Télécharger le recueil de jurisprudences sur les zones d’attente
Article publié le 3 janvier 2018 dans Libération
Né il y a quinze ans pour répondre aux attaques lancées contre des œuvres d’art par des associations souvent réactionnaires, l’Observatoire de la liberté de création s’alarme d’une nouvelle forme de censure venue d’associations antiracistes ou féministes. Si la critique est nécessaire, vouloir interdire des livres ou des films signe l’échec du débat démocratique. Le ministère de la Culture doit soutenir les artistes.
Le 28 février 2003, l’Observatoire de la liberté de création publiait son manifeste.
Quinze ans de réflexions, d’actions, de prises de position et de travail auprès des élus et des institutions ont permis d’affirmer et de définir les contours et les spécificités de la liberté de création. Face aux nouveaux anathèmes contre les œuvres, face au cyber-harcèlement et aux dénonciations publiques, l’Observatoire rappelle les termes de son manifeste : «L’œuvre d’art, qu’elle travaille les mots, les sons ou les images, est toujours de l’ordre de la représentation. Elle impose donc par nature une distanciation qui permet de l’accueillir sans la confondre avec la réalité. C’est pourquoi, l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et, c’est pourquoi, son œuvre jouit d’un statut exceptionnel, et ne saurait, sur le plan juridique, faire l’objet du même traitement que le discours qui argumente, qu’il soit scientifique, politique ou journalistique.»
La liberté de création est un espace particulier, infiniment plus large que la liberté d’expression dans laquelle elle s’inscrit juridiquement. Même si elle n’échappe pas aux utilisations abusives, comme toutes les autres, elle n’exclut pas la responsabilité de l’artiste que les tribunaux peuvent être amenés à trancher au regard de la loi. L’Observatoire de la liberté de création a participé, par sa réflexion de fond, à la reconnaissance de la liberté de création et de diffusion inscrite désormais dans la loi du 7 juillet 2016.
Mais, depuis ses débuts, il y a quinze ans, les demandes ou les actes de censure n’ont cessé de se diversifier.
L’Observatoire s’était d’abord formé pour répondre aux attaques portées contre des livres, des films, des pièces de théâtre, ou des expositions d’art contemporain, par des associations qui prétendent défendre une certaine idée de l’enfance, de la famille, de la personne, de la religion… La vision étroite de la société qu’elles promeuvent peut s’exprimer librement, mais il n’est pas acceptable qu’elles cherchent à l’imposer à tous, en prétendant faire plier la création selon leurs impératifs moraux. Les œuvres n’ont pas de morale à respecter, elles sont libres de révéler, de choquer et de blasphémer.
Un grand défaut de vigilance de la part des gouvernements successifs a pourtant permis à certaines associations intégristes d’imposer leurs idées, dans le domaine de la censure au cinéma, et il a fallu toute l’énergie de l’Observatoire de la liberté de création, avec l’ensemble des organisations engagées sur ce front, pour éviter le pire, début 2017, en matière de classification des films.
De nouvelles formes de demandes de censure ont émergé récemment d’horizons différents, notamment de la part d’associations qui luttent contre diverses formes de discriminations. Oubliant la nécessaire distinction entre l’artiste et l’œuvre, entre l’écrivain ou le cinéaste et le narrateur ou les personnages fictionnels, certains voudraient désormais interdire des œuvres ou leur diffusion indépendamment de toute loi existante. Si l’artiste n’est pas au-dessus des lois, car il est un citoyen comme tout un chacun et qu’il est comptable de ses actes quand il s’exprime dans une œuvre, il doit pouvoir représenter le racisme, le machisme, la domination masculine ou la colonisation sans qu’on le lui reproche. C’est seulement dans le cas où, sortant de la fiction, il utilise un dispositif artistique pour diffuser un message raciste, sexiste ou, de façon générale, un message interdit par la loi, qu’il est passible des tribunaux. Là encore, l’œuvre est libre de montrer la boue du ruisseau.
Or, on voit se constituer ici et là des tribunaux populaires, pétitionnaires, qui se donnent le droit de prononcer des «sentences» relayées par les réseaux sociaux contre tel spectacle, telle scène de pièce de théâtre, telle rétrospective, telle chanson. Ces mises en cause publiques des œuvres ne se contentent pas – ce qu’elles seraient parfaitement libres de faire -, de critiquer, mais elles ne cherchent pas le débat. Elles assènent des lectures uniques, dogmatiques, et appellent à l’interdiction, hors de tout dispositif légal ou judiciaire. Ces attaques répétées risquent, au-delà des œuvres qu’elles visent, de conduire à la pire des censures, la plus radicale, la plus insidieuse, celle qui intervient avant même que l’œuvre existe, au moment où l’idée jaillit, ou lors de son financement… Des œuvres qui ne poseront de problèmes à personne puisqu’elles n’existeront pas, ou seulement après avoir été aseptisées.
Certains encore voudraient interdire la diffusion d’auteurs qui, dans leur vie réelle, ont eu un comportement répréhensible, confondant là encore la personne de l’auteur et son œuvre. Or, seuls les tribunaux pourraient éventuellement prononcer de telles sanctions, de façon précise et limitée. Les qualifications publiques d’indignité ou d’infamie n’ont pas leur place dans notre dispositif démocratique. C’est au public de décider s’il souhaite accéder aux œuvres d’un auteur, qu’il ait été condamné, relaxé ou qu’il ait fui ses juges.
Face à ces pressions venues d’horizons variés, l’Observatoire de la liberté de création attend du ministère de la Culture qu’il soit exemplaire. Il doit soutenir les institutions, les lieux de diffusion, les artistes, les compagnies sous pression, selon les grands principes qui relèvent de son domaine : autonomie de l’œuvre, liberté de création et de diffusion des œuvres, respect des décisions de justice, liberté de circulation des artistes, protection des artistes menacés…
Dans ce climat difficile, l’Observatoire, qui a mis en œuvre un principe de solidarité entre les organisations très diverses qui le composent, rappelle qu’il est là pour offrir un soutien aux artistes, aux œuvres et aux diffuseurs et pour défendre le débat et l’éducation artistique. Face aux pressions subies, aux campagnes de dénigrement, aux appels à la censure, personne ne doit se sentir isolé et démuni.
La liberté artistique a pour corollaire l’entière liberté de la critique, des jugements pluriels et du débat contradictoire. L’art étant un lieu d’expression et d’expérience, il est normal, et même souhaitable, que le débat politique le plus large s’en empare. Mais pour que ce débat ait lieu, il faut que l’œuvre ait droit de cité, de diffusion et d’exposition et que toutes les opinions soient émises. Nous vivons une époque de crispations identitaires et de batailles culturelles où les représentations sont devenues un enjeu militant. En ce sens, le débat sur les œuvres est intensément démocratique, et fructueux. Il ne saurait céder la place à la censure, car celle-ci est le signe de l’échec non seulement de la liberté, mais du débat et de son enjeu démocratique. Et les atteintes aux libertés sont contagieuses : elles commencent par une liberté pour grignoter toutes les autres.
Le débat esthétique, moral, politique autour des œuvres est nécessaire à condition qu’il soit libre. Vouloir rendre invisibles des œuvres d’art, quel qu’en soit le motif, c’est ouvrir la porte aux associations d’extrême droite en validant leurs méthodes réactionnaires. C’est de notre démocratie qu’il s’agit. Aucune organisation progressiste ne peut cautionner la censure comme mode d’action politique. S’attaquer aux œuvres est un aveu d’impuissance. C’est aux blocages de la société qu’il faut s’en prendre, notamment pour assurer la pluralité et l’égalité dans le monde des arts.
La nécessaire lutte contre les discriminations de tous ordres doit être politique. Les inégalités doivent reculer et disparaître. Mais ne nous trompons pas de combat ; les progrès dans l’égalité des droits ne passent pas par la censure ou l’instrumentalisation de l’interprétation des œuvres à des fins militantes. Lorsqu’il s’agit de création et de représentation artistique, la censure n’est jamais une solution.
L’Observatoire de la liberté de création est composé des organisations suivantes : Ligue des droits de l’Homme, Acid, Addoc, Aica France, ARP, CGPA, Fédération des arts de la rue, Ligue de l’enseignement, les Forces musicales, SFA-CGT, SGDL, SNAP-CGT, SNSP, SRF, Syndeac. Avec le soutien de la Fédération spectacle CGT.
La section d’Aix-en-Provence de la LdH vous souhaite une bonne année !
L’année 2017 a été marquée par de grands combats : contre l’extrême-droite lors des élections présidentielles, contre la prolongation et l’inscription de mesures de l’état d’urgence dans le droit commun, contre les violences faites aux migrant-e-s et le harcèlement judiciaire et policier mené à l’encontre des militant-e-s, contre la situation de plus en plus précaire des mineur-e-s non accompagné-e-s.
Voici la rétrospective 2017 de la LdH :
https://www.youtube.com/watch?v=hjHpmm_vOew&feature=youtu.be
En 2018, et à l’occasion de ses 120 ans, la LDH continuera de se mobiliser dans une actualité toujours plus marquée par la nécessité de défendre les droits et libertés de toutes et tous.
A l’année prochaine pour de nouvelles mobilisations !
pour la section,
Philippe Sénégas
Le numéro 180 de la revue Hommes & Libertés, trimestriel de la Ligue des droits de l’Homme, est paru ! Avec deux dossiers « Société civile : poids et contrepoids » et « Santé : l’éthique en débat », et d’autres articles sur la solidarité envers les migrants, la réforme du Code du travail, le harcèlement sexiste dans les transports à Toulouse, le Big Data dans le domaine des assurances, l’affaire dite des « biens mal acquis »…
– Pour consulter le sommaire de ce numéro, cliquez ici
– Pour commander et accéder à la boutique de la LDH, cliquez ici
Sur le site de l’Anafé : http://www.anafe.org/spip.php?article446
De Dublin III à Dublin IV, de la lutte contre « l’asylum-shopping » au « burden-sharing »
Cette note a pour objectif de revenir sur les ajouts et modifications entre Dublin II et Dublin III, l’application de ce dernier en France, ainsi que d’informer sur le projet d’un règlement Dublin IV. Ce règlement vise à créer un système de répartition des demandeurs de protection internationale entre les États membres de l’Union européenne selon des critères hiérarchisés et précis. Il correspond à la vision de l’Union européenne de la politique migratoire et d’asile à mettre en œuvre à l’échelle européenne. Dans cette perspective, le règlement cherche à lutter contre ce que la Commission européenne appelle « l’asylum-shopping », concept correspondant aux mouvements secondaires des demandeurs d’asile qui souhaitent, pour des raisons qui leur sont propres, faire leur demande dans l’État membre de leur choix, et qui par conséquent, refusent d’être enregistrés ou de faire leur demande dans le premier État par lequel ils entrent sur le territoire de l’Union européenne. Cette idée s’associe depuis ce que la Commission européenne qualifie de « crise migratoire » à l’idée de « burden sharing » ou partage du fardeau : créer un système de solidarité entre les États membres permettant une répartition « juste » des demandeurs d’asile. Ces deux objectifs illustrent la logique dans laquelle l’Union européenne pense sa politique migratoire, sans prendre en compte la volonté du demandeur d’asile.
Cette note est à destination en premier lieu des bénévoles et membres de l’Anafé et se veut éclairante sur le contenu du règlement Dublin et son utilisation, mais plus particulièrement sur l’application de Dublin III aux frontières françaises. Elle doit permettre d’apporter des outils aux intervenants pour contester l’utilisation de Dublin à la frontière ou, dans le cas inverse, l’exploiter pour permettre à un demandeur d’asile de déposer sa demande où il le souhaite, en enclenchant les quelques mécanismes mis à disposition par Dublin III.
Cette note est donc aussi à destination d’un public plus large en tant que support d’information sur la thématique.
PLAN :
DUBLIN III, UN PROLONGEMENT DE DUBLIN II
Principaux changements du règlement Dublin
Application en France : la loi sur la réforme de l’asile
DUBLIN S’INVITE A LA FRONTIERE
Dans le texte : le règlement Dublin à la frontière
Problèmes et incompatibilités avec la zone d’attente
Risque d’enfermement prolongé
Recours effectif pour tous
Application concrète du règlement Dublin à la frontière
Application des critères de détermination de responsabilité d’un Etat membre
Quand Dublin III permet un regroupement familial
VERS DUBLIN IV
Constat d’un échec : manque de cohérence et de solidarité dans les politiques d’asile des Etats membres
Dublin est mort, vive Dublin : la proposition de la Commission européenne du 4 mai 2016
Source: Note d’analyse – L’application du règlement Dublin III aux frontières françaises
Communiqué LDH
Le résultat des élections régionales en Catalogne soulève les mêmes interrogations qu’avant la mise sous tutelle de cette région. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) reste très attentive aux suites qui seront apportées.
Majoritaire en siège, l’arc indépendantiste ne l’est pas en voix. En revanche, il existe bien une majorité pour laisser le peuple catalan s’exprimer sur son avenir. Il appartient au gouvernement espagnol de reconnaître ce droit au peuple catalan, et à Mariano Rajoy de le respecter.
Les parties doivent s’entendre sur l’organisation d’un référendum dans le strict respect des règles démocratiques. Ce qui implique, bien sûr, de cesser de traiter judiciairement un conflit politique. La LDH considère que le premier acte sur cette voie est la levée des poursuites judiciaires et la remise en liberté de celles et ceux qui seront inévitablement les actrices et acteurs d’une solution politique à venir.
Paris, le 22 décembre 2017
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Contribution collective (dont la LDH)
Source: Mission d’expertise de l’évaluation et de la mise à l’abri des mineurs non-accompagnés (MNA)
Communiqué inter-associatif
Lors du 5ème comité de l’assemblée générale des Nations Unies, qui se tient actuellement à New York, l’Union Européenne a déposé une résolution visant à supprimer le budget alloué au fonctionnement du groupe intergouvernemental pourtant très important : celui-ci est en charge d’établir un instrument international juridiquement contraignant pour les sociétés transnationales et autres entreprises afin de les obliger à respecter les droits humains.
Par cette résolution, qui sera soumise au vote fin décembre, l’Union Européenne cherche à mettre fin au processus de négociations qui a débuté en 2014 et dont la dernière session s’est déroulée à Genève du 23 au 27 octobre 2017. L’argument évoqué est d’ordre soit-disant technique, alors qu’il est en réalité de nature politique. Selon l’Union Européenne, la résolution de 2014 ne préciserait que la tenue des trois premières sessions de négociations. Estimant qu’elles ont déjà eu lieu , l’UE prétend que le groupe intergouvernemental de négociation n’aurait plus de mandat. La résolution est pourtant bien claire, elle précise le déroulement des trois premières sessions, mais donne mandat au groupe de négociation pour élaborer un instrument contraignant. Tant que celui-ci n’est pas finalisé, la résolution court.
Après avoir tenté, lors de la session de négociation d’octobre, de mettre fin au mandat du groupe de travail en remettant en question le contenu de la résolution qui l’a fondé, l’Union Européenne brandit donc la menace budgétaire.
L’Union Européenne va à l’encontre de ses engagements en faveur des droits humains et de leur protection vis-à-vis des abus des multinationales peut-on dire que l’UE a pris un tel engagement. Nos organisations sont particulièrement inquiètes, dénoncent cette attitude, et soulignent l’urgence et la nécessité de poursuivre les négociations internationales en vue d’une réglementation internationale contraignante envers les multinationales.
La France avait pourtant réaffirmé, à travers la parole du ministre des Affaires étrangères, J.Y. Le Drian, son attachement au processus et sa volonté de le voir se concrétiser, dans la ligne de la loi adoptée le 27 mars 2017 introduisant un devoir de vigilance des multinationales.
La coalition française, composée d’ONG et de syndicats demande à la France de réaffirmer avec force son soutien au processus et d’exiger le retrait de la résolution portée par l’Union Européenne, afin de garantir les budgets nécessaires au bon fonctionnement du groupe de négociation intergouvernemental.
Nos organisations ainsi que les 900 organisations membres de la Treaty Alliance demeurent vigilantes et mobilisées pour que ce processus visant à protéger les droits fondamentaux de l’activité des acteurs économiques puisse être mené à son terme de manière démocratique.
Le 19 décembre
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Parce qu’elles n’accepteront pas que les centres d’hébergement deviennent des annexes des préfectures, 25 associations qui accueillent, hébergent, orientent des personnes sans abri, ont saisi ce jour le Défenseur des droits au sujet du nouveau dispositif étatique destiné à l’examen de la situation administrative des étrangers sans abri hébergés ou qui sollicitent un hébergement.
Annoncé aux associations lors d’une réunion organisée par les ministres de l’Intérieur et de la Cohésion des territoires le 8 décembre, ce projet, qui remet en cause l’accueil inconditionnel des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence, principe fondamental de l’action sociale, avait provoqué le départ anticipé de représentants associatifs.
Deux circulaires (l’une publiée le 8 décembre et l’autre datée du 12 décembre, mais pas encore publiée) prévoient en effet l’envoi d’équipes mobiles constituées d’agents de l’OFII et du service étranger des préfectures dans les centres d’hébergement en vue d’identifier les personnes de nationalité étrangère.
Conséquences immédiatement anticipées par ces associations : des personnes (dont des familles avec enfants, rappelons-le) qui n’appelleront plus le 115 pour être hébergées, qui resteront à la rue ou dans des squats ou bidonvilles de peur d’être contrôlées et expulsées ou qui subiraient des fins de prise en charge.
Les associations demandent donc au Défenseur des droits d’intervenir auprès du gouvernement afin que ces instructions portant gravement atteinte aux droits fondamentaux des personnes étrangères hébergées dans les centres ne soient pas mises à exécution.
Si ces textes devaient être opposables aux personnes : ils mettraient un point final au principe de l’accueil inconditionnel, instaureraient un contrôle généralisé et discriminatoires des personnes étrangères au sein de lieux privés et obligeraient les associations à transmettre des informations à caractère personnel préjudiciables aux personnes qu’elles accueillent.
Associations signataires de la saisine :
Fédération des acteurs de la solidarité, La Cimade, Emmaüs Solidarité, Emmaüs France, Centre Primo Levi, UNIOPSS, Fondation Abbé Pierre, UNICEF France, Médecins sans frontières, la Ligue des droits de l’Homme, Samu social de Paris, Médecins du monde, Secours catholique- Caritas France, JRS, Fédération de l’entraide protestante, CASP, France terre d’asile, Fondation de l’Armée du salut, , Association Cités du Secours Catholique, Le refuge, Droit au logement (DAL), Dom’asile, Amicale du Nid, MRAP, Fédération d’Habitat et Humanisme
Paris, le 18 décembre 2017
A l’occasion de la journée mondiale des migrants, 413 organisations affirment qu’elles sont «fermement décidées à promouvoir un changement radical qui mette un terme à ces politiques migratoires aux conséquences humaines dramatiques». Et qu’elles veulent «faire ressortir des revendications communes et des propositions concrètes pour une autre politique migratoire, respectueuse des droits fondamentaux».
En cette journée internationale des migrants, nous pensons à ces milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont péri en Méditerranée, dans le désert, ou en captivité, alors qu’ils avaient entrepris un voyage pour une vie meilleure, plus sûre et plus digne, comme tout être humain peut la désirer. Hommage à tous ces exilés qui ont dû risquer leur vie à cause de plusieurs décennies de politiques des pays les plus riches qui ont rendu les routes de l’exil impraticables et périlleuses.
En cette journée mondiale des migrants, nos pensées se portent également vers tous et toutes ces citoyens et citoyennes engagé⋅e⋅s qui, en France, en Europe et dans le monde, pensent qu’accueillir les personnes migrantes, manifester de la solidarité envers elles, c’est construire l’humanité d’aujourd’hui et le monde de demain.
Les obstacles mis sur les routes des migrants font le jeu des profiteurs de malheur, qui sèment le trouble et la terreur en se livrant au trafic d’êtres humains, au racket et à l’esclavage. Ces maux doivent être dénoncés et combattus. Or l’arsenal répressif déployé aveuglément par les gouvernements européens frappe du même coup les personnes migrantes, renforçant encore la nécessité pour elles de recourir à des réseaux criminels.
La France est en première ligne de ce mauvais combat. Une proposition de loi actuellement en discussion au parlement permettrait la rétention administrative anticipée des personnes « dubliné.e.s », puis, début 2018, un projet de loi sur l’immigration et l’asile risque d’accroître encore le dispositif de répression à l’encontre de l’ensemble des étrangers. Sans attendre l’adoption de ces réformes, le ministre de l’Intérieur, via une circulaire en date du 20 novembre, a exhorté les préfets à obtenir des résultats rapides en matière d’expulsion de personnes en situation irrégulière. Pour ajouter encore au caractère inacceptable de cette politique, d’autres mesures sont envisagées qui remettraient en question le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures d’hébergement d’urgence, et viseraient à contraindre les acteurs associatifs opérant dans ces centres à participer au tri entre « bons » et « mauvais » migrants.
On utilise cette expression pour désigner les personnes « placées en procédure Dublin », c’est-à-dire que le règlement européen Dublin III autorise à renvoyer dans l’État de l’UE par lequel elles ont transité avant d’arriver en France.
L’action extérieure de la France est à l’avenant. Le Président Macron s’indigne du traitement des migrants détenus en Libye, et des marchés aux esclaves, qu’il feint de découvrir quand les ONG alertent sur leur existence depuis plusieurs années.
Mais ni la France ni l’Europe n’envisagent de renoncer à financer les « autorités » libyennes pour qu’elles continuent de bloquer les migrants, et donc à fermer les yeux sur les violences et les trafics dont elles se rendent de fait complices.
L’argumentaire est toujours le même : la France, comme l’Europe, ne peut pas accueillir toute la misère du monde… Sauf que « toute la misère du monde » n’a aucunement l’intention de venir en France ou en Europe ! Les chiffres l’attestent clairement. Entêtées dans cette logique manichéenne de tri, les autorités des pays européens refusent d’admettre que les causes des migrations sont multiples, et d’envisager, en conséquence, que les critères pour accueillir et accorder une protection le soient aussi.
Dans nos actions de terrain, nous, associations et organisations citoyennes, constatons quotidiennement les conséquences de ces orientations : maltraitance des migrants, violation de leurs droits fondamentaux, criminalisation des bénévoles, affaiblissement des principes guidant le travail social et la protection des personnes les plus fragiles, et donc les fondements mêmes de la solidarité nationale.
Cette politique se développe sans concertation large avec les centaines d’associations locales, collectifs citoyens ou organisations nationales qui travaillent aux côtés des personnes migrantes. En dépit de nos demandes, le gouvernement se barricade derrière ses certitudes, se limitant à quelques rencontres avec certains acteurs pour les informer de ses décisions et confirmer son choix de pratiques démagogiques, au demeurant dénuées de réalisme, érodant chaque jour un peu plus nos chances de construire un futur fait de droits, de solidarité et de respect.
Dans ce contexte plus qu’inquiétant, nous avons pris l’initiative, le 21 novembre, de lancer les « États généraux des Migrations ». D’abord marqués par des rencontres en régions de tous les acteurs citoyens impliqués, les idées et propositions qui en émergeront seront ensuite discutées à l’occasion d’une session nationale plénière prévue au printemps prochain. Notre objectif est de faire ressortir des revendications communes et des propositions concrètes pour une autre politique migratoire, respectueuse des droits fondamentaux.
Ce 18 décembre, en soutien à tous et toutes les migrant⋅e⋅s, nous sommes fermement décidés à promouvoir un changement radical qui mette un terme à ces politiques migratoires aux conséquences humaines dramatiques.
On utilise cette expression pour désigner les personnes « placées en procédure Dublin », c’est-à-dire que le règlement européen Dublin III autorise à renvoyer dans l’État de l’UE par lequel elles ont transité avant d’arriver en France.
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Organisations signataires :
2 MAINS pour DEMAIN
APTIRA (association pour la promotion et l’intégration Angers)
Collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants Côte d’Or
A D S T
ACAT – Groupe de Carcassonne
ACC minorités visibles humanitaire
Accueil des réfugiés dans le Cap (association)
Accueil Solidarité Saint Urbain
Act For Ref
Act Up-Paris
Actes & Cités
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture – Niort
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT)
ActionAid France
ADA Accueil Demandeurs d’Asile
ADN – association pour la démocratie
AFPS Saint Etienne
AFVS
AG de Lutte contre toutes les Expulsions de CAEN
AGIR MIGRANTS LYON
Ah Bienvenus Clandestins ! ABC’éditions
AHSETI (ASTI du HAVRE)
Aide et Action
AIDES
AIR (Accueil Interculturel en Royans)
Alofa Tuvalu
Alternatives et Autogestion
AMG (Accueil Migrants Gresivaudan)
AMIR
AMISUV Accompagnement de personnes migrantes dans le Sud-Vendée
Amoureux au Ban Public – Collectif de Lyon
Amoureux au ban public
Anafé (association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers)
Apardap (association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection de l’Isère)
APICED
ARDDI Association pour la Reconnaissance et la défense des Droits des Immigrés 79
ASEFRR (Association de SOLIDARITE EN ESSONNE AVEC LES FAMILLES ROUMAINES ROMS
Association « AIDER » Entraide protestante de l’EPU de l’Albigeois
Association « Accueillir au pays »
Association Accueillir à Valleraugue
Association Alwane
Association Bagagérue
Association Bonvenon
association CHAAM
association d’aide familiale populaire de l’aude
Association de la gestion du centre de santé des trois cités Poitiers
association de soutien à l’expression des communautés d’Amiens (ASECA) -la Lettre de la citoyenneté
Association d’Entraide Logement
Association des Jeunes filles pour la Promotion de l’espace Francophone
Association des Marocains en France
Association DINA Madagascar
association Femmes Plurielles
Association française des juristes démocrates
Association Grisélidis
Association ITINERANCE DIEPPE
Association Jarez Solidarités
association Kolone
Association les deux rives
Association Massif du Tangué en France [AMTF]
ASSOCIATION PER A PACE POUR A PAIX
Association Port d’Attache
Association Pour Toit
association pour toit chalonnes
association sara logisol
association solidarité rroms
association TRAJECTOIRES EQUITABLES
association Un Ailleurs pour Tous de Mézy-sur-Seine
Association unjourlapaix à Embrun
ASTA
ASTI
ASTI 14 (Calvados)
ASTI DE PETIT-QUEVILLY
ASTI de Sevres
ATD-Quart Monde – Groupe de Carcassonne
Attac 78 Nord
Attac France
Autremonde
AVIEP
Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers
Ballon Rouge
blog « entre les lignes entre les mots »
BORGNE Antoine – citoyen du monde
CANVA (Coordination Action Non Violente de l’ Arche)
CAP MED -Marseille
Casa Africa Maison de L’afrique
Causons
CCADH Collectif Creusot-Autun des droits de l’homme
CCFD Terre Solidaire
CCFD Terre Solidaire Normandie
CCFD Terre Solidaire-Délégation de Lille
CCFD-Terre Solidaire DD25
CCFD-Terre Solidaire de l’Hérault
CCFD-Terre Solidaire Délégation de Rouen 76
CEDETIM/IPAM
CEECS/RESF44
Cent pour un toit
Cent pour un toit-01
Centre abbé Pierre – Emmaüs
Centre de Recherche et d’assistance Communautaire (CECAR)
Centre d’Information Inter-Peuples (CIIP, Grenoble)
Centre Guinéen de Promotion & de Protection des Droits de l’Homme
Centre Primo Levi
CENTRE SOCIAL FOYER FRATERNEL
Cercle Citoyen Soustons
CERCLE DE SILENCE DE CERGY-PONTOISE
Cercle Louis Guilloux
CGT Educ’Action Limousin
Chemins Pluriels
CIDES Centre d’Information pour un Développement Solidaire
CIMADE
Cimade groupe local eymoutiers
CIMADE65
CISPM
CMR 62 Chrétiens en monde rural
CO SO MI SA Collectif de Solidarité Migrants de Salindrenque
Collectif « Migrants:Changeons notre regard! » – Antony (92160)
Collectif 28 pour la Régularisation des Sans Papiers
Collectif Accueil Migrants 32
Collectif Accueil Migrants Valfleury
Collectif ACTUS Compiègne
Collectif Agir du pays d’Aix
Collectif Antiraciste de la région d’Elbeuf
Collectif Cambrésis pour l’Aide aux Migrants
Collectif de Solidarité avec les Réfugiés de Sisteron
Collectif de Soutien aux Etudiants Exilés – Malaquais
collectif de soutien aux migrants de Millau
Collectif de soutien aux réfugiés d’Appoigny
Collectif de Soutien aux Réfugiés et Sans Abri de la Confluence
Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es
Collectif des associations citoyennes
Collectif des Associations Citoyennes de l’Est Val d’Oise (CAC-EVO)
Collectif des sans papiers de Livry-Gargan
Collectif Haïti de France
Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme CIVCR
Collectif Justice & Libertés (Strasbourg-67)
Collectif Loire (42) « Pour que personne ne dorme à la rue »
Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34
Collectif Migrants 83
collectif migrants en Isère
Collectif millavois de soutien aux migrants
Collectif Palestine 12 de Millau
Collectif poitevin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici »
Collectif POUR 64400
Collectif réfugiés du Vaucluse
Collectif républicain d’Albertville
Collectif Réseau de Solidarités Hôtel de Crouy
Collectif RESF27 – RéseauEducation Sans Frontières de l’Eure
Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise
Collectif Roscoff – Soutien aux migrants et réfugiés
Collectif Saint-Lois d’Aide aux Migrants
Collectif Sol Re Mi
Collectif Solidarité Migrants – Etorkinekin
Collectif Solidarité Réfugiés Caen
Collectif Solidarité Réfugiés Cigalois
collectif soutien migrants Nantes
Collectif Urgence Welcome
Collectif Voisins Solidaires de Mézy-sur-Seine (78)
Comede
Comité de Parrainage de Familles Demandeurs d’Asile du canton de Firminy
Comité de Strasbourg du MRAP
Comité de Suivi du Symposium sur les Sénégalais de l’Extérieur (CSSSE)
Comité Denko Sissoko Marne
Comité des Tilleuls – Triel
Communauté Emmaüs Côte d’Azur (Nice)
Communauté Emmaüs d’Alençon
Communauté Emmaüs de Bourg en Bresse
Communauté Emmaüs de Chambéry
Communauté Emmaüs de Lyon
Communauté Emmaüs de Planay
Communauté Emmaüs de Vienne
COMMUNAUTE EMMAUS PEUPINS
Compagnie La Bao Acou
Confédération Syndicale des Familles des Deux-Sèvres
Coordination des Associations Guinéennes de France
Coordination SUD
Coordination Urgence Migrants – CUM
COPAF – Collectif pour l’avenir des foyers
Copité d’Amis d’Emmaüs de FIGEAC
CPP
CRID
Défends Ta Citoyenneté !
Délégation départementale 35 Terre des Hommes France
Délégation départementale Hautes Pyrénées de Terre des Hommes
Délégation du Calvados Terre des Hommes France
délégation du Jura de Terre des Hommes France
Diaconat Protestant – membre de la Fédération de l’Entraide Protestante FEP
DIEL
DiEM25
Droit Au Logement (DAL)
Droits devant !!
ecoute ephetz
Emancipation tendance intersyndicale
Emmaüs France
EMMAUS 44 NANTES FONDATION ABBE PIERRE
EMMAUS ANGERS
EMMAÜS CERNAY
Emmaüs Côte d’Azur (Nice)
Emmaüs du Clermontois
Emmaüs International
EMMAUS TARNOS
Ensemble
Ensemble! 05 Pour une Alternative Citoyenne à Gauche (PACG)
Ensemble-Français de l’étranger
ESPACE Espace de Soutien aux Professionnels de l’Accueil et du Conseil aux Etrangers
Et Puis d’Ailleurs
Etudiants et Développement
Etudiants Exilés Paris Diderot
fcpe73
Fédération de l’Entraide Protestante
Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives ( FTCR )
Fédération Nationale des Maisons des Potes
Fédération Sud éducation
FEMMES DE LA TERRE
Fondation Copernic
Football Club Phenix de Versailles
Forum de la Jeunesse Panafricaine
Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations [FORIM]
Français langue d’accueil
france Libertés loire
GESS-RéCoSol Nord et Sud
Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s)
Grdr – Migration Citoyenneté Développement
GREF (groupement des Educateurs sans Frontières)
GROUPE ACCUEIL D’URGENCE DE L’ETRANGER
Habitat&Citoyenneté Nice
Habitat-Cité
Herbeys Accueil Solidaire
Horizon d’Echange et de Lutte contre la Pauvreté (H.E.L.P)
Hospitalité Chinonaise aux Migrants
IMAGINE
Immigration Développement Démocratie (IDD)
INETIC
InFLÉchir
Ingénieurs sans frontières
Institut pour une politique de la Relation
inter-collectif des Cévennes
ISM CORUM
JEUNE CHAMBRE INTERNATIONALE DE GUINEE
JRS France
JRS Welcome 44
Konexio
La CANTINE
La Cimade
La Cimade – Groupe local de Carcassonne
La Cimade 66
La Cimade Figeac
La Cimade, groupe local du Gers
La Grande Parade Métèque
LA VIE NOUVELLE
L’AMI des Hauts Cantons
Languedoc: Solidarité avec les Réfugiés
L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie – L’ACORT
l’Auberge des Migrants
L’autre c’est nous
LCP Mets Tissés
LDH 6 section d’Aix-en-Provence
LDH Compiègne-Noyon
Le Cercle 49
Le CHAHUT, journal anti- capitaliste, anti- impérialiste et laïque fabriqué en Picardie (Oise)
le Mouvement de la Paix
Le paria
le Réveil Voyageur (Calais)
les ami.e.s de la Roya citoyenne
les Amis du CADA de digoin
Les Amoureux au Ban Public Breizh
L’eucalyptus
Ligue des Droits de l’Homme – section d’Aix en Provence
Ligue des droits de l’Homme
Ligue des Droits de l’Homme – section de Dunkerque
Ligue des Droits de l’Homme Angers Maine-et-Loire
Ligue des Droits de l’Homme Concarneau-Riec sur Belon-Quimperlé
ligue des droits de l’homme de Dracénie
Ligue des Droits de l’Homme, section de Carcassonne
LVN – personnalistes et citoyens
Maison des Droits de l’Homme
Marcq Terre d’Accueil
Médecins du Monde
Médecins Sans Frontières
Migrants Var Est
Migrations & Développement
MIGRENS
Mission Populaire Evangélique de France
Mouvement ATD Quart Monde France
Mouvement citoyen de défense des droits de l’homme « Kayak pour le droit à la vie »
Mouvement du christianisme social
Mouvement pour une Alternative Non violente (MAN)-Orléans
Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) fédéral
Mouvement pour une Alternative Non-violente, groupe Île-de-France
Mouvement utopia
MRAP
MRAP 06
MRAP du Vaucluse
MRAP Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples
MRAP Toulouse
MUGFAG
NO VOX INTERNATIONAL
Nogent d’Ailleurs
Nouvel AIR
On est Bretons, solidaires et on agit
ONG ASSAUVET
ONG/Agir pour le Bien Etre Communautaire (ABECOM-GUINEE)
Organisation Méditerranéenne des Arts
Oustalité (Lodève)
Pastorale des Migrants
pastorale des migrants 74
Pastorale des migrants diocèse de Cambrai
Pastorale des Migrants Rouen
Pays de Morlaix Solidarité Migrants
PILATOIS SOLIDAIRES
Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC)
POUR TOIT
Pour une mémoire des réfugié(e)s
P’tit Dej’ à Flandre
QUAZAR, centre LGBT d’Angers
RAHL42
RAIL
Rania titi
REAL Réseau des Elus-es et Acteurs-trices Locaux-les
Réfugiés Bienvenue
Rencontres avec le Tiers Monde
Réseau Chrétien – Immigrés
Réseau de solidarité avec les migrants (RSM Rouen)
Réseau Education sans frontières (RESF)
Réseau Education Sans Frontières 93 (RESF 93)
Réseau Foi & Justice Afrique Europe (AEFJN)
Réseau Solidaire Amiénois
reseau solidarité migrant
Réseau Sortir du colonialisme
RESF 06 (Réseau Education Sans Frontières)
RESF 11
RESF 34
resf 37
RESF 73 (Réseau éducation sans frontières Savoie)
RESF ANNONAY ARDECHE
RESF Châlons
RESF39
RESF43
resf44
RESF48
RESF65
RESOME
Ritimo
RomsAction Grenoble
Roya citoyenne
RUSF 13
SALAM Nord/Pas-de-Calais
SANG POUR SANS
SAVOIE-SOLIDARITE-MIGRANTS
Scarabée
Secours Catholique – Caritas France
SECOURS ISLAMIQUE FRANCE
section de PAU de la Ligue des Droits de l’Homme
Seguin
SNES-FSU
SNMD-CGT de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration
SOLIDAIRES 66
Solidaires Les Arcs sur Argens
Solidairité Migrants – Collectif 06
SOLIDARITAT
Solidaritat Ubaye
Solidarité Coye
Solidarité Laïque
Solidarité Migrants Graulhet
SOLIDARITE MIGRANTS OISE
solidarité migrants Tarn Sud
Solidarité Migrants-Collectif 06
Solidarité sans papiers Creil
Solrémi Les Vans (Solidarité avec les Réfugiés et Migrants au Pays des Vans)
SOS Refoulement Dijon
SPF Comité OISANS
STOP PRECARITE
Syndicat des Avocats de France ( SAF)
Tadamoon
Tero Loko
TERRAFRIK INTERFACE DES ALTERNATIVES SUBSAHARIENNES
terrafrique/Guinee
Terre d’Errance
TERRE D’ERRANCE FLANDRE LITTORAL
Terre d’Errance Steenvoorde
Terre des Hommes Délégation Ardèche
Terre des Hommes France
Terre des Hommes France – DD92
terre des hommes -France ; délégation 14
Terre des Hommes France DD 04
terre des hommes france, délégation du Doubs
Terre Des Hommes, délégation de la Loire
Terre En Vue
Territoires Alimentaires
TET-LLÄ FRANCE
Thot
Tous citoyens !
Tous Migrants
TOUS MIGRANTS SAVOIE
TRAAM – Tissage Réseau Armentierois Accueil Migrants
Transport People and Care
TURBULENCES MARNE-LA-VALLEE
UD CGT 87
UFAL Lille
UN TOIT C’EST TOUT
Unaterra74
union départelmentale de la confédération syndicale des familles de l’Aude
Union des Familles Laïques (UFAL)
Union syndicale de la psychiatrie
Union syndicale Solidaires
Utopia 56
Utopia 83
Vaugneray Accueil et Solidarité (VAS)
vie nouvelle Strasbourg
Voisins Solidaires
Voisins Solidaires Versailles
welcome
welcome rouen metropole
Welcome-Franois-Serre
Source: L’humanité de demain se construit par l’accueil des migrants aujourd’hui