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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives du tag : Histoire

56e anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka 23 octobre 2021

29 octobre 1965 – 29 octobre 2021

Pour la vérité et la justice

L’Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire

56 ans après ….
– Pour que cessent les raisons d’Etats,
– Pour le droit à la vérité,
– Pour faire échec à l’organisation de l’oubli et de l’impunité.

Le vendredi 29 octobre 2021, à 18h00,
boulevard Saint-Germain, face à la Brasserie Lipp, à Paris
Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon

Avec le soutien de (premiers signataires) :
Association des Marocains en France (AMF) ; Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) ; Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) ; Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l’Homme (AMBDH) ; Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ-France) ; Association Marocaine pour les Droits Humains – Paris (AMDH-Paris) ; Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM) ; Fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED) ; Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS-Europe) ; Le Comité France de soutien à Maâti Monjib ; Justice et liberté au Maroc : Association de défense des journalistes persécutés et harcelés au Maroc (JLM); Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Association Femmes plurielles ; Collectif Faty KOUMBA
(Libertés, Droits l’Homme et non-violence) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) ; Immigration Développement Démocratie (IDD) ; Pour une Ecologie populaire et sociale (PEPS) ; Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) ; Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ; Fédération des Tunisiens
Citoyens des deux Rives (FTCR) ; Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling (EMCEMO-PaysBas) ; Le Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC) ; Mouvement de la Paix ; L’Union juive française pour la paix (UJFP) ; Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Télécharger l’appel à rassemblement du 29 octobre 2021 en pdf.

Source: 56e anniversaire de l’enlèvement et de la disparition de Mehdi Ben Barka

Pour la reconnaissance par la République du massacre du 17 octobre 1961 à Paris 14 octobre 2021

Appel à manifestation

Comme chaque année, la LDH appelle à manifester le dimanche 17 octobre à 15h du cinéma Rex à la place du Châtelet à Paris.

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le gouvernement de l’époque dont le Premier ministre, Michel Debré, était hostile à l’indépendance de l’Algérie, et le préfet de Police Maurice Papon sous ses ordres. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la “force de police auxiliaire” – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police parisiennes.

60 ans après, la vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées – en particulier la guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le président de la République (François Hollande) avait certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. »

Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

• que la lumière soit faite sur les soi-disant « retours vers leurs douars d’origine » des Algériens survivants du 17 octobre envoyés en fait dans des camps de la mort de l’Algérie coloniale ;

• que la création d’un lieu de mémoire voué à cet événement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la ville de Paris et la région Île-de-France ;

• pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs collègues algériens ; 

• la vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains au sein de la droite et extrême droite politique veulent réhabiliter ; 

• faute d’une telle reconnaissance, le système de ce type de violence policière se reproduit.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie et les discriminations dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

Source: Pour la reconnaissance par la République du massacre du 17 octobre 1961 à Paris

Disparition de Michel Tubiana, la LDH en deuil 4 octobre 2021

Communiqué LDH

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), réunie ce jour en Comité central, a la très grande douleur d’annoncer la disparition de Michel Tubiana. 

Ancien président de la LDH de 2000 à 2005 après en avoir été son secrétaire général de 1984 à 1995, il était devenu président d’honneur et participait activement à ses travaux et ses actions. Il était président d’honneur d’EuroMed Droits et ancien vice-président de la FIDH.

Avocat, militant infatigable de la défense des droits de l’Homme en France et dans le monde, il était un des maillons essentiels de la LDH, un phare, toujours disponible et toujours clairvoyant.

La LDH lui rendra un hommage public dans les prochaines semaines.

Nous adressons nos plus sincères condoléances à ses enfants, Emma et Lucas, ainsi qu’à tous ses proches et amis.

Paris, le 2 octobre 2021

Télécharger le communiqué “Disparition de Michel Tubiana, la LDH en deuil” en PDF

Source: Disparition de Michel Tubiana, la LDH en deuil

Gisèle Halimi a sa place au Panthéon 4 juin 2021

Communiqué LDH

Parmi les préconisations du rapport demandé par le président de la République à l’historien Benjamin Stora, sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, figure le transfert des cendres de Gisèle Halimi au Panthéon.

Cette proposition a recueilli de nombreux soutiens dont celui de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de mouvements féministes, encore lors de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars dernier, au vu de l’engagement remarquable et visionnaire de cette femme d’exception pour la justice et l’égalité.

La LDH réaffirme son soutien plein et entier à la panthéonisation de Gisèle Halimi. Elle demande au président de la République de confirmer cette décision symbolique qui ne saurait céder aux pressions, particulièrement de l’extrême droite qui conteste cette reconnaissance par la Nation du fait de ses combats féministes et surtout de ses positions anticolonialistes et pour l’indépendance de l’Algérie dont l’Histoire a montré la justesse.

Paris, le 25 mai 2021

Télécharger le communiqué en format PDF

Source: Gisèle Halimi a sa place au Panthéon

Disparition d’un homme engagé 27 mars 2021

Communiqué LDH

Outre l’artiste, le grand réalisateur, l’amoureux fou du cinéma, c’est aussi un homme engagé qui nous a quittés. De la guerre d’Algérie aux sans-papiers, Bertrand Tavernier a toujours su, par son talent, mettre en lumière celles et ceux que le sort voulait rejeter dans l’ombre. Que ce soit par La Guerre sans nom, cosigné avec Patrick Rotman, ou par son soutien aux sans-papiers victimes de la double peine, Bertrand Tavernier, par sa personnalité, apportait un éclairage et un soutien exceptionnel. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a pu compter sur sa présence tant aux côtés des sans-papiers de l’église des Batignolles que dans les manifestations dénonçant les conditions qui leur étaient faites. Histoires de vies brisées : Les « double peine » de Lyon, sur ce thème, restera un témoignage hélas encore bien d’actualité.

La LDH perd un soutien et présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances. 

Paris, le 26 mars 2021

Télécharger le commmuniqué en pdf.

Source: Disparition d’un homme engagé

Gloire à Mehdi Ben Barka ! 27 octobre 2020

Communiqué commun dont Malik Salemkour, président de la LDH, est signataire

L’année 2020 marquera le centième anniversaire de la naissance de Mehdi Ben Barka et la cinquante-cinquième année de son enlèvement à Paris et de sa mort tragique. Malgré l’amnésie organisée autour de sa mémoire par tous ceux qui ont trempé dans son assassinat (rabatteurs, exécutants, commanditaires), la flamme liée au nom de Mehdi Ben Barka n’est pas près de s’éteindre. Elle continue à éclairer le chemin de beaucoup de peuples qui se battent encore pour que triomphe le rêve de liberté et de justice que cet homme a défendu sans relâche, jusqu’au sacrifice suprême.

Ladite « affaire Ben Barka » n’est pas seulement l’histoire d’un crime politique crapuleux dont le sadisme est allé jusqu’à faire disparaître le corps de la victime ; elle est une tâche d’indignité qui marque et marquera durablement l’institution qui monopolise tous les pouvoirs dans un pays comme le Maroc et certaines institutions d’un pays démocratique comme la France. Celles-ci ont tout fait pendant plus d’un demi-siècle pour que la vérité ne puisse pas voir le jour. De même, elles ont fait subir un interminable calvaire à la veuve et aux enfants du martyr condamnés à ne pas entamer leur deuil et connaître un début d’apaisement.

Nous, signataires de ce texte, tenons à affirmer à la famille de Mehdi Ben Barka que nous resterons toujours à ses côtés, fidèles à la mémoire de l’homme qui, à l’instar de Abdelkrim Khattabi, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral, Nelson Mandela, a éveillé et nourri l’esprit de résistance des peuples soumis au joug colonial, puis à l’oppression et l’exploitation de l’ordre néocolonial.

Nous demandons que toute la vérité soit faite sur les circonstances de son assassinat, l’identité des exécutants, du ou des commanditaires du crime, ainsi que sur le lieu de sa sépulture. Pour cela, nous exigeons que cessent les invocations à la raison d’Etat qui ont entravé jusqu’à nos jours le déroulement d’un processus judiciaire transparent et équitable, obligeant les autorités principalement concernées dans cette affaire à reconnaître enfin leur responsabilité morale, politique et pénale dans un crime abject qui ne pourra jamais s’effacer des consciences.

Oui, que la vérité triomphe !

Et gloire à Mehdi Ben Barka !

Voir le PDF avec la liste des signataires

Octobre 2020

Source: Gloire à Mehdi Ben Barka !

17 octobre 1961 – 17 octobre 2020 : 59e anniversaire – Vérité et justice 17 octobre 2020

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens et d’Algériennes manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le gouvernement de l’époque dont le Premier ministre, Michel Debré, était hostile à l’indépendance de l’Algérie, et le préfet de police Maurice Papon sous ses ordres. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestant-e-s furent arrêté-e-s, emprisonné-e-s, torturé-e-s – notamment par la “force de police auxiliaire” – ou, pour nombre d’entre elles et eux, refoulé-e-s en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

59 ans après, la vérité est partiellement en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le président de la République (François Hollande) avait certes fait un premier pas important, en déclarant : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie. Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains et certaines osent encore aujourd’hui continuer à parler des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

  • que la lumière soit faite sur les soi-disant « retours vers leurs douars d’origine » des algérien-e-s survivant-e-s du 17 octobre envoyé-e-s en fait dans des camps de la mort de l’Algérie coloniale ;
  • que la création d’un lieu de mémoire voué à cet évènement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la ville de Paris et la région Ile-de-France ;
  • pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiennes et les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs collègues algériennes et algériens ;
  • la vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certain-e-s au sein de la droite et extrême droite politique veulent réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie et les discriminations dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissant-e-s d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après plus d’un demi-siècle, il est temps :

  • que le président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’Etat. Comme il vient de le faire pour l’assassinat de Maurice Audin par l’armée française et pour l’existence d’un système de torture généralisé. Cette reconnaissance doit s’étendre aux milliers d’Algériens et Algériennes qui en ont été victimes (voir le site 1000autres.org) ;
  • que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériennes et Algériens dans des camps ;
  • que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous et toutes, historiens et historiennes et citoyens et citoyennes ;
  • que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

Rassemblement : samedi 17 octobre 2020 à 18h au pont Saint-Michel à Paris

Associations, organisations syndicales signataires : 17 octobre contre l’oubli ; 4 ACG (Anciens appelés en Algérie et leurs ami(e)s contre la guerre) ; Acca (Agir contre le colonialisme aujourd’hui) ; ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) ; Acort (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie) ; Anpromevo (Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS) ; APCV (Agence de promotion des cultures et du voyage) ; Apel-Egalité ; Arac (Association république des anciens combattants) ; Asabp (Association de soutien aux amoureux au ban public) ; Association Josette et Maurice Audin ; ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) ; Attac ; Au Nom de la Mémoire ; Cedetim (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale) ; Collectif Faty Koumba ; CRLDHT Mehdi Ben Barka ; Conseil national des assos familiales laïques ; LDH (Ligue des droits de l’Homme) ; Fédération nationale de la libre pensée ; FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives) ; Les Oranges ; Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons ; Mémorial 98 ; Mrap (Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples) ; Mouvement de la paix ; Union syndicale Solidaires.

Partis Politiques signataires : EELV (Europe écologie les verts) ; GDS (Gauche démocratique et sociale) ; PCF (Parti communiste français) ; Parti de gauche.

Paris, le 12 octobre 2020

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Source: 17 octobre 1961 – 17 octobre 2020 : 59e anniversaire – Vérité et justice

Tags honteux à Oradour-sur-Glane 31 août 2020

Communiqué LDH

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) condamne fermement les actes odieux qui ont eu lieu au Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane.

Salir la mémoire des victimes, nier l’Histoire, mérite les sanctions les plus lourdes. Le révisionnisme et le négationnisme sont des poisons dont il faut se débarrasser.

C’est notamment par l’éducation populaire, par la transmission de la mémoire que cela doit se faire. Cela ressort aussi d’une prérogative de l’Etat qui ne peut ni ne doit tolérer de tels actes. A l’heure où les survivants ou témoins disparaissent cela devient encore plus important et urgent.

La LDH prend et continuera de prendre sa part dans ce combat.

Paris, le 25 août 2020

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Source: Tags honteux à Oradour-sur-Glane

Non aux entraves à l’accès aux archives publiques 12 mars 2020

Communiqué LDH

La déclaration du président de la République Emmanuel Macron lors de sa visite à Josette Audin, le 13 septembre 2018, reconnaissant que, durant la guerre d’Algérie, Maurice Audin avait été tué en juin 1957 par les militaires français qui le détenaient, et que cela avait été rendu possible par une pratique généralisée de la torture et des disparitions forcées, a été accompagnée de l’annonce par lui d’une ouverture des archives sur tous les disparus de la guerre d’Algérie[1].

En prenant acte de cette déclaration, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a organisé, en lien avec le Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) et les grandes associations de lutte contre le racisme, la torture et les disparitions forcées, ainsi qu’avec des juristes et des historiens, une journée d’études le 20 septembre 2019 à l’Assemblée nationale sur « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice », qui a souligné l’urgence de cette ouverture des archives.

Ce sont, au contraire, des entraves à leur consultation qui ont été mises en place en décembre 2019 par un décret gouvernemental[2], entraves contre lesquelles des articles parus dans la presse et une pétition soutenue par de nombreuses associations d’historiens et d’archivistes ont émis une vive protestation.

La LDH soutient la pétition « Nous dénonçons une restriction sans précédent de l’accès aux archives contemporaines de la nation », qui a recueilli à ce jour plus de cinq mille signatures, car elle ne doit pas concerner seulement les professionnels directement impliqués. L’accès aux archives étant un droit des citoyens, la LDH demande qu’en conformité avec les promesses présidentielles il soit mis fin à ces restrictions et que l’accès soit assuré sans réserve à toutes les archives publiques à l’issue des délais légaux.

Paris, le 11 mars 2020

Télécharger le communiqué en format PDF

 

[1] https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/09/13/declaration-du-president-de-la-republique-sur-la-mort-de-maurice-audin
[2] https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2019/12/2/PRMD1928053D/jo/texte

Source: Non aux entraves à l’accès aux archives publiques