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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives de l'auteur : psenegas

Appel à mobilisation climat du 26 septembre 20 septembre, 2026

Communiqué LDH et appel à rassemblement partout en France

L’été 2026, le plus chaud jamais observé, a mis en évidence les conséquences terribles du dérèglement climatique : canicules, incendies, sécheresse et plus largement hausse tendancielle de la température détruisent des vies, broient des existences, engendrent de la souffrance. L’inaction climatique porte gravement atteinte à de nombreux droits humains. Tout comme les politiques délétères pour la biodiversité et favorables aux pollutions chimiques, elle doit cesser, à rebours de la tendance mortifère constatée à l’échelle nationale et européenne.

Après le rassemblement du 15 septembre à Paris auquel elle s’associe pleinement, la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains) appelle à manifester le 26 septembre 2026 dans toute la France, dans le cadre d’une convergence de mobilisations : pour que les pouvoirs publics répondent à l’urgence d’une politique ambitieuse contre les changements climatiques, leurs racines et leurs conséquences ; pour une protection des populations renforcée, qui prenne pleinement en compte les inégalités d’exposition et de vulnérabilité face aux risques pour la santé et la sécurité ; pour un accompagnement des sinistré-e-s.

Mener une politique à la hauteur de l’urgence climatique, c’est mobiliser les moyens suffisants à toutes les échelles de l’action publique et dans tous les territoires, d’Outre-mer comme de l’hexagone. C’est aussi cesser la répression contre les défenseure-e-s de l’environnement, mettre fin aux attaques dont font l’objet les acteurs associatifs, garantir l’effectivité de la démocratie environnementale.

Action climatique et État de droit sont étroitement liés. L’extrême droite lutte brutalement contre l’une et l’autre. Les tentatives grossières de dissimulation de sa responsabilité, à la veille d’échéances électorales, ne doivent pas prospérer : l’extrême droite incarne le déni des changements climatiques ; elle s’attaque de longue date avec violence à celles et ceux qui les documentent et les combattent ; elle vote en faveur du désastre et des inégalités croissantes dont il est synonyme.

Le 15 et le 26 septembre 2026, marchons ensemble dans toute la France, pour l’action et la justice climatiques, contre l’extrême droite.

A Paris, rassemblement à Nation à 14h

Paris, le 4 septembre 2026

Télécharger le communiqué en PDF

Voir la liste des rassemblements

Source: Appel à mobilisation climat du 26 septembre

17 septembre 2026 – Tribune collective « En 2027, la République se défend aussi dans les quartiers populaires », publiée dans Médiapart 20 septembre, 2026

17 septembre 2026 – Tribune collective « En 2027, la République se défend aussi dans les quartiers populaires », publiée dans Médiapart
17 septembre 2026 – Tribune collective « En 2027, la République se défend aussi dans les quartiers populaires », publiée dans Médiapart
17 septembre 2026 – Tribune collective « En 2027, la République se défend aussi dans les quartiers populaires », publiée dans Médiapart

Tribune collective dont Nathalie Tehio, présidente de la LDH, est signataire

Lire la tribune dans Médiapart

Les quartiers populaires et leurs habitantes et habitants pourraient être les premiers visés par un projet politique qui remet en cause les fondements de notre République. Le discours de Marine Le Pen sur la « priorité nationale », le 13 septembre, rappelle ce péril. Un ensemble de personnalités engagées dans la défense des quartiers populaires refuse « que les quartiers populaires deviennent le laboratoire d’une République qui trie les personnes et leurs droits. »

Avant même que la France ne s’éveille, beaucoup sont déjà là. L’aide-soignante. Le conducteur de bus. La femme de ménage. L’éboueur. L’ouvrier. Le chauffeur VTC. La gardienne d’immeuble. Ces travailleuses et travailleurs vivent souvent dans ces quartiers populaires que certains ne regardent qu’à travers les faits divers. C’est la France qui soigne, protège, éduque, construit, transporte.

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Source: 17 septembre 2026 – Tribune collective « En 2027, la République se défend aussi dans les quartiers populaires », publiée dans Médiapart

Rapport annuel de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels 20 septembre, 2026

Sortie du rapport de l’Observatoire des expulsions des lieux de vie informels 2025

Comme chaque année, ce 7ème rapport de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels nous rappelle à quel point la réalité quotidienne des personnes vivant en habitat précaire (squats, bidonvilles, installations de tentes, abris de fortune, etc.) est difficile face aux expulsions répétées de leur lieu de vie.

Du 1er janvier au 31 décembre 20251, l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels a recensé 1 240 expulsions en France : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Dans 92% des cas, une partie ou l’ensemble des personnes expulsées n’ont reçu aucune proposition d’hébergement ou de logement.

Ce rapport présente les données relatives aux expulsions de lieux de vie informels collectées en 2025, à la lumière de celles compilées depuis la création de l’Observatoire en 2018. L’état des lieux est inquiétant : les habitant-e-s des lieux de vie informels sont les cibles d’expulsions à répétition. Une large part de celles-ci restent non anticipées et menées sans information préalable des personnes concernées. Dans le même temps, les expulsions sans fondement légal augmentent et la part d’expulsions lors desquelles des personnes ne reçoivent aucune proposition d’hébergement ou logement reste écrasante.

Au-delà des chiffres publiés, l’Observatoire met en évidence les retentissements multiples des expulsions sur les personnes, que ce soit sur la santé physique et psychique, la scolarité des enfants, ou encore l’exposition à des violences et des discriminations. Année après année, les constats se répètent : le très grand nombre d’expulsions met à mal les parcours de vie des personnes. Face à ces expulsions quotidiennes et répétées, la précarité des personnes ne fait que s’accentuer : leur dignité, leurs droits et la perspective d’une vie meilleure sont bafoués.

Ainsi, le rôle de l’Observatoire reste plus que jamais nécessaire. Tous ces récits et analyses visibilisent des réalités où les droits des personnes sont entravés et violés. Ces constats ont conduit à la rédaction d’une Charte pour le respect des droits et la dignité des habitant·es de lieux de vie informels qui rappelle la nécessité de protéger les habitant·es lors de leur installation sur un lieu de vie, dans la mise en oeuvre des expulsions et face aux effets de celles-ci

L’Observatoire est le fruit d’une mobilisation collective.

Il se nourrit des contributions d’un réseau d’acteur-ices engagé-e-s auprès des personnes vivant en habitat informel. Il s’appuie sur les expériences de vie que des personnes acceptent de partager et sur les expertises des chercheuses et chercheurs de son comité scientifique. La diversité des contributions et des territoires d’ancrage font la richesse de ses analyses et des messages qu’il porte.

Face à la répétition des constats et l’urgence des situations, les alertes de l’Observatoire doivent aujourd’hui trouver un écho auprès des institutions pour que des réponses ambitieuses soient apportées : il faut que les politiques publiques s’engagent à agir dans l’intérêt des personnes. Des exemples de bonnes pratiques existent sur le territoire et gagneraient à être mieux connues. Les recommandations de l’Observatoire, qui s’appuient sur l’expérience des acteur-ices de terrain, sont une base pour l’action.

Pour finir, il est important de rappeler que cette dernière décennie constitue un tournant. En effet, elle a fortement été marquée par des difficultés et craintes sérieuses vis-à-vis des associations. Nous observons qu’à tous les niveaux, le travail associatif est mis à mal tant d’un point vue économique que dans la liberté d’action. Nous avons dû cette année, pour la première fois, faire face à la disparition de certains acteur-ices de notre réseau. Ce travail associatif est une force et un maillage important sur le territoire national : nous devons aujourd’hui, plus que jamais, nous mobiliser pour le préserver et le faire perdurer.

Paris, le 10 septembre 2026

Lire le rapport 2025 de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels

Source: Rapport annuel de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels

CERCLE DE SILENCE SAMEDI 12 SEPTEMBRE 8 septembre, 2026

Chers amis,

A Cotonou, capitale du Bénin, s’est tenu il y a un mois, du 4 au 8 août, la 17ème édition du Forum social mondial, réunissant les représentants de 108 pays, Forum au cours duquel fut créé un Village de la migration afin d’écouter plus spécifiquement les témoignages des personnes ayant survécu aux cruelles épreuves de l’exil. Deux sujets y ont notamment été abordés : la migration féminine et la résistance face à la criminalisation de la migration.

Il nous a semblé important – même si le FSM en tant que tel se pose des questions sur sa pertinence et son avenir – de citer quelques passages de la Déclaration du collectif de survivant.es publiée à l’issue du Forum et signée par 60 organisations de solidarité majoritairement africaines.

« Celles et ceux d’entre nous qui parlent à partir de leur expérience vécue sont des survivant.es de déserts mortels, de prisons, de centres de détention, de vols, d’expulsion, de refoulements, d’agressions racistes, d’enlèvements en mer, d’esclavage, de viols et d’autres formes de traitement inhumain. Nous parlons en tant que personnes dont les corps ont servi à ériger des frontières, dont la souffrance a été transformée en politiques déshumanisantes qui organisent l’exclusion, et dont les morts ont été réduits à des statistiques pour justifier la nécessité de la « gestion de la migration».

Partout dans le monde, le discours de l’invasion a été réactivé pour démanteler la protection des réfugié.es, légitimer les expulsions massives et transformer les communautés de migrant.es en ennemis électoraux. Les migrant.es sont exploité.es à des fins politiques et soumis.es à un système fondé sur le racisme, la peur et les punitions collectives. La violence que nous affrontons s’inscrit dans un même continuum de violence coloniale, qui s’étend des zones frontalières jusqu’au cœur des villes, où les violences policières, le profilage racial, la détention, les refoulements et la criminalisation des personnes en mouvement reproduisent la même logique d’exclusion, de contrôle et de confinement racialisés. Les routes de l’esclavage sont réactivées aujourd’hui à travers des processus de dépossession et de marchandisation de la vie humaine qui poussent une jeunesse désespérée vers des routes maritimes extrêmement périlleuses et transforment les océans en cimetières»

Notons que les très jeunes enfants ne se sont évidemment pas exprimés au FSM ; la Cimade nous interpelle cependant à leur sujet en soulignant que l’Union européenne a franchi une ligne rouge avec le pacte sur la migration et l’asile puisqu’il autorise désormais les Etats à ficher, priver de liberté et traiter comme des menaces les enfants exilés !

Ainsi, au moment de la rentrée des classes, nous constatons avec la Cimade, qu’il n’est plus question de protéger, mais bien de contrôler les enfants arrivés à nos frontières dans les révoltantes conditions que l’on connait.

Nous vous attendons nombreux au prochain cercle de silence, samedi 12 septembre, de 11h30 à midi, place de la Rotonde à l’orée des Allées Provençales.

Philippe Chouard

Pièces jointes

Uber condamné pour la troisième fois pour non respect du RGPD, une nouvelle victoire pour les chauffeurs 1 septembre, 2026

Communiqué LDH

La LDH se félicite de la condamnation d’Uber par l’Autorité de protection néerlandaise (AP) à une amende de 825 millions d’euros pour avoir utilisé un système de décisions automatisées pour déconnecter des chauffeurs temporairement ou définitivement.

Il s’agit de la troisième condamnation depuis que la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), représentant 170 chauffeurs de la plateforme Uber, a porté une plainte collective auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) en 2020. Uber ayant son siège européen aux Pays-Bas, c’est l’AP qui, dans le cadre de la procédure du « guichet unique », a eu à traiter cette plainte.

Cette condamnation fait suite à celles pour manquements au Règlement général sur la protection des données (RGPD) en décembre 2023 (manquement à l’information des chauffeurs) et juillet 2024 (transferts des données personnelles des chauffeurs vers des serveurs installés aux États-Unis).

Dans sa décision du 21 août 2026, l’Autorité néerlandaise, en coordination avec la Cnil, a considéré qu’Uber a enfreint l’article 22 du RGPD qui affirme que la personne concernée a le droit de ne pas faire l’objet d’une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage, produisant des effets juridiques la concernant ou l’affectant de manière significative de façon similaire.

Si cette condamnation démontre l’importance de la protection que peut apporter le RGPD, il est toutefois déplorable que cette décision arrive très tard pour des travailleurs qui ont subi un tel préjudice.

Paris, le 31 août 2026

Source: Uber condamné pour la troisième fois pour non respect du RGPD, une nouvelle victoire pour les chauffeurs

Lettre ouverte au maire de Deauville 1 septembre, 2026

Lettre ouverte de l’Observatoire de la liberté de création, dont la LDH est membre, adressée au maire de Deauville

Objet : Censure d’une photographie au Deauville Sport Images Festival

Messieurs,

L’Observatoire de la liberté de création vient d’avoir connaissance de la censure que vous avez exercée sur une photographie exposée dans le cadre du Deauville Sport Images Festival. La photographie censurée est du reporter palestinien Jehad Alshrafi, qui travaille pour Associated Presse et l’agence SIPA.

Cette photographie représente un match de football organisé dans les ruines de Gaza.

Nous vous rappelons qu’en France, la liberté d’expression, la liberté de création et de diffusion des œuvres, ainsi que la liberté de programmation sont protégées par les lois, notamment celle sur la presse et la loi LCAP de juillet 2016. Les collectivités territoriales ont pour mission, en vertu de l’article 3 de la loi LCAP, de « définir et mettre en œuvre une politique de service public construite en concertation avec les acteurs de la création artistique », avec les objectifs suivants :
« 3° Garantir la diversité de la création et des expressions culturelles, en mobilisant notamment le service public des arts, de la culture et de l’audiovisuel ;
4° Garantir la liberté de diffusion artistique en développant l’ensemble des moyens qui y concourent ;
7° Garantir, dans le respect de l’équité territoriale, l’égal accès des citoyens à la création artistique et favoriser l’accès du public le plus large aux œuvres de la création, dans une perspective d’émancipation individuelle et collective, et mettre en valeur ces œuvres dans l’espace public par des dispositifs de soutien adaptés, dans le respect des droits des auteurs et des artistes ; »

L’article 3 se conclut ainsi :
« Dans l’exercice de leurs compétences, l’Etat, les collectivités territoriales et leurs groupements ainsi que leurs établissements publics veillent au respect de la liberté de programmation artistique. »

Nous ajoutons que la loi pénale punit l’entrave aux libertés de création et de diffusion des œuvres dans des conditions définies à l’article 431-1 du code pénal.

Nous comprenons des informations à notre disposition que cette photographie a été choisie par l’équipe artistique en charge de la direction du Festival, exposée puis déposée à votre demande, à la suite de demandes que vous auriez reçues, ce que vous avez confirmé à la presse selon les articles que nous avons
pu consulter.

Vous avez, toujours d’après la presse, expliqué cette censure ainsi : « Nous ne voulons pas entrer dans la polémique, ni heurter qui que ce soit ». Mais en procédant à cet acte de censure, vous êtes entrés de plain-pied dans la polémique par un acte illégal puisqu’il porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales.

Nous vous demandons fermement de revenir sur cette décision qui n’est fondée ni en fait ni en droit, cette censure heurtant l’ensemble des citoyens souhaitant prendre librement connaissance de l’œuvre. Qu’elle ne plaise pas à tout le monde n’est pas un argument qui peut justifier son invisibilisation, et il vous revient, en tant qu’élu, de calmer les ardeurs de ceux qui prétendent imposer leur vision du monde, et de ne pas leur prêter main-forte.

Le Festival se tenant jusqu’au 6 septembre, vous voudrez bien nous répondre par retour et rétablir l’œuvre sous 24 heures. A défaut, nous rendrons publique la présente lettre et nous serions contraints de saisir la justice pour demander l’annulation de votre décision.

Espérant que vous accéderez à notre demande, nous souhaitons que le dialogue s’établisse entre nous et vous suggérons, si vous considérez devoir vous adresser aux personnes qui vous ont demandé cette censure, d’organiser un débat citoyen rappelant les principes fondamentaux de notre République. Nous y participerions bien volontiers.

Vous trouverez enfin sur notre site l’ensemble de la documentation permettant de vous éclairer sur qui nous sommes, les organisations qui composent notre Observatoire, notre partenariat avec le ministère de la Culture et l’ensemble des informations et actions que nous mettons à disposition des professionnels et des élus pour que soient respectées les libertés que nous défendons.

Bien cordialement,

Agnès Tricoire, Présidente de l’Observatoire de la liberté de création

Paris, le 26 août 2026

Télécharger la lettre ouverte.

Retrouvez cette lettre ouverte sur le site de l’Observatoire de la liberté de création.

Source: Lettre ouverte au maire de Deauville

CONFERENCE-DEBAT SUR L’INCESTE 28 août, 2026

CONFÉRENCE-DÉBAT organisée par la LDH  :

L’INCESTE, SORTIR DU SECRET

avec Solenne, victime de violences incestueuses, qui témoignera du chemin qu’elle a parcouru

et

Me Mireille de Portalon, avocate honoraire, très engagée dans la défense des mineurs en Justice,

Me Margaux Sblandano, docteur en droit, membre de la Commission mineurs du Barreau d’Aix-en-Provence.

MERCREDI 9 septembre, 19h, salle Voltaire

Face à l’inaction des politiques, mobilisons-nous ! 28 août, 2026

Communiqué commun dont la LDH est signataire

42°C à l’ombre, au moins 7300 morts supplémentaires liées à la canicule, 42 000 hectares brûlés en Gironde… Nous ne pouvons plus vivre un été comme celui que nous venons de passer, sans réponse face à la situation.

Canicules, incendies, sécheresses… Ces dernières semaines nous ont dramatiquement rappelé que les conséquences du changement climatique nous frappent déjà au quotidien. Nous sommes très nombreuses et nombreux – particulièrement les personnes les plus vulnérables – à être impacté-es alors que nombre de nos responsables politiques se rendent coupables d’inaction climatique.

C’est pourquoi, nous avons décidé d’agir. Face à l’urgence, un collectif inédit de près d’une trentaine d’organisations s’est créé : syndicats de pompiers, d’infirmières et d’infirmiers, de travailleuses et travailleurs, associations de protection de l’environnement, d’aide aux personnes vulnérables, de droits humains, de protections des animaux, de solidarité internationale… Nous lançons, ensemble, un appel à se rassembler pour exiger des moyens pour lutter contre les changements climatiques et les atteintes aux droits qu’ils provoquent.

Dans quelques semaines, les parlementaires vont discuter et voter le budget de l’État : elles et ils doivent impérativement prévoir les moyens financiers pour nous préparer à faire face aux conséquences de cette situation, tout en agissant pour l’atténuation des changements climatiques, à la hauteur des enjeux et de l’urgence.
Augmentation réellement substantielle du Fonds vert pour les collectivités, taxation des entreprises des énergies fossiles, principaux responsables de la crise climatique, mise en place d’un plan grand chaud… Des solutions existent, pour répondre à l’urgence et par des évolutions structurelles. Elles doivent être financées et mises en œuvre sans délai. Nous pouvons encore inverser la tendance.

A Paris le 15 septembre 2026, rejoignez-nous à 19h30 à Bercy devant le ministère de l’Économie et des Finances. Unissons nos voix pour exiger des actes !

SignatairesListe des signataires

Paris, le 27 août 2026

En savoir plus sur le collectif

Source: Face à l’inaction des politiques, mobilisons-nous !

Avignon : la LDH se mobilise après l’agression raciste d’une mère et ses enfants 28 août, 2026

Le 27 mai 2026, alors qu’elles se trouvaient sur le parking d’un centre commercial où elles faisaient leurs courses, deux femmes et leurs enfants furent la cible d’une violente agression raciste de la part d’un homme. Les enfants s’étaient simplement intéressés aux animaux de cirque présents sur ce même parking.

L’homme les injuria de « sales nègres » avant de s’en prendre physiquement à elles. L’une de ces femmes se verra reconnaître dix jours d’incapacité totale de travail et tous demeurent profondément choqués.

L’auteur des faits fut amené à répondre de ses actes lors d’une audience devant le tribunal correctionnel d’Avignon le 21 juillet 2026. La LDH s’est constituée partie civile aux côtés des victimes.

A l’issue de l’audience, l’homme fut reconnu coupable des faits de violences volontaires à caractère raciste qui lui étaient reprochés, et condamné à six mois de prison ferme.

La LDH se félicite de cette reconnaissance de culpabilité et rappelle que de tels faits n’ont pas leur place dans notre société.

Source: Avignon : la LDH se mobilise après l’agression raciste d’une mère et ses enfants

Agde : la campagne d’affichage douteuse du nouveau maire RN 28 août, 2026

Pour communiquer autour de ses arrêtés visant à punir certains comportements et incivilités, la municipalité a fait procéder à une campagne d’affichage de visuels générés par l’intelligence artificielle.

L’une d’entre elle représente trois hommes qui peuvent être perçus comme d’origine maghrébine, fumant de la chicha sur une plage, avec une enceinte démesurée et des détritus à leurs pieds. L’affiche est accompagnée du slogan : « ta chicha et ta musique on n’en veut pas ! Nos vacances, tu les respectes », du montant de l’amende encourue et du logo de la mairie. Si, suite à l’émoi légitimement suscité par un tel visuel, l’affiche a été retirée de l’espace public – corroborant ainsi son caractère problématique – elle figurerait également dans le bulletin municipal.

Le choix des personnes figurant sur cette affiche n’est pas neutre ni dû au hasard, l’intelligence artificielle générant des visuels conformes aux demandes qui lui sont précisément adressées.

Cette représentation véhicule des stéréotypes racistes en ce qu’ils associent une communauté à des comportements répréhensibles, suscitant ainsi du public la haine et le rejet de celle-ci.

Indignée par de tels visuels susceptibles de constituer une infraction pénale, la LDH a adressé un signalement au Procureur de la République localement compétent le 17 août 2026.

Source: Agde : la campagne d’affichage douteuse du nouveau maire RN