humanitaires subissent des attaques politiques, juridiques et médiatiques : des perquisitions abusives au discrédit, en passant par les restrictions d’accès au financement. La répression policière contre les militant·es écologistes a atteint des niveaux sans précédent : « la France est le pire pays d’Europe » sur ce plan, alerte le Rapporteur spécial sur les défenseurs de l’environnement aux Nations unies, Michel Forst, dénonçant « une menace majeure pour la démocratie et les droits humains ».Le discours sur le prétendu « agribashing », abondamment repris par certains responsables politiques, sert en partie à justifier cette dérive sans jamais, pour autant, s’attaquer aux raisons structurelles de la souffrance et de la paupérisation du monde paysan – et alors même qu’aucune donnée sérieuse ne confirme l’existence d’un phénomène organisé, et qu’une enquête de décembre 2024 a révélé que la cellule Demeter « observatoires de l’agribashing » a eu une activité extrêmement limitée. Cette rhétorique nourrit des initiatives législatives qui visent, en réalité, à intimider et faire taire celles et ceux qui documentent les conséquences environnementales de l’industrialisation de l’agriculture et les atteintes infligées aux animaux.

Les associations dans le viseur

Les associations environnementales sont menacées par les amendements n°I-365, n°I-573,n°I-2365,n°I-2608, qui étendent la liste des infractions pouvant entraîner la perte de la défiscalisation.« Ces amendements cherchent à punir l’action citoyenne et à faire taire la critique. En décidant quelles associations seraient “acceptables” ou non, les parlementaires s’arrogent le droit de trier les ONG selon leur convenance politique. C’est inacceptable dans une démocratie : les associations défendent l’intérêt général, là où l’État échoue trop souvent à agir », déclare Apolline Cagnat, responsable juridique de Greenpeace France.Pour L214, ciblée par les amendements n°I-365, n°I-2608, n°I-370, n°I-828 qui criminalisent la documentation des pratiques dans les abattoirs et les élevages, ces amendements sont aussi anti-démocratiques :
« Nos enquêtes ont révélé les souffrances inacceptables que subissent les animaux dans les élevages et les abattoirs. Ces images ont contribué à faire évoluer la législation et posent dans le débat public l’urgence de revoir notre modèle agricole et alimentaire. Ces amendements visent à faire taire ceux qui témoignent et empêchent les avancées indispensables pour répondre aux urgences éthiques, environnementales et de santé publique », explique Brigitte Gothière, cofondatrice et directrice de L214.Pour Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) : « La contribution publique au financement des associations, dans leur diversité y compris politique, est un pilier de la démocratie. La voir remise en cause désormais chaque année pendant l’examen du budget, est une pression inacceptable sur leur fonctionnement et le projet associatif qu’elles choisissent de se donner, soutenues par les cotisations et les dons des particuliers. Toutes les associations dont les actions pourraient déplaire, justement parce qu’elles concernent l’intérêt général et suscitent le débat, sont menacées par ces attaques répétées, et avec elle notre espace civique démocratique. Face à cela, mobilisons-nous ! »

Une escalade depuis plusieurs années

  • De 2019 à 2021 : les amendements ont été rejetés.
  • 2022 : l’amendement déposé dans le budget a été rejeté grâce à une forte mobilisation citoyenne et associative.
  • 2023 : l’amendement adopté en commission n’a finalement pas été intégré à la version finale du budget adoptée par le gouvernement via le 49.3.
  • 2024 : la mesure revient, élargie et durcie. Elle a de nouveau été adoptée via deux amendements adoptés en séance publique par les députés, à deux voix près, suscitant une vague d’inquiétude dans tout le tissu associatif avant d’être rejetée lors du passage au Sénat.

Appel commun

Les associations signataires (cf. liste ci-dessous) demandent le retrait immédiat de ces amendements et appellent les parlementaires à protéger les libertés associatives et la démocratie

Signataires : Canopée, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace France, L214, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Les Amis de la Terre France

Paris, le 24 octobre 2025

(1) Les organisations signataires en ont recensé plus d’une dizaine à ce jour.

Source: [Budget 2026] Bâillon fiscal sur les ONG : des amendements menacent nos libertés

La LDH appelle à refonder le contrat social pour faire barrage aux extrêmes droites 8 octobre, 2025

Communiqué LDH

Dans le contexte politique délétère des derniers jours, il importe d’en revenir aux principes qui fondent les institutions républicaines. L’action politique doit être mise au service des droits, des libertés, de la justice sociale et environnementale.

Les aspirations à plus d’égalité, plus de liberté, plus de fraternité sont puissantes dans le pays, comme l’ont montré les législatives de 2024 et le coup d’arrêt infligé à l’extrême-droite. Ces mêmes aspirations sont évidemment incompatibles avec la perspective d’une arrivée de l’extrême-droite au pouvoir d’Etat, que les forces politiques démocrates doivent combattre et repousser, en y travaillant ensemble.

Jusqu’ici, la paralysie et la chute des gouvernements successifs n’a pas amené le président de la République à tirer les conséquences du résultat de la dissolution de l’Assemblée nationale qu’il a décidée le 9 juin 2024. En refusant de choisir un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire (NFP), force arrivée en tête à l’Assemblée nationale, il a fait preuve d’une grave irresponsabilité.

La poursuite des politiques refusées par les élections est un échec patent, les forces sociales expriment clairement depuis de longs mois la nécessité de fonder les politiques publiques sur les besoins sociaux, avec des mesures immédiates de justice sociale et climatique.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) en appelle à un contrat social renouvelé, construit autour des principes de liberté, d’égalité, de solidarité, de justice et d’inclusion.

L’effectivité des droits économiques, sociaux, environnementaux et culturels doit cesser d’être la variable d’ajustement de politiques qui organisent la mise en concurrence de tous contre tous et un productivisme effréné.

La LDH appelle avec la plus grande vigueur l’ensemble des représentantes et représentants politiques à opter pour des choix institutionnels qui permettront l’établissement d’une alternative démocratique, écologique et sociale. Elle agira avec les forces de la société civile dans la séquence politique à venir.

Paris, le 8 octobre 2025

Télécharger le communiqué « La LDH appelle à refonder le contrat social pour faire barrage aux extrêmes droites » en format PDF

Source: La LDH appelle à refonder le contrat social pour faire barrage aux extrêmes droites

Les associations font partie de notre quotidien, le 11 octobre mobilisons-nous pour les sauver 8 octobre, 2025

Appel commun dont LDH est signataire

Les associations, c’est 20 millions de bénévoles, 1,8 million de salarié-es et 67 millions de Françaises et de Français concernés par leurs actions.

Elles agissent dans tous les territoires, dans toutes les sphères de la vie quotidienne. Solidarités, éducation populaire, culture, sport, santé, environnement, accompagnement des plus fragiles, les associations sont au cœur de nos vies, au cœur de notre société, en France et à l’international. Elles donnent une voix à celles et ceux qui n’en ont pas, elles créent du lien, elles permettent l’engagement citoyen, elles rendent possible l’impossible.

Et pourtant, nous traversons une crise sans précédent :
– baisse de financements ;
– précarité croissante et augmentation des besoins ;
– dégradation des conditions et risque de disparition.

Alors même qu’affaiblir les associations n’a pas de sens :
– elles changent concrètement la vie des gens ;
– elles offrent du pouvoir d’agir et renforcent les liens sociaux ;
– elles sont un remède à la crise démocratique que nous traversons.

Ca ne tient plus !

Consultez la carte des mobilisations partout en France le samedi 11 octobre 2025

A Paris, rassemblement place de la République de 14h à 17h. La LDH tiendra un stand au village des associations.

Soyons nombreux et nombreuses au RDV pour soutenir les associations et célébrer leur diversité et force d’action.




Source: Les associations font partie de notre quotidien, le 11 octobre mobilisons-nous pour les sauver

France : démocratie en décrochage – Entraves à l’exercice des libertés associatives et de la liberté de manifester 28 septembre, 2025

Rapport de la LDH et de l’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains (un programme conjoint de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture – OMCT)Un rapport publié ce 25 septembre 2025 par l’Observatoire pour la protection des défenseur-e-s des droits humains (un programme conjoint de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture – OMCT), avec la LDH (Ligue des droits de l’Homme), dresse un constat sévère : les libertés publiques connaissent une régression profonde et structurelle en France. Narratifs hostiles, dissolutions administratives et répression policière, réductions des financements publics, harcèlement et violences à l’encontre des défenseur·es des droits humains, marquent le rétrécissement de l’espace civique.

« La France aime rappeler son rôle historique dans la défense des droits humains ; elle se présente volontiers comme la « patrie des droits de l’Homme » et ne se prive pas de donner des leçons aux autres pays en matière de démocratie et de respect des libertés civiles  », rappelle Alice Mogwe, présidente de la FIDH. «  Mais aujourd’hui, son propre modèle démocratique est mis à mal par des pratiques qui sortent des fondements de l’État de droit et bafouent les droits fondamentaux.  »

Un climat de défiance et de stigmatisation

Le rapport met en exergue plusieurs cas très concrets. En 2020, le gouvernement a prononcé la dissolution du Collectif contre l’islamophobie (CCIF) en France. Une mesure d’exception utilisée comme instrument politique, validée par le Conseil d’État malgré des critiques circonstanciées. Pour la FIDH, l’OMCT et la LDH, ce cas emblématique illustre la manière dont la lutte contre le terrorisme a été instrumentalisée pour réduire au silence des voix critiques.

«  La dissolution du CCIF a marqué un tournant,  » alerte Nathalie Tehio, présidente de la LDH. «  Cet usage dévoyé du droit de dissolution, qui est désormais utilisé en raison des seuls propos tenus par les membres des associations en dehors de l’activité de celles-ci, crée un climat de peur et menace toute la société civile. De plus, l’État ne protège pas assez les associations des attaques virulentes de l’extrême-droite. Par ailleurs, les attaques pour museler toute expression discordante collective ne visent pas seulement les associations, elles sont aussi visibles dans la rue, avec une politique de maintien de l’ordre brutale. »

Adoptée dans le prolongement de la dissolution du CCIF, la loi « séparatisme » ajoute des motifs de dissolution des associations et est à l’origine du « contrat d’engagement républicain ». Ce dernier impose aux associations de nouvelles règles de conformité pour l’obtention de financements publics. Cependant, en l’absence de critères précis, ils laissent une large place à l’arbitraire et entretiennent un climat d’autocensure.

Le rapport documente aussi la multiplication des campagnes politiques et médiatiques de dénigrement contre les associations. Menaces de retraits de subventions, accusations d’« écoterrorisme », délégitimation de leur action : ces discours stigmatisants, autrefois marginaux, sont désormais systématiques. Ils sont d’autant plus inquiétants qu’ils émanent aussi des plus haut·es représentant·es de l’État, comme lorsque la première ministre de l’époque, Mme Borne, ou son ministre de l’intérieur, M. Darmanin, s’en sont pris directement à la LDH.

Pour Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT, « En période de tensions politiques, le rôle des organisations et des défenseur·e·s des droits humains est crucial. Dans une démocratie, des organisations comme la LDH doivent pouvoir faire entendre leurs alertes et exprimer leurs inquiétudes. Cela comprend le droit de dénoncer des violations présumées, notamment en matière de violences policières. Comme dans le reste de l’Europe, il est essentiel de préserver ce socle fondamental de démocratie et de droits humains. »

Répression policière des mobilisations : démocratie en danger

Autres mouvements citoyens dans le viseur des autorités : les initiatives écologistes. Les mobilisations contre le chantier de l’autoroute A69 et les méga-bassines ont donné lieu à une répression policière particulièrement violente. Arrestations massives, gardes à vue abusives, surveillance intrusive et usage disproportionné de la force : autant de pratiques contraires aux engagements internationaux de la France.

« Les défenseur·es de l’environnement sont criminalisés·es pour avoir exercé un droit fondamental : manifester pacifiquement, » souligne Aïssa Rahmoun, secrétaire général de la FIDH. « La violence et l’impunité policières atteignent un niveau critique, qui met en danger les libertés démocratiques dans leur ensemble en France.  »

Bien que certains mouvements fassent l’objet d’une répression accrue, celle-ci s’étend désormais à toutes les luttes : du féminisme à la cause des exilé.e.s, en passant par l’anti-racisme et les droits des minorités, c’est l’ensemble de la société civile qui est touchée.

La FIDH, l’OMCT et la LDH demandent aux autorités françaises de reconnaître le rôle essentiel des associations et défenseur·euses des droits humains, de garantir le droit de manifester et de rétablir un dialogue sincère avec la société civile.

« Ce rapport ne se limite pas à dresser un constat alarmant. Il appelle à un sursaut. La France doit choisir entre rester fidèle à ses principes démocratiques et continuer à glisser vers une logique de remise en cause des droits fondamentaux et de rupture avec l’État de droit qui, à terme, ne peut que la faire sombrer dans l’autoritarisme », conclut Alice Mogwe.

Télécharger le rapport en français et en anglais.

Paris/Genève, 25 septembre 2025

Source: France : démocratie en décrochage – Entraves à l’exercice des libertés associatives et de la liberté de manifester

8, 10, 18 septembre… Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés 4 septembre, 2025

8, 10, 18 septembre… Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés
8, 10, 18 septembre… Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés
8, 10, 18 septembre… Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés

8, 10, 18 septembre… Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés

Communiqué LDH

Les mesures annoncées en juillet 2025 en lien avec le projet de loi de finances 2026 emportent des conséquences lourdes pour l’accès à des droits fondamentaux avec de nouveaux reculs dans l’action des services publics, pour l’accès aux soins, des régressions du droit du travail, des droits niés pour les personnes étrangères.

Cette perspective a naturellement conduit à des réactions de rejet par des segments entiers de la population, et l’annonce de mobilisations dès ce mois de septembre 2025. Des appels sur les réseaux sociaux comme par la plupart des syndicats vont se traduire par des mobilisations le 10 et le 18 septembre 2025. Ces appels mettent en avant le refus de politiques d’austérité qui vont aggraver les inégalités et les précarités qui marquent les temps présents.

Le Premier ministre a fait le choix de déposer une motion de confiance pour le 8 septembre 2025 qui devrait se traduire par un vote ouvrant une nouvelle étape de la crise politique, toujours en l’absence de majorité au Parlement.

Cette conjonction de crise sociale et de crise institutionnelle provoquée par les décisions du gouvernement est porteuse de risques majeurs pour les droits et libertés.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’inquiète particulièrement de la réaction des pouvoirs publics contre l’expression d’une contestation sociale qui pourtant s’inscrit pleinement dans les voies constitutionnellement garanties de l’expression collective et sociale des opinions et notamment pour les manifestations, les réunions, l’exercice du droit de grève. La LDH en appelle solennellement aux autorités pour ne pas enclencher une telle fuite en avant.

Elle le fait à la lumière de la brutalisation du maintien de l’ordre, des interdictions et entraves aux manifestations, de la répression judiciaire des manifestantes et manifestants, des dissolutions d’associations et de collectifs qui se sont développés depuis une quinzaine d’années contre les expressions légitimes et salvatrices de protestation, composantes nécessaires à une bonne santé de la démocratie. Elle en appelle à l’ensemble des responsables dans les institutions et les lieux de pouvoir politique pour un respect absolu et scrupuleux de l’Etat de droit, des libertés et des droits fondamentaux.

Paris, le 3 septembre 2025

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