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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives de l'auteur : psenegas

Sommes-nous toutes et tous des terroristes ? 3 novembre, 2026

A l’occasion des manifestations du 31 octobre, le ministère de l’intérieur s’est enfoncé un peu plus dans l’ignominie.

Après la violente répression du mouvement lycéen et étudiant, et au prétexte d’un risque terroriste, allant jusqu’à instrumentaliser le drame de Trappes et de la Verrière, nombre de citoyen·nes, dont les casiers judiciaires sont vierges, se sont vu signifier, ces jours derniers, une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas). Cette mesure d’assignation à résidence et d’interdiction de manifester, issue de l’état d’urgence de 2015, a été transposée dans le droit commun par une loi de 2017 (loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme).

A Aix-en-Provence même, ville totalement épargnée par les violences lors des dernières manifestations, cette criminalisation de l’engagement politique, motivée par une inquiétante police des slogans antiracistes, antifascistes ou contre les violences policières, a visé directement Lina J., militante très présente dans les mobilisations, dans le but de « prévenir la commission d’actes de terrorisme » !

Cette grave dérive, caractéristique de l’autoritarisme croissant du gouvernement, doit inquiéter tous les citoyens et toutes les citoyennes épris·es de justice sociale qui luttent pour un avenir meilleur, pour la jeunesse et contre la vie chère, en exerçant leur droit constitutionnel à manifester.

Nous, associations, syndicats, collectifs et formations politiques apportons notre soutien à Lina J. et à toutes celles et ceux visé·es par de telles mesures administratives. Nous appelons le gouvernement au respect des libertés publiques, à répondre au besoin urgent d’égalité et de justice, et à apprécier à sa juste mesure le terrorisme de l’extrême-droite, qui seul menace notre République.

3 novembre 2026

Signataires : Ligue des droits humains-Pays d’Aix, Aix Antifa, Aix Avenir, Aix Solidarité, Aix Vanguard, ARAC Lambesc, ASTI, ATMF, Attac Pays d’Aix, BDS Provence, Collectif aixois du 8 mars, Collectif aixois Palestine, Collectif antifasciste Sud Luberon, Fédération Syndicale Etudiante, FSU, Gauche écosocialiste, Génération·s, Génération écologie, L’APRES, La Cimade, Les Ecologistes, Les Jeunes Ecologistes, Les Jeunes Génération·s, Les Jeunes Insoumis, LFI, Parti de Gauche, Parti socialiste, Partit occitan, PCF, Résister Aujourd’hui, UMA, Solidarité Aix-Palestine, Union étudiante, Union musulmane aixoise

25 novembre 2026 : journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes 3 novembre, 2026

Communiqué commun dont la LDH est signataire 

Appel à la Grève féministe le mercredi 25 novembre et samedi 28 novembre 2026

Depuis de nombreuses années, nos organisations sont mobilisées contre les violences sexistes et sexuelles et ont construit une loi cadre pour les éradiquer à l’image de celle de l’Etat espagnol de 2004.

Voilà plusieurs mois que nous sommes parties prenantes de l’immense mobilisation sur l’ensemble des territoires contre les violences faites aux femmes et aux enfants qui exige notamment une loi intégrale et un budget intégral.

La tragédie du meurtre de la petite Lyhanna a révélé une fois de plus au grand jour les violences systémiques et la défaillance globale de notre société à lutter contre ces violences.

En France, ce sont, chaque année, 160 000 enfants qui sont victimes d’inceste et de violences sexuelles soit 3 enfants par classe. Seuls 3% des agresseurs sont condamnés, 1 % dans les cas d’inceste.

Ces violences se déroulent dans la majorité des cas au sein de la famille et sont perpétrés à 97 % par des hommes.

Au moins 20 000 enfants sont victimes de la prostitution et d’exploitation sexuelle : 80 % d’entre elles et eux sont issu-es des foyers de l’aide sociale à l’enfance qui n’ont aucun moyen et manquent de personnel suffisant malgré les nombreuses luttes locales !

Ce sont 230 000 femmes et filles qui sont victimes de viols ou tentatives de viols, près de la moitié d’entre elles étaient mineures au moment des faits.

Les violences ont lieu partout : dans la famille, dans les cercles amicaux, les espaces publics, les transports, les lieux d’étude et de sport, les établissements de soins, les lieux militants et les lieux de travail.

Au travail ce sont plus de 8000 viols ou tentatives qui ont lieu chaque année et un tiers des femmes subissent du harcèlement sexuel. Dans les établissements de soins, 45,1 % des patientes déclarent avoir subi des violences obstétricales et/ou gynécologiques.

Les femmes en situation de vulnérabilité sont encore plus exposées aux violences

Une femme en situation de handicap sur cinq a été victime de viol. 50 % des lesbiennes et 75 % des bi ont été confrontées à des violences dans l’espace public et 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe.

Les mères isolées qui élèvent seules leurs enfants subissent de plein fouet la précarité et des formes accrues de violences institutionnelles, économiques et intrafamiliales.

Les femmes migrantes en situation de précarité sont 75 % à avoir été exposées aux violences pendant leur parcours ou sur le territoire, et nombre d’entre elles sont victimes des réseaux de traite prostitutionnelle.

100 % des femmes sans abri ont subi un viol.

En France, en 2025, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint. 21 % de ces femmes qui étaient âgées de plus de 70 ans ne sont pas prises en compte dans les enquêtes sur les violences conjugales. Près de 50 % des femmes victimes de féminicide avaient déjà signalé des violences avant le meurtre. Et ce sont également plus de 900 femmes poussées, tous les ans, au suicide par des violences psychologiques ou du harcèlement par leur conjoint ou ex-conjoint.

Solidarité internationale !

Dans le monde entier, toutes les femmes, les filles et les enfants sont concernées par les violences.

Elles sont le fruit du patriarcat, de la culture du viol et de la négation des voix des femmes et des enfants.

Le 25 novembre nous marquons notre solidarité internationale avec nos sœurs du monde entier et ce, dans un contexte où les guerres et les conflits armés se multiplient. Victimes des conflits armés, des répressions des régimes totalitaires et/ou théocratiques, elles subissent viols de guerre, violences sexuelles, mariages forcés, traites d’êtres humaines. Elles sont torturées, mutilées, excisées, infibulées, affamées, déplacées, emmurées et réduites au silence. Leurs droits les plus élémentaires sont bafoués.

Les gouvernements d’extrême droite constituent une menace majeure pour les droits des femmes, des enfants et des personnes LGBTQIA+ et pour les associations féministes et enfantistes, pour les défenseur.es des droits humains. Discours machistes, masculinistes, lgbtiphobes renvoyant les femmes à la sphère domestique, interdisant le droit des femmes à avorter et des personnes trans à transitionner, culture du viol décomplexée…

Dans le monde, l’extrême droite au pouvoir réprime les militantes féministes et LGBTI, veut détransitionner de force des personnes trans et emprisonne les femmes ayant avorté et celles qui les y aident.

“Ensemble on nous opprime, ensemble, révoltons-nous”

Partout les femmes sont victimes ET partout elles se lèvent, s’organisent et luttent. Femmes, filles, enfants, personnes LGBTQIA+, femmes migrantes, victimes de la prostitution, femmes en situation de handicap elles parlent, crient, chantent, manifestent et luttent en dépit des risques encourus.

Nous crions que c’est fini, que plus aucune victime ne doit être silenciée, que plus aucune plainte ne doit être classée sans suite. Nous crions que l’espace public nous appartient, que notre corps nous appartient.
Nous n’acceptons plus la moindre remarque sexiste, misogyne, raciste, islamophobe, antisémite, lgbtiphobe, grossophobe, validiste… ! Nous ne tolérons plus aucune violence. L’impunité doit cesser et la honte doit changer de camp !

Le 25 novembre 2026 intervient dans un contexte de mobilisation sociale et de violences policières extrêmement fortes.

Face aux lycéen-ne-s et étudiant-e-s, la réponse répressive du gouvernement a atteint un niveau de violence traduisant la volonté de contraindre au silence et terroriser celles et ceux qui, par leurs mobilisations, signifient leur refus des violences institutionnelles dont elles et ils sont les objets. Ces réponses répressives envers les enfants existaient bien avant les mobilisations des lycéen-ne-s.

Nous dénonçons la répression féroce du mouvement lycéen ainsi que les violences sexistes et sexuelles que les adolescentes, les femmes subissent de la part des forces de l’ordre dans cette mobilisation.

Dans ce contexte qui évolue quotidiennement, la réussite des mobilisations autour du 25 Novembre est essentielle.

Les organisations féministes et syndicales de Grève féministe exigent :

· Une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants et un budget intégral pour la mettre en place. Cette loi qui doit porter une réelle politique publique de lutte contre les violences et des moyens pour les services publics a été votée le 13 octobre à l’Assemblée nationale en première lecture. Nous saluons les avancées considérables qu’elle contient en matière de prévention des violences et d’accompagnement des femmes et des enfants victimes. Cependant, nous nous battrons contre les reculs considérables provoqués par le Rassemblement national en collusion avec Ensemble pour la République qui privent les femmes sans papier victimes de violences de pouvoir aller porter plainte sans risquer une OQTF et les personnes demandeuses d’asile victimes qui ont porté plainte doivent pouvoir travailler. (suppression des articles 62 et 63).

Nous nous battrons pour que les mesures adoptées puissent être concrètement appliquées (exemple : un entretien individuel annuel sur sa sécurité physique, psychologique et affective pour chaque enfant de 3 à 18 ans, la formation de toutes et tous les professionnel-les, le suivi des enfants placés…)

Nous exigeons que la loi soit inscrite suffisamment tôt à l’ordre du jour du Sénat pour que le travail parlementaire puisse aller à son terme avant fin février, date à laquelle il s’arrête pour cause d’élections présidentielles.

· Une Education à la vie affective relationnelle et à la sexualité (EVARS) effective partout dans le cadre du respect de la loi de 2001 et du décret de février 2025 ( programme EVARS).

· La fin des mutilations sur les enfants intersexe encore autorisées en France

· L’augmentation des financements des associations féministes notamment celles qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes hommes.

· Des moyens pour les services publics à la hauteur des besoins notamment l’embauche massive de titulaires que ce soit dans les domaines du soin, de la justice, de la protection et de l’aide sociale à l’enfance, de l’éducation nationale, de l’inspection du travail…

· De protéger les libertés des associations de plus en plus menacées dans leur liberté d’expression. Ce n’est pas parce qu’elles sont financées par l’état en assurant des missions de service public qu’elles doivent être muselées.

· L’arrêt immédiat des expulsions des exilées par le gouvernement français et l’application de l’arrêt « Femmes afghanes » de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 octobre 2024 (qui leur accorde systématiquement le statut de réfugiée dans tous les pays de l’UE).

Manifestons notre détermination partout le mercredi 25 novembre et le samedi 28 novembre 2026 !

Texte finalisé le 16 octobre 2026

Organisations signataires au 02 11 2026 :  LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), Alliance des femmes pour la démocratie, APEL-Égalité, Association des femmes iraniennes en France (AFIF), Association En Parler, Attac France, CGT (Confédération générale du travail), CNDF (Collectif national pour les droits des Femmes), Collectif IVG Tenon, Collective des mères isolées, Comité pour le respect des libertés et droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), EFH/Handi Femme Epanouie, Elles aussi, En Avant Toutes, Excision parlons-en ! , Fédération nationale solidarité Femmes, FEMEN France, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Fondation des Femmes, Force Féministe 57, France Amérique Latine Fal, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération Tunisiens citoyen des 2 rives (FTCR), Genre et altermondialisme, Gisti, Humanity Diaspo, L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie – L’Acort, Las Rojas Paris, Ligue des Femmes iraniennes pour la démocratie-LFID, Maison des Femmes Thérèse Clerc, Marche mondiale des femmes, Mouvement de la paix, Mouvement des femmes kurdes en France, Mouvement du Nid, Mouvement.myriam31, NEGAR-Soutien aux femmes d’Afghanistan, Organisation de Solidarité Trans (OST), Place des femmes 59, Printemps écologique, Réparons l’excision, Réseau Féministe « Ruptures », Réussir l’égalité femmes hommes, Snics-Fsu, Stop aux violences obstétricales et gynécologiques – StopVOG , Unef, Union étudiante, Union des femmes socialistes (SKB), Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa).

En soutien : ECOFEM-PEPS, Egalités, Génération-s, L’APRES, La France Insoumise, NPA-l’Anticapitaliste, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Réseau coopératif de gauche alternative, socialisme ou barbarie.

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ COMMUN EN PDF

Source: 25 novembre 2026 : journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes

Discriminations sérophobes par l’État : la LDH saisit à son tour le Conseil d’État 3 novembre, 2026

Communiqué commun de la LDH, Mousse, Stop Homophobie, Familles-LGBT, ELCS, FLAG! et SOS Racisme

La LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), saisit à son tour le Conseil d’État d’un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés excluant les personnes vivant avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), ou PVVIH, de certains emplois dans l’administration française. Elle rejoint ainsi les six associations à l’origine du recours déposé le 15 octobre 2026, et demande la jonction de sa requête avec la leur. Son engagement montre que cette exclusion n’est pas une question médicale, mais une question d’égalité des droits : nul ne doit être jugé sur son seul statut sérologique.

Ces arrêtés, qui fixent les conditions d’aptitude médicale dans les armées, la gendarmerie, chez les sapeurs-pompiers et dans la sécurité civile, discriminent toutes les PVVIH, sans distinction. Or, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une PVVIH dont la charge virale est indétectable vit en bonne santé et ne peut pas transmettre le VIH. À état de santé équivalent, sa cotation médicale reste pourtant systématiquement moins favorable que celle d’une personne séronégative. Une PVVIH demeure ainsi exclue de plusieurs fonctions, comme celles de pilote, de contrôleur aérien ou de fusilier commando parachutiste.

Le 30 juin 2026, Mousse, Stop Homophobie, Familles-LGBT, ELCS (Élus locaux contre le sida), FLAG! et SOS Racisme ont demandé aux ministres des Armées, de l’Intérieur et de la Santé d’abroger les dispositions. Au total, 12 arrêtés étaient visés par cette demande. Faute de réponse dans les deux mois, un refus implicite est né du silence de l’administration. Le 15 octobre, les associations ont saisi le Conseil d’État pour contester ces refus.

Comme les six associations, la LDH invoque une discrimination fondée sur l’état de santé et le handicap, contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) et à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE). À titre complémentaire, elle soutient que les arrêtés méconnaissent le RGPD, en organisant la transmission aux services des ressources humaines de données de santé inexactes et non nécessaires.

Avec la LDH, la coalition s’élargit encore. Ensemble, les requérantes rappellent un principe posé dès 1789 par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) : toutes les citoyennes et tous les citoyens sont « également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité ».

Si le Conseil d’État donne raison aux requérantes, les PVVIH traitées et en bonne santé pourraient accéder aux spécialités, formations et emplois qui leur sont aujourd’hui fermés. Au-delà des textes attaqués, la décision affirmerait un principe pour toute l’administration : l’État ne peut pas écarter une personne d’un emploi public en raison de son seul statut sérologique.

Il est important de préciser que cette décision n’interdirait pas toute évaluation médicale. Les ministères resteraient libres de vérifier l’aptitude réelle des candidats, à condition de le faire sur des critères objectifs, nécessaires et proportionnés.

Paris, 2 novembre 2026

Source: Discriminations sérophobes par l’État : la LDH saisit à son tour le Conseil d’État

D&L 215 – Découvrir l’antifascisme. Un livre de Stéfanie Prezio 3 novembre, 2026

D&L 215 – Découvrir l’antifascisme. Un livre de Stéfanie Prezio
D&L 215 – Découvrir l’antifascisme. Un livre de Stéfanie Prezio
D&L 215 – Découvrir l’antifascisme. Un livre de Stéfanie Prezio

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Livre recensé :
– Découvrir l’antifascisme. Un livre de Stéfanie Prezio. Editions sociales.

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D&L 215 – Le RN mariniste, faux-nez du féminisme 31 octobre, 2026

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D&L 215 – 32e université d’automne de la LDH 31 octobre, 2026

D&L 215 – 32e université d’automne de la LDH
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D&L 215 – Les lieux communs qui servent l’extrême droite 31 octobre, 2026

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D&L 215 – L’extrême droite et la destruction de l’Etat de droit et du contrat social 31 octobre, 2026

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Soutien aux victimes de l’attentat terroriste et raciste à Trappes et à La Verrière 31 octobre, 2026

Communiqué commun de la LDH, la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unsa

Appel au rassemblement à Trappes le vendredi 30 octobre à 18h

Le 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, un attentat terroriste et raciste a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, et fait cinq blessé-e-s, dont une enfant de 12 ans.

Nous adressons nos pensées et notre solidarité aux victimes, à leurs proches, à l’ensemble des habitantes et habitants de Trappes et de La Verrière ainsi qu’à toutes celles et ceux que ce drame bouleverse.

Cette violence s’inscrit dans un contexte où les discours racistes se banalisent y compris dans les discours politiques. Nous refusons cette logique de haine et de division. L’humanité commune nous réunit au-delà de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion, réelle ou supposée.

Face à la violence raciste, le silence et la résignation ne sont pas des options. Nous refusons que la peur, la stigmatisation et la division s’installent dans nos villes et dans la société. Nous avons confiance dans la justice pour que la lumière soit faite dans cette affaire. Nous saluons les nombreux rassemblements citoyens qui se tiennent partout en France depuis le 23 octobre.

Nos organisations appellent à rejoindre le rassemblement citoyen initié par la mairie de Trappes :

Vendredi 30 octobre à 18h, place des Merisiers à Trappes.

Pour rendre hommage à la victime, exprimer notre solidarité avec les blessé-e-s et leurs proches, et affirmer haut et fort : le racisme n’est pas une opinion, c’est un danger pour toutes et tous.

Paris, le 29 octobre 2026

Signataires : CFDT (Confédération française démocratique du travail), CGT (Confédération générale du travail), FSU (Fédération syndicale unitaire), LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) Union syndicale Solidaires, Unsa (Union nationale des syndicats autonomes)

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Source: Soutien aux victimes de l’attentat terroriste et raciste à Trappes et à La Verrière

Face à l’horreur raciste, un tournant politique s’impose ! 31 octobre, 2026

Communiqué LDH

La LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) est profondément bouleversée par l’attentat raciste, islamophobe de ce 23 octobre 2026 à Trappes et à La Verrière. La haine raciste a tué un jeune homme, Pengo Bossio Wangi de 26 ans, parce que noir, et blessé gravement, cinq personnes au total dont une enfant de douze ans. La LDH présente ses plus sincères condoléances, s’associant à la douleur des familles et des victimes de cette fusillade qui révulse notre humanité partagée.

Ce tragique événement ne peut être interprété comme un simple fait divers, œuvre d’un déséquilibre personnel de l’auteur. Selon les premiers éléments rapportés, l’homme interpellé aurait voulu « venger les commerçants » après les évènements du 17 octobre 2026 en s’en prenant « aux Noirs et aux Arabes ». Ces propos mettent en cause la responsabilité politique et morale des médias et des responsables politiques qui ont alimenté une lecture raciste de ces évènements en désignant des populations entières à la vindicte.

Depuis des années, la LDH, avec de nombreuses autres voix de la société civile, alerte sur le racisme actuel dans lequel cet attentat vient d’être perpétré. Les propos racistes, xénophobes, islamophobes, toujours plus haineux et stigmatisants, se diffusent dans notre société, portés par une part croissante des acteurs politiques et relayés par de puissants médias. Ils instillent la violence des exclusions identitaires et nourrissent des passages à l’acte meurtriers.

Cette haine raciste est le cœur du projet de l’extrême droite, celui d’une société fondée sur de pseudo-identités qui légitimeraient de rejeter comme fondamentalement différents et dangereux celles et ceux qui sont réduits à leur religion, leur couleur de peau, leur origine « étrangère ». En désignant en particulier les personnes musulmanes comme des ennemis, les mots de l’extrême droite sont directement liés aux actes meurtriers.

Il appartient encore une fois, toujours et toujours, à toutes les forces républicaines, celles qui entendent respecter les principes fondamentaux de l’égalité, de la fraternité, structurants de notre Etat de droit, de prendre la mesure du risque qu’elles font peser sur notre société et notre démocratie lorsqu’elles jouent, parfois par stratégie électorale, avec ces idées dangereuses. Toute indulgence, toute ambiguïté, toute alliance, toute complaisance avec les forces, les partis et les idées d’extrême droite est une compromission inacceptable.

Face à une haine qui cherche à diviser la communauté nationale, notre force sera l’unité de toutes et tous, quelles que soient nos convictions et croyances, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité. La LDH appelle à une lutte ferme et résolue contre le racisme et les préjugés qui le nourrissent. Cette exigence engage tout particulièrement les pouvoirs publics, les responsables politiques et les médias.

Donnons de la voix ensemble, dans les médias comme dans toutes les circonstances de nos vies quotidiennes, sur nos lieux de travail, d’études, de vie, contre les paroles racistes qui conduisent au meurtre.

Paris, le 24 octobre 2026

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Source: Face à l’horreur raciste, un tournant politique s’impose !