La LDH a tenu son 93e congrès national, à Rennes, les 23, 24 et 25 mai 2026.
Nathalie Tehio, réélue présidente de la LDH
Crédit : Lucille_Saillant
A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national.
Nathalie Tehio est présidente, Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.
Pierre-Antoine Cazau, Barbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-Casalta, Nathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.
Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le Bourhis, Jan Robert Suesser sont membres du bureau.
Composent désormais le Comité national :
Premier collège : Habiba Bigdade, Sophie Bachmann, Pierre Bernat, Capucine Blouet, Nicolas Bourbon, Ingrid Boury, Lionel Brun-Valicon, Patrick Canin, Pierre-Antoine Cazau, Pierrick Clément, Cyrille Crisnaire, Barbara Durot, Grâce Favrel, Sophie Giroud, Rozenn Gueguen Caruso, Fabienne Haloui, Thomas Houdusse, Sarah Hunet-Ciclaire, Emmanuelle Jourdan-Chartier, Philippe Laville, Isabeau Le Bourhis, Lucas Lévy-Lajeunesse, Kristina Lowis, Hadrien Maury-Casalta, Franck Merlin-Anglade, Nicolas Moysan-Laroy, Emmanuel Naquet, Rosa Ould Ameziane, Pauline Pawlotsky, Jean-Claude Pilet, Nathalie Rangognio, Vincent Rebérioux, Alexandre Richard, Vladimir Sestovic, Evelyne Sire-Marin, Jan Robert Suesser, Nathalie Tehio, Agnès Tricoire, Marie-Christine Vergiat, Philippe Vervaecke
Second collège : Jean-Michel Arberet (Ile-de-France), Antoine Boutet (Pays de la Loire), Christian Braquet (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Marie Agnès Chalumeaux (Bourgogne-Franche-Comté), Christian Eypper (Centre-Val de Loire), Patrice Ganot (Guadeloupe), Jean-Claude Guicheney (Nouvelle-Aquitaine), Myriam Matonog (Auvergne-Rhône-Alpes), André Paccou (Corse), Clément Pialat (Grand Est), Eric Puren (Normandie), Julie Tanneau (Bretagne), Alain Vantroys (Hauts-de-France).
La LDH, aussi Ligue des droits humains !
La Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du Citoyen, créée en 1898 en référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789, se dénommait jusqu’ici en abrégé dans ses statuts, « LDH » et « Ligue des droits de l’Homme ». Réunie en congrès à Rennes, du 23 au 25 mai 2026, l’association vient d’ajouter à ces dénominations un troisième nom abrégé, qui peut donc également être utilisé pour la désigner : « Ligue des droits humains ».
Le congrès a porté une résolution
La LDH a adopté une résolution « Contre la loi du plus fort, choisir l’Etat de droit ».
Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’Etat de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.
(..) L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de s’unir et de se mobiliser pour empêcher que s’impose un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, nous faisons le choix des droits, de la démocratie et de l’État de droit.
L’Etat de droit : attaques et résistances en France et dans le monde
le lundi 25 mai 2026, de 14h à 16h30, au Triangle Cité de la danse à Rennes
[Vidéo des interventions à venir]
Dans un contexte national et international marqué par une crise démocratique profonde, la question de l’Etat de droit, de la démocratie et de l’effectivité des droits se trouve au coeur des tensions qui traversent nos sociétés. De plus en plus de dynamiques politiques fascisantes et illibérales rompent avec l’ordre social et politique qui rend possible une société inclusive. Les extrêmes droites portent un projet fondé sur l’exclusion, la hiérarchisation des droits, la remise en cause de leur universalité. Partout où elles gouvernent ou sont aux portes du pouvoir, les extrêmes droites s’attaquent aux contre-pouvoirs, légitiment les discriminations et les inégalités, instrumentalisent les identités, érigées en ligne de fracture au sein de la société. Ces forces politiques revendiquent « la loi du plus fort » comme la loi naturelle des sociétés humaines, et donc ont comme objectif assumé la destruction de l’Etat de droit.
Face à cette réalité, l’Etat de droit ne saurait être réduit à un cadre juridique abstrait ou défensif. Il est un outil de lutte, un espace de résistance collective et de construction du commun. Défendre l’Etat de droit, c’est défendre l’effectivité des droits, condition essentielle d’un contrat social fondé sur l’égalité,
la justice et les solidarités.
Il s’agira ainsi interroger la manière dont l’Etat de droit, la démocratie et l’effectivité des droits peuvent redevenir une boussole politique qui fédère les mobilisations sociales et le vote aux élections, nourrissant ainsi une alternative crédible aux politiques néolibérales et aux projets fascistes et illibéraux.
Démocratie en danger : anatomie d’une rupture politique
– Nathan Godley, coordinateur du programme d’observation légale, Milwaukee Turners
– Raffaella Bolini, vice-présidente, Arci, Italie
Résister, protéger, reconstruire : l’Etat de droit comme boussole et outil de lutte
– Edwy Plenel, journaliste
– Klementyna Suchanow, co-fondatrice du mouvement La grève des femmes, Pologne
– Judith Allenbach, présidente du Syndicat de la magistrature (SM)
– Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT
– et Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT
Les partis politiques face au défi de l’offensive des extrêmes droites : défendre l’Etat de droit
– Pouria Amirshahi, La Digue
– Léa Balage El Mariky, Europe Écologie Les Verts (EELV)
– Erwan Balanant, Mouvement démocrate – Modem
– Arthur Delaporte, Parti socialiste (PS)
– Danièle Obono, La France Insoumise (LFI)
– Agnès Pannier-Runacher, Renaissance (message vidéo)
– Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A)
la ldh en action
Le rapport moral (478 voix “pour”, 1 voix “contre” et 1 abstention), le rapport d’activité (452 voix “pour”, 0 voix “contre” et 10 abstentions) et le rapport financier (474 voix “pour”, 0 voix “contre” et 6 abstentions) ont été adoptés par une forte majorité des délégués des sections.
[Retrouvez prochainement en ligne (sur cette page et sur notre chaîne Youtube) l’essentiel des interventions qui ont rythmé le congrès.]
