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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives par catégorie : Articles

Protection des données personnelles : double avancée avec le RGPD et la Convention 108 30 mai, 2018

Communiqué de l’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) dont la LDH est membre

 

L’AEDH ne peut que se réjouir de la validation le 18 mai 2018 par le Conseil de l’Europe de la modernisation de la Convention 108 (Convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données personnelles).

A l’heure où tous les pays membres de l’Union européenne mettent en œuvre, le 25 mai 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD), cette signature par le comité des ministres du Conseil de l’Europe de la version modernisée de la Convention 108 offre à tous les pays du monde qui le souhaitent la possibilité d’adopter le seul instrument international contraignant, ayant valeur de traité, pour la protection des données personnelles qui offre une protection équivalente à celle du RGPD.

L’AEDH, en tant que membre observateur a pu suivre les travaux de cette modernisation devenue nécessaire en raison de l’évolution du traitement numérique des données personnelles depuis 1981, date de son adoption par les pays membres du Conseil de l’Europe et a pu constater que la Convention 108 renforcera la protection des données et des libertés fondamentales.

Affranchie de considérations technologiques qui auraient pu la rendre obsolète dans un avenir proche, elle apporte des garanties importantes (essentielles?) comme l’obligation de notification des violations de données par les responsables de traitement, de respect de la vie privée dès la conception des applications (« privacy by design »), de proportionnalité et de minimisation des données collectées, de même que l’introduction du droit d’obtenir connaissance du raisonnement qui sous-tend le traitement des données et du droit de s’y opposer. Le protocole de modernisation permet par ailleurs au comité en charge de la Convention de vérifier son respect par les pays signataires.

Cinquante pays font déjà partie de la Convention 108, désormais elle est ouverte à la ratification de l’Union européenne et d’autres organisations internationales. L’AEDH souhaite que le plus grand nombre de pays la ratifient afin d’assurer partout dans le monde une protection de la vie privée qui reste un droit fondamental.

 

A Bruxelles, le 24 mai 2018

 

Source: Protection des données personnelles : double avancée avec le RGPD et la Convention 108

Secret des affaires : 14 parlementaires décideront jeudi de l’avenir de nos libertés 24 mai, 2018

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Ce jeudi 24 mai aura lieu la Commission mixte paritaire sur la proposition de loi sur le secret des affaires portée par le député Raphaël Gauvain pour transposer en France la directive européenne.

Une coalition de 52 organisations et 23 SDJ a saisi Emmanuel Macron le 16 avril dernier, considérant que cette proposition de loi remettait en cause nos principes républicains et portant une exigence : préciser que le secret des affaires s’applique aux seuls acteurs économiques concurrentiels. La pétition reprenant cette demande a été signée par plus de 550 000 citoyennes et citoyens puis déposée à l’Élysée. Après le déploiement spectaculaire d’une banderole géante devant l’Assemblée nationale le 15 mai dernier, les cabinets de l’Elysée et Matignon ont enfin reçu la coalition le 18 mai.

La coalition a présenté ses amendements et demandes prioritaires en vue de la Commission mixte paritaire et notamment :

  • Précision du champ d’application du secret des affaires, pour le circonscrire aux seuls acteurs économiques concurrentiels et inversion de la charge de la preuve en cas de poursuites

  • Préservation des acquis de la loi Sapin 2 en matière de protection des lanceurs d’alerte

  • Garantie pour les représentant.e.s du personnel de pouvoir continuer à diffuser les informations obtenues dans le cadre de leur mandat aux salarié.e.s

  • Protection de la mobilité des salarié.e.s en intégrant dans la loi l’encadrement des clauses de non concurrence, actuellement seulement régies par la jurisprudence de la cour de cassation

  • Impossibilité de poursuivre des organes de presse devant les tribunaux de commerce

  • Mise en place d’amendes dissuasives en cas de procédures abusives dites « procédures bâillon » par les employeurs

  • Conciliation de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales et de la loi sur le secret d’affaires

 

Les cabinets de l’Elysée et de Matignon ont pris bonne note de ces demandes et se sont engagés à les transmettre aux parlementaires, mais n’ont pas pris position. Pourtant, c’est l’opposition du gouvernement qui a empêché l’adoption de l’essentiel de ces amendements lors du débat à l’Assemblée Nationale.

 

Parce que la proposition de loi menace le droit le droit d’informer et d’être informé de l’ensemble des citoyen.ne.s, la coalition lance un outil d’interpellation des 14 parlementaires membres de la Commission mixte paritaire et du président de la République.

Refusez que ce secret aux contours indéfinis ne devienne la règle et les libertés des exceptions,

Refusez l’instrumentalisation de ce texte par des entreprises dont la seule intention serait d’imposer l’omerta sur les informations qui dérangent,

Refusez l’affaiblissement de notre démocratie au moyen d’une loi incarnant l’arme idéale de l’autocensure,

Votez nos amendements pour garantir les libertés !

 

Jeudi 24 mai 2018

de 11h30 à 12h30

22 bis rue des Taillandiers

75 011 Paris

Paris, le 23 mai 2018

 

N’oubliez pas d’interpeler le président de la République et les membres de la CMP !

Retrouvez la lettre ouverte au président de la République, signez la pétition !

 

Téléchargez le communiqué avec la liste des signataires au format PDF

Source: Secret des affaires : 14 parlementaires décideront jeudi de l’avenir de nos libertés

21 mai 2018 – tribune collective « Nous soutenons les 3 de Briançon : oui à l’asile, non à la loi Collomb » publiée dans Politis 23 mai, 2018

Tribune collective, signée par Malik Salemkour, président de la LDH

Cet appel, à la suite de la pétition initiée par Erri De Luca et signée par Pouria Amirshahi, directeur de Politis, déclare illégitime la loi incriminant le secours aux migrants en danger, en mer comme sur terre.

Lire la tribune

Source: 21 mai 2018 – tribune collective « Nous soutenons les 3 de Briançon : oui à l’asile, non à la loi Collomb » publiée dans Politis

Marche 23 Mai 2018 18 mai, 2018

170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage colonial

Le 23 mai 1998, il y a 20 ans, nous avons marché pour honorer la mémoire de nos aïeux, victimes de l’esclavage dans les colonies françaises d’Amérique et de l’Océan indien.
Cette marche a permis à la République de reconnaitre la traite et l’esclavage comme un crime contre l’Humanité, de servir de socle aux actions qui ont instauré le 10 mai, Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage, et de faire du 23 mai la Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage.

Nos aïeux qui vécurent l’esclavage sont enfin reconnus par la République ! C’est une victoire dont nous devons être fiers ! Elle atteste que nous sommes capables de faire évoluer les lois et les mentalités à condition d’être résolus. Mais notre combat n’est pas achevé… Nous devons d’une part continuer à inscrire notre histoire au cœur de ce pays et d’autre part combattre l’une des conséquences les plus hideuses de l’esclavage colonial : le racisme. Il n’est pas supportable de vivre dans un pays où l’on traite de singe une ministre de la Justice, des footballeurs ou des collégiens, du fait de la couleur de leur peau. Il n’est pas acceptable de vivre dans une France où des centaines de milliers de citoyens sont discriminés dans la recherche d’un logement, d’une formation, d’un emploi ou lorsqu’ils sont interpelés par les forces de l’ordre, du fait de leur faciès !
Ce n’est pas cette France-là que nous aimons, que nous souhaitons enrichir et honorer comme tout Français le devrait.

Alors, nous avons décidé de marcher à nouveau, le 23 mai 2018, Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage !

  • Nous marcherons pour honorer avec éclat la mémoire des femmes et des hommes qui vécurent en esclavage et dont les premiers furent libres le 23 mai 1848, il y a 170 ans.

  • Nous marcherons pour que soit édifié dans le Jardin des Tuileries le Mémorial des noms attribués aux 200 000 esclaves devenus libres après le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848.

  • Nous marcherons pour aider la République à repenser ses dispositifs de lutte contre le racisme décomplexé qui conduit ce pays à une fracture raciale mortifère.

  • Nous marcherons, nous descendants d’esclaves, avec les descendants de colonisés, de serfs, d’ouvriers et de tous ceux qui ont enrichis cette nation, pour affirmer que la France est notre Pays.

  • Nous marcherons pour proclamer que le racisme ne disparaîtra réellement que lorsqu’un Français ne sera plus uniquement un descendant de Gaulois, blanc, chrétien et exclusivement Européen.

  • Nous marcherons avec détermination pour nos filles et nos fils car nous n’avons pas le droit de leur léguer un pays où prospère un racisme décomplexé.

  • Nous marcherons car nous sommes décidés à voir pleinement reconnus notre place, notre rôle dans notre pays et notre apport à un avenir pétri de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

Le 23 mai 1998, nous avons marché pour nos aïeux, le 23 mai 2018, nous marcherons pour nous et nos enfants.

Téléchargez la liste des signataires au format PDF



Source: Marche 23 Mai 2018

15 mai 2018 – tribune collective « Israël fête ses 70 ans, et après ? » publiée sur lemonde.fr et Mediapart 18 mai, 2018

Tribune collective à l’initiative du Collectif Trop, c’est trop et de la LDH

Soixante-dix ans après la création de l’Etat d’Israël, diverses personnalités appellent l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’État de Palestine.


Source: 15 mai 2018 – tribune collective « Israël fête ses 70 ans, et après ? » publiée sur lemonde.fr et Mediapart

Lutter contre l’homophobie et la transphobie : une ardente nécessité 18 mai, 2018

Communiqué LDH

 

Le 17 mai, Journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, commémore la suppression en 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de l’homosexualité de la liste des maladies mentales. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) participe pleinement à ce combat pour les droits de chacune et de chacun, quelle que soit son orientation sexuelle.

La situation reste intolérable dans les plus de soixante-dix pays qui continuent à pénaliser les relations entre personnes du même sexe et est très dangereuse dans certains pays qui vont jusqu’au bout de la criminalisation : procès, châtiments corporels, peine capitale. La LDH s’est adressée régulièrement au gouvernement français pour qu’il intervienne auprès des dirigeants des Etats concernés et montre sa condamnation de ces pratiques et de ces comportements archaïques.

En France même, la LDH constate que cinq ans après la loi ouvrant le mariage pour les couples de même sexe, les agressions LGBTphobes restent courantes. Les dispositions prises par le gouvernement et l’action de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) pour une plus forte implication des pouvoirs publics, ne semblent pas encore avoir atteint leur objectif.

Les récentes publications de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) ou du Défenseur des droits témoignent, par ailleurs, des nombreux champs où l’égalité des droits reste à conquérir. La LDH attend du gouvernement qu’il mette notamment en œuvre une promesse du candidat Macron : l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP) pour les femmes seules et les couples de femmes.

La LDH constate aussi que les politiques mises en œuvre par le gouvernement contre les migrants tendent à aggraver la situation des étrangers qui fuient leur pays en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre et fait peser des risques graves sur les droits de nombreuses personnes venant se réfugier en France pour vivre leur vie privée comme elles l’entendent. Le projet de loi pour une immigration maîtrisée et pour un droit d’asile effectif, en rendant plus difficiles les demandes d’asile ou les recours, ne fera qu’empirer une situation déjà peu glorieuse.

La LDH, fidèle à sa mission, poursuivra son combat pour assurer l’égalité et l’effectivité des droits, partout, pour tous et pour toutes. Tout en continuant à apporter conseils et assistance aux personnes discriminées (étrangères ou non), la LDH appelle à faire de la journée du 17 mai une journée de solidarité avec les personnes LGBT pour leurs droits. Elle poursuivra son œuvre d’éducation populaire en se joignant à la marche des fiertés et en participant à la réussite des GayGames 2018.

 

Paris, le 16 mai 2018

 

Télécharger le communiqué en format PDF

 

Source: Lutter contre l’homophobie et la transphobie : une ardente nécessité

Secret des affaires : action unitaire spectaculaire pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires 18 mai, 2018

Ce mardi 15 mai à 7h30 une centaine de militant·e·s et de personnalités ont déployé une banderole géante devant l’assemblée nationale pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires sur la proposition de loi Secret des affaires.

Étaient notamment présent·e·s les personnalités et organisations suivantes : Edwy Plenel, Laurent Joffrin, Edouard Perrin, la CGT, Attac, Pollinis, Foodwatch, Greenpeace, Sherpa, Le Mouvement, les syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), Sciences citoyennes, Informer n’est pas un délit, le Syndicat de la Magistrature…

La proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai à la Commission Mixte Paritaire. Elle est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations) et 23 sociétés de journalistes qui ont interpellé Emmanuel Macron le 16 avril dernier [1]. Pour empêcher que le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions, les organisations signataires exigent que le champ d’application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels.

Malgré cette lettre ouverte, la pétition signée par plus de 550 000 personnes [2], et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n’a pas répondu.

L’enjeu est pourtant de taille : la proposition de loi remet en cause les principes Républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, ONG voire simples salarié·e·s pour détention ou révélation de secrets d’affaires. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient d’ailleurs d’appeler à la restriction du champ d’application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels [3].

 

La coalition renouvelle son interpellation du Président de la République et des parlementaires : la commission mixte paritaire du 24 mai doit permettre d’amender en ce sens la proposition de loi de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l’intérêt général. 

 

Signataires de la lettre ouverte au Président de la République : Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de l’Humanité ; Auroi Danielle, Présidente de Forum Citoyen pour la RSE ; Berille Luc, Secrétaire général de l’UNSA ; Beynel Éric, Porte-parole de Solidaires ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l’Ugict-CGT ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission SCAM des journalistes ; Borrel Thomas, Porte-parole de Survie ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de Transparency International ; Cellier Dominique, Président de Sciences Citoyennes ; Collectif « On ne se taira pas ! » ; Compain Florent, Président des Amis de la Terre France ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, Économistes atterrés ; Cossart Sandra, Directrice de Sherpa ; Cutajar Chantal, Présidente de l’Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale ; Darmon Muriel, Présidente de l’Association Française de Sociologie ; Deltour Antoine, Lanceur d’Alertes LuxLeaks ; Derigny Alexandre, Secrétaire Général de la Fédération des Finances CGT ; Dubreuil Katia, Présidente du Syndicat de Magistrature ; Duval Guillaume, Président du Collectif Éthique sur l’étiquette ; Faucheux Benoît, Directeur général de CCFD Terre Solidaires ; Fayet Véronique, Présidente du Secours Catholique ; Fontaine Alain, Directeur général de Terre des Hommes France ; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de Greenpeace France ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l’Institut Veblen ; Kragl Ingrid, directrice de l’information de Foodwatch ; Laarman Nicolas, Délégué général de Pollinis ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la CFE-CGC ; Lepers Elliot, Directeur de l’ONG Le Mouvement ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la CFDT Cadres ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Antenne de France ; Martinez Philippe, Secrétaire général de la CGT, Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la Revue Projet ; Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la F3C CFDT ; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d’Inf’OGM ; Pedersen Birthe, Présidente d’Action Aid France – Peuples Solidaires ; Peres Éric, Secrétaire général de FO Cadres ; Perrin Édouard, Président du Collectif « Informer N’est Pas un Délit » ; Petitjean Olivier, coordinateur à l’Observatoire des Multinationales ; Pigeon Martin, Corporate Europe Observatory ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, Porte-paroles d’Attac; Poilane Emmanuel, Directeur général de France Liberté et président du CRID ; Poitier Julie, Directrice de Bio Consom’Acteurs ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ; Remy Clément, Président de Pollinis ; Rizzoli Fabrice, CrimHalt ; Roques Laurence, Présidente du Syndicat des Avocats de France ; Salemkour Malik, Président de la Ligue des droits de l’Homme ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT ; Youakim Marie, Co-présidente de Ritimo ; SDJ des Échos ; SDJ de Premières Lignes ; SDJ de TV5 Monde ; SDJ de BFMTV ; SDJ de l’AFP ; SDJ de Challenges ; SDJ de la rédaction nationale de France 3 ; SDJ de Télérama ; SDJ du JDD ; SDJ de l’AEF ; Société des rédacteurs du Monde ; SDJ de Radio France ; SDJ du Figaro ; SDJ du Point ; SDJ de RTL ; SDJ de La Vie ; SDJ de Libération ; Rédaction d’Alternatives Economiques ; SDJ de TF1 ; SDJ de RMC, SDJ de Mediapart ; SDJ de l’Humanité ; SDJ de France 2 ; Prix Albert Londres ; Télé Libre.

 

À Montreuil, le 15 mai 2018
[1] http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique

[2] http://www.stopsecretdaffaires.org

[3] http://www.cncdh.fr/fr/publications/secret-des-affaires-la-liberte-dexpression-et-dinformation-doit-rester-le-principe

 

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Source: Secret des affaires : action unitaire spectaculaire pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires

Pétition « Monsieur le Président, la France doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires » 18 mai, 2018

La LDH est signataire de la pétition d’Ican France. Vous aussi signez la pétition !

 

Au nom de tous ceux qui s’engagent à ses côtés, Ican France demande à Emmanuel Macron de faire en sorte que la France signe et ratifie elle aussi le Traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian).

 

Monsieur le Président de la République française,

Les menaces auxquelles la population française doit faire face sont climatiques, économiques, cybernétiques et terroristes ; notre bombe nucléaire n’est d’aucune utilité contre ces risques. De plus, les armes nucléaires n’ont fait l’objet d’aucune décision démocratique.

En participant au mouvement international de désarmement et en retirant ses armes nucléaires, la France rendra notre pays plus sûr pour nous et pour les générations futures. Même en temps de paix, ces armes présentent des dangers permanents pour notre environnement, pour les militaires, les techniciens et la population, à cause des déchets engendrés, des manipulations nécessaires, de la circulation des matières radioactives sur les routes et des risques d’accidents graves.

C’est l’intérêt de tous les citoyen.n.es du monde d’interdire les armes nucléaires. Il n’existe pas d’arme de destruction massive aussi terrible qu’une bombe atomique. Chacune de ces bombes en stock serait capable d’annihiler des capitales entières, exécutant aveuglément des millions d’innocents. En cas de conflit nucléaire généralisé, ces bombes pourraient entrainer un « hiver nucléaire » synonyme d’extinction pour la majorité des espèces de la planète.


Parfois présentée comme une « assurance-vie », la bombe nucléaire est en fait une « assurance-mort ».

La dissuasion nucléaire est un bluff inadmissible. Valéry Giscard d’Estaing l’a dit après avoir quitté la présidence : jamais il n’aurait déclenché un tir nucléaire car il vaut mieux être envahi que totalement détruit. Laisser supposer que la France a besoin d’armes nucléaires pour sa sécurité, c’est inciter d’autres pays à vouloir en posséder.

Nous pourrions utiliser une large partie du budget consacré au maintien de l’arme nucléaire (6,5 milliards d’euros prévus chaque année dans le budget de la France) pour répondre à de vraies priorités (améliorer la vie sociale) en France.

Le 7 juillet 2017, le Traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian) a été adopté à l’Onu par 122 États soit une écrasante majorité. Historique, ce texte est l’aboutissement du travail du mouvement pacifiste et des ONG qui militent pour le désarmement. Ican (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) a reçu le prix Nobel de la paix 2017. La France, un des neuf pays à posséder ce type d’armes (300 têtes), doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires.

 

Découvrez également la tribune d’Ican France sur la sortie des États-Unis de l’accord de Vienne.

Source: Pétition « Monsieur le Président, la France doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires »

Les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles 18 mai, 2018

Communiqué LDH

Rien ne peut justifier la mort d’au moins cinquante-cinq Palestiniens et les blessures infligées à plus de deux mille d’entre eux, dont il n’est même pas avéré qu’ils étaient en possession et usaient d’armes à feu. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que les autorités civiles d’Israël et les responsables de l’armée israélienne, qui définissent les conditions d’emploi des armes, et les soldats qui acceptent d’exécuter les ordres donnés portent l’entière responsabilité de ce qu’une enquête impartiale pourrait qualifier de crime de guerre.

Ce déferlement de violences commises à l’égard de manifestants désarmés n’est possible qu’en raison de l’impunité de leurs auteurs, consacrée par la législation israélienne et confortée par le soutien sans limite des Etats-Unis, et par l’inaction de l’Union européenne.

Au-delà des condamnations verbales qui ne manqueront pas d’avoir lieu, la LDH demande au gouvernement français d’adopter les mesures nécessaires pour marquer son refus de tels agissements.

 

Paris, le 14 mai 2018

 

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Source: Les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles

Non à l’asphyxie financière de l’Association contre les violences faites aux femmes au travail 18 mai, 2018

L’Association contre les violences faites aux femmes au travail accompagne des femmes victimes depuis 1985. Elle fait partie des associations à qui l’État a confié des missions de service public afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Pour qu’elles puissent assumer ces missions, les pouvoirs publics versent à ces associations des subventions.

 

Depuis le mouvement #MeToo, #BalanceTonPorc, ces associations, déjà très sollicitées auparavant, ont vu les demandes d’accompagnement des victimes croître de façon fort significative. Fort logiquement, elles se sont retournées vers les pouvoirs publics afin d’obtenir une augmentation de leurs subsides. L’AVFT est la seule association nationale spécialisée dans l’accompagnement des femmes victimes de violences au travail et ne compte que 5 salariées. Ne pouvant plus faire face à la demande, elle a été contrainte de suspendre sa permanence téléphonique et de ne pas prendre de nouveaux dossiers pour se consacrer au suivi des dossiers en justice où elle se porte régulièrement partie civile auprès des victimes, aux formations auprès de nombreux organismes dont les syndicats, à la recherche et aux nombreuses tâches qu’elle assume par ailleurs.

Associations Féministes, syndicats et partis politiques interpellent depuis le gouvernement pour exiger que la subvention de l’AVFT soit augmentée de 100 000€ pour lui permettre d’embaucher et de faire face à la demande. 
Aucune réponse n’a été apportée à nos interpellations.
Pire, nous apprenons, lors d’un entretien de Marlène Schiappa sur Europe 1 le 6 mai dernier, que le gouvernement, tout en se permettant de reprocher à l’AVFT la fermeture de son standard, va créer une permanence téléphonique gérée en direct par le Ministère du Travail.

Les bras nous en tombent : au lieu d’augmenter substantiellement les subventions de l’AVFT pour qu’elle puisse de nouveau fonctionner normalement, Marlène Schiappa préfère créer de bric et de broc un pseudo service public bricolé rapidement. Ce projet de la Secrétaire d’État révèle un mépris consternant pour tout le travail fourni par l’AVFT depuis de nombreuses années : par dessus bord les services rendus alors que les féministes étaient les seules à se mobiliser contre les violences faites aux femmes, par dessus bord l’expérience accumulée, par dessus bord l’indépendance qui permet de soutenir jusqu’au bout les victimes, par dessus bord l’intégrité et le sérieux de l’association ! Bonjour la chasse aux sorcières !

Si la création d’un « service public » de lutte contre les violences doit être à l’ordre du jour dans la période actuelle, celui ci ne pourra se faire sans intégrer l’expérience des professionnelles mêmes des associations, sans garantir son indépendance auprès des victimes et sa libre expression, ses capacités à faire évoluer la législation, l’application des lois, la recherche . Ce service public ne peut se construire donc que dans le dialogue, la concertation, la discussion en intégrant les savoirs accumulés. Nous n’en prenons pas le chemin !

Les organisations signataires de ce texte appellent le gouvernement a débloquer enfin les fonds nécessaires pour que l’AVFT puisse continuer ses missions indispensables correspondant aux besoins actuels des femmes victimes de violences. Elles se portent solidaires auprès de l’AVFT et s’engagent à se battre à ses côtés pour sa survie financière !

 

Paris, le 10 mai 2018

 

Premières signatures : Association Nationale des Études Féministes, Archives,Recherches, Cultures Lesbiennes, Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 pour les Droits des Femmes, Coordination des Associations pour le Droit a l’ Avortement et la Contraception, CQFD Lesbiennes Féministes, Les effronté-es, Ensemble !, Europe Écologie les Verts, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Syndicale Unitaire, Femmes Égalité, Femmes libres sur Radio libertaire, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles, Ligue des droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie,Maison des Femmes de Paris, Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil, Marche mondiale des Femmes, Mouvement Écolo, Mouvement de la Jeunesse Communiste de France, Mouvement du Nid Paris, Nouveau Parti Anticapitaliste, Osez le Féminisme,Parti Communiste des Ouvriers de France, le Planning Familial, Parti Communiste Français, Réseau féministe Ruptures, SKB ( Union des Femmes Socialistes- Turquie), Union Syndicale Solidaires

 

Retrouvez le communiqué sur le site du CNDF.


Source: Non à l’asphyxie financière de l’Association contre les violences faites aux femmes au travail