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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives de l'auteur : psenegas

Banquet du Canon français à Caen : quand l’instrumentalisation de nos terroirs sert de tribune à la haine 2 juin, 2026

Sous couvert de promouvoir les terroirs, qui n’ont pourtant pas attendu messieurs Géraud du Fayet de la Tour et Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse pour célébrer populairement les richesses, les traditions et les diversités du territoire français, les « banquets géants » organisés par l’entreprise Le Canon français réunissent tous les clichés identitaires. Ils sont bien souvent le théâtre de saillies racistes, antisémites et sexistes décomplexées de la part de nombreux fêtards enivrés à outrance, arborant des accessoires folklorisant les territoires plus qu’ils ne les honorent.

Tel fut notamment le cas lors de l’évènement organisé le 19 avril 2026 au Parc des expositions de Caen. Durant toute la journée jusqu’au petit matin, les caennaises et caennais furent témoins de nombreux actes de haine et de violence, par des participants en cosplay du « franchouillard », horrifiant les commerçants, les riverains, et même les passagers des transports en commun par leur haine exacerbée par l’évènement.

En effet, les nombreux témoignages rendus notamment publics par l’eurodéputée et conseillère municipale de Caen, Emma Fourreau, révèlent la commission de nombreux actes et propos haineux, allant du racisme au sexisme, en passant par l’antisémitisme, l’homophobie et la transphobie.

Florilège non exhaustif : une femme affirme que son groupe d’amies a été pris à partie par un groupe d’hommes qui les auraient insultées, puis les auraient menacées de viol, de les « tondre comme à la bonne époque » ou encore que « les Françaises qui se convertissent à l’islam sont des traîtres » et qu’elles « méritent le viol ». Un autre témoin rapporte avoir entendu des personnes en terrasse affirmer « qu’il faudrait un nouvel Hitler ». Une personne affirme avoir été visée par des menaces et insultes, en raison du maquillage qu’elle portait, en ces termes : « va crever pd, j’vais te péter la gueule gauchiasse », « travelo », « sale pute ». Certains témoignages évoquent également la commission de saluts nazis dans les rues de Caen ou au cours de l’évènement, geste constitutif d’une apologie publique de crimes contre l’humanité. Des commerçants furent victimes ou témoins du refus de certains « canonniers » d’être encaissé par un employé en raison de sa couleur de peau.

Au regard de la multiplicité et de la gravité des faits rapportés par ces divers témoignages, une enquête doit être menée pour investiguer sur ces faits ainsi dénoncés, afin de permettre l’identification et la poursuite des auteurs d’actes haineux indéniablement constitutifs d’infractions pénales.

La LDH a saisi en ce sens le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Caen d’un signalement le 20 mai 2026.

Source: Banquet du Canon français à Caen : quand l’instrumentalisation de nos terroirs sert de tribune à la haine

Réitération de violences haineuses et de saluts nazis par l’extrême-droite angevine 2 juin, 2026

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2026, un groupe d’étudiants angevin a été victime d’un déchaînement de violences, commises par un groupe de cinq personnes qui voulaient s’en prendre à des personnes qu’ils soupçonnaient être « des antifas ». L’une des victimes se verra reconnaître 10 jours d’incapacité totale de travail et fut laissée inconsciente.

L’enquête ayant permis d’identifier les auteurs des faits et leurs comparses, des poursuites ont pu être engagées des chefs de violences en réunion mais aussi de non-assistance à personne en danger. Les mineurs ont été poursuivis au mois de mai 2026 devant le tribunal pour enfants d’Angers, quand deux jeunes hommes âgés de 19 et 20 ans seront jugés le 15 juin 2026 devant le tribunal correctionnel d’Angers.

En outre, fut mis en lumière la commission de saluts nazis, qui n’ont pour autant pas été poursuivis. Par conséquent, et apportant son plein soutien aux victimes, la LDH agit par la voie de la citation directe pour que les auteurs des faits soient également jugés du chef d’apologie publique de crimes contre l’humanité.

Source: Réitération de violences haineuses et de saluts nazis par l’extrême-droite angevine

Flottilles pour Gaza : la LDH intervient volontairement au soutien de la demande de protection des autorités consulaires françaises envers les humanitaires français 2 juin, 2026

Flottilles pour Gaza : la LDH intervient volontairement au soutien de la demande de protection des autorités consulaires françaises envers les humanitaires français
Flottilles pour Gaza : la LDH intervient volontairement au soutien de la demande de protection des autorités consulaires françaises envers les humanitaires français
Flottilles pour Gaza : la LDH intervient volontairement au soutien de la demande de protection des autorités consulaires françaises envers les humanitaires français

Flottilles pour Gaza : la LDH intervient volontairement au soutien de la demande de protection des autorités consulaires françaises envers les humanitaires français

Le 22 août 2025, l’Organisation des Nations unies a déclaré l’état de famine dans le territoire palestinien, lequel demeure soumis à un strict blocus imposé par Israël.

Tom Fletcher, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence des Nations unies, a notamment déclaré : « Il s’agit d’une famine qui aurait pu être évitée si nous avions été autorisés à agir. Pourtant, l’aide alimentaire demeure bloquée aux frontières en raison de l’obstruction systématique exercée par Israël. »

La situation n’a cessé de se dégrader. En février dernier, l’association Médecins sans frontières (MSF) appelait « à un afflux massif d’aide ainsi qu’à un accès humanitaire sans entrave à Gaza » et dénonçait le fait que, depuis le début du mois de janvier, « les autorités israéliennes empêchent MSF d’envoyer du personnel étranger et du matériel en Palestine », ajoutant que, d’ici le 1er mars 2026, l’ensemble du personnel international de l’organisation serait contraint de quitter le territoire.

Dans cette perspective, des citoyennes et citoyens issus de nombreux pays se sont organisés afin de mettre en place une flottille humanitaire à destination de Gaza, ayant pour seul objet l’acheminement d’une aide humanitaire dans un cadre strictement pacifique. Un premier départ est intervenu le 12 avril 2026. Le 14 mai 2026, une seconde flottille composée de 52 navires, dont deux battant pavillon français, a pris la direction de Gaza. Parmi les participantes et participants figuraient 41 ressortissants français.

Le 14 mai 2026, l’association Global Sumud France a adressé un courrier au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin de lui rappeler ses obligations en matière de protection consulaire et diplomatique et de solliciter la mise en œuvre effective de cette protection au bénéfice des ressortissants français engagés dans cette mission humanitaire. Aucune réponse satisfaisante n’a toutefois été apportée.

Le 18 mai 2026, les flottilles ont été interceptées par l’armée israélienne alors qu’elles se trouvaient à environ 100 kilomètres des côtes chypriotes et à plus de 400 kilomètres du territoire israélien. Le même jour, un courrier a été adressé au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, réitérant les demandes de protection consulaire et diplomatique, lequel est demeuré sans réponse.

L’association Global Sumud France a introduit devant le tribunal administratif de Paris un référé-liberté, au soutien duquel la LDH est intervenue, visant à enjoindre l’Etat français à prendre les démarches nécessaires à la protection effective de ses ressortissants membres de la flottille, incluant notamment la demande de libération immédiate des personnes détenues et la garantie de leur retour en sécurité.

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Chauny : le nouveau maire entend interdire toute forme de mendicité 2 juin, 2026

Par un arrêté du 30 avril 2026, le maire de Chauny a interdit, jusqu’au 30 novembre 2026, « toute activité de mendicité, à l’exception des quêtes officielles autorisées par les pouvoirs publics », du lundi au samedi de 8h à 20h, sur de nombreuses rues et places du centre-ville. Oubliant que la mendicité a cessé d’être un délit depuis le 1er mars 1994, le maire n’apporte en outre aucun élément sérieux à l’appui de la démonstration d’un quelconque trouble à l’ordre public qui résulterait de l’exercice de la mendicité dans sa commune.

La LDH a décidé d’introduire un recours en annulation, assorti d’un référé-suspension le 20 mai 2026 devant le tribunal administratif d’Amiens.

Source: Chauny : le nouveau maire entend interdire toute forme de mendicité

Comps : une croix chrétienne implantée sur le domaine public 2 juin, 2026

Il y a quelques semaines, une croix en métal est apparue sur les hauteurs du village de Comps, non loin de Beaucaire, après celle en bois installée il y a environ un an et finalement enlevée.

Cette croix est toujours solidement implantée dans la roche et aucune mesure ne semble avoir été prise par la municipalité pour procéder à son retrait.

Cette installation viole manifestement l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat, qui interdit d’élever ou d’apposer un signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit.

La LDH est intervenue auprès du préfet du Gard, afin qu’il mette en demeure le maire de la commune de procéder au retrait de cette croix.

Source: Comps : une croix chrétienne implantée sur le domaine public

Impunité policière : la nécessaire effectivité de l’identification des forces de l’ordre 2 juin, 2026

Le 29 avril 2026 le Conseil d’Etat a rendu sa décision concernant la procédure d’exécution des injonctions que nous avions obtenu en octobre 2023 au sujet du port du numéro référentiel des identités et de l’organisation (RIO).

Comme nous pouvions le prévoir, en considération des conclusions de la rapporteure publique, le Conseil d’Etat estime que :

D’une part, « s’agissant du respect par les agents des forces de l’ordre de l’obligation de port effectif et apparent de l’identifiant individuel, il résulte de l’instruction que plusieurs initiatives ont été prises ou sont annoncées par le ministre de l’Intérieur » lesquelles, du point du vu du Conseil d’Etat, « apparaissent de nature à assurer l’exécution de la décision rendue par le Conseil d’Etat en ce qui concerne le respect de l’obligation de port de l’identifiant individuel ».

Comme discuté, ce premier point est fort contestable puisque nous avons pu constater, qu’en pratique, le port effectif du RIO n’était pas encore pleinement garanti.

Pour autant, et toujours selon ce qu’a indiqué la rapporteure publique, le caractère insuffisant des mesures mises en œuvre pourrait faire l’objet d’un litige distinct, si nous parvenons à établir une série d’éléments convergents et systématiques qui prouvent que les « initiatives » du ministre n’ont pas changé la donne. C’est d’autant plus vrai que le Conseil d’Etat lui-même prend la peine de préciser que de telles initiatives « n’ont cependant pas entièrement été mis en œuvre à la date de la présente décision, ainsi que l’admet le ministre lui-même, qui se réfère ainsi qu’il a été dit ci-dessus à la fois à des actions déjà entreprises et à des actions prévues pour l’avenir ».

Autrement dit, le Conseil d’Etat laisse lui-même la porte ouverte à des contentieux futurs.

D’autre part, « s’agissant de la modification des caractéristiques de l’identification individuelle des agents », le Conseil d’Etat estime certes que « les caractéristiques ainsi retenues pour le futur identifiant individuel peuvent être regardées comme assurant une lisibilité suffisante de celui-ci pour le public dans l’ensemble des contextes opérationnels ».

Mais il relève que « la décision rendue par le Conseil d’Etat le 11 octobre 2023 ne peut cependant être regardée comme entièrement exécutée, eu égard aux incertitudes qui, plus d’un an après l’expiration du délai qu’elle fixait, subsistent encore sur le calendrier de mise en œuvre effective de la distribution des nouveaux équipements qu’elle implique ».

Partant, le Conseil d’Etat décide « d’enjoindre au ministre de l’Intérieur, pour assurer l’exécution de la décision du Conseil d’Etat du 11 octobre 2023, de mettre en œuvre sans délai l’ensemble des mesures dont il fait état, telles que décrites au point 4, et d’engager la commande mentionnée au point 6 ainsi que la distribution aux agents concernés des équipements nécessaires avant le 31 décembre 2026 ».

Enfin, et malgré nos ultimes écritures, peu avant l’audience et en réaction à la position de la rapporteure publique, le Conseil d’Etat a estimé qu’ « il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce et compte tenu du commencement d’exécution, par le ministre de l’Intérieur, de la décision du 11 octobre 2023, d’assortir cette injonction d’une astreinte ».

En définitive, cette décision est à la fois discutable en ce qu’elle n’a pas permis de sanctionner pleinement l’inertie du ministère et de saisir immédiatement les problématiques actuelles de non-port effectif persistant du RIO. Mais aussi réjouissante car il s’agit d’un jalon supplémentaire aussi bien pour que le ministère agisse et pour que nous ayons nous-mêmes la capacité d’agir de nouveau à l’avenir.

Source: Impunité policière : la nécessaire effectivité de l’identification des forces de l’ordre

Génocide rwandais : reprise de l’information judiciaire visant Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana 2 juin, 2026

Génocide rwandais : reprise de l’information judiciaire visant Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana
Génocide rwandais : reprise de l’information judiciaire visant Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana
Génocide rwandais : reprise de l’information judiciaire visant Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana

La procédure ouverte sur le rôle présumé d’Agathe Habyarimana dans le génocide perpétré à l’encontre des Tutsis au Rwanda en 1994 à la suite d’une plainte déposée en 2008 par plusieurs organisations, dont la FIDH, aux côtés de l’association Survie et du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), se poursuit.

Après près de vingt ans d’enquête, l’ordonnance de non-lieu rendue au cours de l’été 2025 avait mis un terme à l’information judiciaire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé cette ordonnance le 6 mai 2026, ordonnant ainsi la reprise de l’information judiciaire ouverte contre l’intéressée pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité.

La LDH se constitue partie civile aux côtés de la FIDH et du CPCR, pour que toute la lumière soit faite sur le rôle joué par Agathe Kanziga, veuve Habyarimana, dans l’organisation du génocide des Tutsis.

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L’Observatoire de la liberté de création assure Joann Sfar et le Festival Oh les beaux jours de son entier soutien 2 juin, 2026

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création (OLC)

C’est par un slogan particulièrement ambigu — « Sionistes hors de notre ville » —qu’un collectif marseillais appelle à manifester contre la venue de Joann Sfar au festival Oh les beaux jours, organisé à Marseille le 29 mai.

L’artiste est invité à participer à un concert dessiné au théâtre de la Criée. Le maire de Marseille a apporté son soutien à cette venue, tandis que le festival défend, à juste titre, sa liberté de programmation.

L’Observatoire de la liberté de création (OLC) rappelle avec fermeté qu’aucun artiste ne doit être visé, empêché ou censuré en raison de ses opinions réelles ou supposées, de ses origines ou de sa religion.

L’OLC tient à assurer l’artiste et le festival de son entier soutien.

Paris, le 29 mai 2026

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Source: L’Observatoire de la liberté de création assure Joann Sfar et le Festival Oh les beaux jours de son entier soutien

Sauver l’encadrement des loyers ! 29 mai, 2026

Marina est une mère célibataire, vivant avec ses deux enfants au Pays basque. Avec un revenu mensuel de 1100€, elle peine à joindre les deux bouts, avec un loyer de 972€ à payer chaque mois pour son appartement de 50m². Un loyer illégal, puisqu’il dépasse de 290€ par mois le plafond légal en vigueur localement, soit une somme totale de 3 480€ à l’année dont est privée cette mère de famille. Grâce à l’encadrement des loyers, elle pourrait récupérer son dû.

Et pourtant, le dispositif est menacé d’extinction en novembre 2026, au Pays basque comme dans la soixantaine d’autres communes concernées.

Il est donc urgent d’agir pour pérenniser, étendre et élargir le dispositif à d’autres territoires, mais aussi l’améliorer, avant que le couperet ne tombe ! Nous avons besoin de votre soutien et de vos signatures. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour faire pression sur le gouvernement.

En ce sens, le 21 mai dernier, de nombreux maires ont signé une tribune aux côtés de la Fondation pour le Logement pour interpeller le gouvernement, qui doit inscrire au plus vite un texte à l’ordre du jour du Parlement pour sauver l’encadrement des loyers.

L’encadrement des loyers est une mesure populaire qui a fait ses preuves pour baisser concrètement les loyers dans les communes concernées. Il est aujourd’hui impératif de pérenniser ce dispositif et de garantir son respect, qui profite principalement aux jeunes et aux classes moyennes et populaires, bien moins riches en moyenne que les propriétaires.

A l’heure où tous les voyants du mal-logement sont au rouge, laisser ce dispositif s’éteindre entraînerait des conséquences désastreuses sur des milliers de locataires, comme Marina, qui n’auront tout simplement plus les moyens de se loger dignement. Il est grand temps d’agir.

L’urgence est grande : signez cette pétition pour sauver l’encadrement des loyers ! 

Premiers signataires :Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre), Confédération Nationale du Logement (CNL), Droit au Logement (DAL), Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV), Confédération Syndicale des Familles (CSF), Alda, Bail, Locataires Ensemble, Association DALO, Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), UFC Que Choisir, FAPIL, Fédération SOLIHA, UNIOPSS, Collectif Les Morts de la rue, La Cloche, Les Enfants du Canal, Emmaüs, Secours Catholique – Caritas France, UNHAJ, UNCCLAJ, Compagnons bâtisseurs, Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL), CFDT, L’Union Etudiante, LDH (Ligue des droits de l’Homme), ACDL, AFOC, Collectif national des Habitants Permanents (CNHP), Collectif pour une Transition citoyenne

Source: Sauver l’encadrement des loyers !

Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit 29 mai, 2026

Communiqué LDH

Les 23, 24 et 25 mai 2026, la LDH a réuni ses membres délégués, représentant les sections, fédérations et comités régionaux, lors de son 93e congrès national, à Rennes.

Adoption d’une résolution générale « Contre la loi du plus fort, choisir l’État de droit »

Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’État de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.

À l’approche des élections de 2027, face au péril d’un vote pour l’extrême droite plus haut que jamais, la LDH exhorte les citoyennes et citoyens, toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux libertés fondamentales et à l’égalité des droits des êtres humains, à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir. La LDH initiera des mouvements de la société civile et participera, partout et sans relâche, aux mobilisations citoyennes pour éloigner le spectre de l’autoritarisme et du fascisme.

La LDH en appelle aux forces politiques progressistes, qui doivent, au-delà de leurs divergences, enfin entendre les voix de la société civile, pour permettre à l’espoir de se traduire dans les urnes, par la construction d’une alternative écologique, sociale et démocratique promouvant l’accès effectif aux droits.

Elle appelle aussi les libéraux à prendre toute la mesure du péril et à choisir de défendre l’État de droit et la démocratie, qui seuls permettent un débat apaisé, des alternances et le respect de tous les droits politiques proclamés dans notre pays depuis plus de deux siècles, tout en promouvant des politiques publiques qui favorisent l’accès effectif aux droits. Seul ce choix nous permettra de vivre ensemble et en paix sans subir l’arbitraire et la violence de la loi du plus fort.

Invités à intervenir en clôture du congrès, les mouvements politiques, tant progressistes que libéraux, ont eu l’occasion de réagir immédiatement à cet appel et de se positionner, après que les représentantes et représentants des organisations de la société civile (CGT, CFDT, FSU, Syndicat de la magistrature) ont souligné à leur tour l’urgence de protéger l’État de droit dans toutes ses composantes et de faire face à l’extrême droite.

Léa Balage El Mariky, Europe Écologie Les Verts (EELV) : « J’appelle les responsables politiques qui continuent à croire à la démocratie et aux droits à rejoindre le camp progressiste. »

Erwan Balanant, Mouvement démocrate – Modem : « Nous devons sauver la construction démocratique et sociale de l’État de droit dans notre pays et au-delà, fondée non sur la puissance mais la volonté de faire commun. »

Arthur Delaporte, Parti socialiste (PS): « Nous ne pourrons faire face seul-e-s à gauche quand on regarde la tripolisation de la vie politique. »

Danièle Obono, La France Insoumise (LFI) : « Il faut reprendre le fil de 2024 pour créer le front social et politique au premier et au second tours ; la position centrale de la LDH peut y contribuer.»

Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A) : « On peut espérer que l’initiative de la LDH aura des suites pour permettre de se parler dans l’année qui vient et faire front unique. »

Agnès Pannier-Runacher, Renaissance (message vidéo) : « Je m’engage, mon parti s’engage à défendre l’État de droit dans toutes ses dimensions et nous appelons l’ensemble des partis qui portent ces valeurs démocratiques et républicaines à en faire de même, au-delà des débats que nous pouvons avoir en tant qu’opposants politiques. »

L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de se mobiliser pour empêcher l’instauration d’un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, ensemble, faisons le choix des droits et libertés, de la démocratie et de l’État de droit.

Nathalie Tehio, réélue présidente de la LDH

A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national. Nathalie Tehio est présidente, Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.

Pierre-Antoine Cazau, Barbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-Casalta, Nathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.

Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le Bourhis, Jan Robert Suesser sont membres du bureau.

Composent désormais le Comité national :

Premier collège : Habiba Bigdade, Sophie Bachmann, Pierre Bernat, Capucine Blouet, Nicolas Bourbon, Ingrid Boury, Lionel Brun-Valicon, Patrick Canin, Pierre-Antoine Cazau, Pierrick Clément, Cyrille Crisnaire, Barbara Durot, Grâce Favrel, Sophie Giroud, Rozenn Gueguen Caruso, Fabienne Haloui, Thomas Houdusse, Sarah Hunet-Ciclaire, Emmanuelle Jourdan-Chartier, Philippe Laville, Isabeau Le Bourhis, Lucas Lévy-Lajeunesse, Kristina Lowis, Hadrien Maury-Casalta, Franck Merlin-Anglade, Nicolas Moysan-Laroy, Emmanuel Naquet, Rosa Ould Ameziane, Pauline Pawlotsky, Jean-Claude Pilet, Nathalie Rangognio, Vincent Rebérioux, Alexandre Richard, Vladimir Sestovic, Evelyne Sire-Marin, Jan Robert Suesser, Nathalie Tehio, Agnès Tricoire, Marie-Christine Vergiat, Philippe Vervaecke

Second collège : Jean-Michel Arberet (Ile-de-France), Antoine Boutet (Pays de la Loire), Christian Braquet (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Marie Agnès Chalumeaux (Bourgogne-Franche Comté), Christian Eypper (Centre Val de Loire), Patrice Ganot (Guadeloupe), Jean-Claude Guicheney (Nouvelle-Aquitaine), Myriam Matonog (Auvergne-Rhône-Alpes), André Paccou (Corse), Clément Pialat (Grand Est), Eric Puren (Normandie), Julie Tanneau (Bretagne), Alain Vantroys (Hauts-de-France).

Paris, le 27 mai 2026

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Source: Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit