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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives du tag : Maghreb – Moyen-Orient

L’État français livre des bateaux à la Libye : des ONG saisissent la justice ! 30 avril 2019

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Nos huit associations saisissent aujourd’hui la justice pour dénoncer la complicité de la France dans les violations des droits humains en Libye. Elles demandent auprès du tribunal administratif de Paris la suspension d’une livraison d’équipements prévue par le ministère des Armées à destination des garde-côtes libyens compte tenu de doutes sérieux sur sa légalité.

En février dernier, Florence Parly, ministre des Armées, annonce l’achat par la France de six embarcations rapides au profit des garde-côtes libyens pour faire face au « problème de l’immigration clandestine ». Pour la première fois, la France affiche publiquement une collaboration bilatérale directe et concrète avec les garde-côtes libyens. En achetant six bateaux pour leur compte, la France participe au cycle de violations des droits humains commis en Libye à l’encontre des réfugiés et des migrants en donnant des moyens logistiques pour les intensifier.

La France contrevient aussi à ses engagements internationaux que sont le Traité sur le commerce des armes et la Position commune 2008/944/PESC de l’Union européenne qui lui interdisent de procéder à des transferts de matériel militaire vers des pays où ils risquent d’être utilisés pour commettre ou faciliter des violations graves des droits humains.

Les garde-côtes libyens ont pourtant, à plusieurs reprises, délibérément mis en danger la vie et la sécurité des réfugiés et migrants qu’ils sont censés secourir : en repoussant à l’eau des personnes en détresse, en les menaçant de leurs armes, en tirant des coups de feu. Des cas de vols sur les rescapés ont été également recensés, de même que des menaces à l’encontre d’équipages de navires d’ONG engagées dans des opérations de sauvetage.

En livrant ces bateaux aux garde-côtes libyens, la responsabilité de la France est d’autant plus importante que la plupart des personnes actuellement détenues dans les centres de détention en Libye ont été interceptées en mer par les garde-côtes libyens. Les réfugiés et migrants sont systématiquement transférés dans des centres de détention où ils sont maintenus dans des conditions inhumaines. Les viols, la torture, les exécutions extrajudiciaires, le travail forcé et l’esclavage font partie des violences extrêmes auxquelles sont exposés les réfugiés et migrants en Libye.

L’État français ne peut ignorer la situation qui prévaut en Libye et les conséquences de cette livraison sur la vie et la sécurité de ces personnes : la France devient officiellement complice des atteintes commises à leur encontre.

Ces bateaux sont le symbole de l’externalisation vers la Libye des politiques européennes de contrôle des migrations. Depuis plusieurs années, nos associations et des instances internationales alertent régulièrement sur les conséquences de cette collaboration pour les droits des personnes migrantes et réfugiées qui sont piégées dans cet enfer. Les soutiens financiers et matériels des gouvernements européens aux garde-côtes libyens se sont accélérés ces dernières années, en échange de leur coopération en vue d’empêcher les réfugiés et les migrants d’atteindre les côtes européennes.

COMPLÉMENTS D’INFORMATION

– Sur le recours déposé devant le tribunal administratif

Les huit ONG demandent la suspension de la décision de livrer des embarcations à la marine libyenne compte tenu du doute sérieux pesant sur la légalité de la décision révélée par la ministre des Armées. Cette suspension est demandée dans l’attente d’une décision définitive du juge administratif sur cette question. Les ONG sont représentées par maître Crusoé. Elles invoquent : 1) la violation des embargos onusien et européen sur la livraison de matériel militaire à la Libye ; 2) les règles relatives au transfert d’équipements militaires, au premier rang desquelles le Traité sur le commerce des armes imposant à la France de ne pas procéder à du transfert de matériel militaire qui aurait pour conséquence de violer le droit international ; 3) la responsabilité de la France « pour fait internationalement illicite » du fait des conséquences prévisibles de la livraison des six embarcations sur les droits humains des migrants et réfugiés interceptés puis débarqués sur le sol libyen.

– Sur les bateaux considérés comme équipement militaires

Le ministère des Armées a précisé publiquement, le 21 février 2019, qu’il était question de fournir des embarcations rapides à coque semi-rigide produites par l’entreprise française Sillinger. Selon les informations publiques disponibles, il s’agirait d’embarcations de 12 mètres de long, qui seraient fournies sans armement ni support pour armement. Selon la législation française sont considérés comme des navires de guerre, ceux « spécialement conçus ou modifiés pour l’usage militaire, quel que soit leur état d’entretien ou de service, et qu’ils comportent ou non des systèmes de lancement d’armes ou un blindage ». Ces embarcations étant considérées comme du matériel de guerre, elles sont soumises au régime d’autorisation des exportations de matériels de guerre, même s’il s’agit comme dans le cas présent d’une cession gratuite. Une évaluation du risque à l’exportation de ces six embarcations aurait dû être réalisée en se fondant sur le Traité sur le commerce des armes ainsi que sur la Position commune 2008/944/PESC du Conseil du 8 décembre 2008, qui définit des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires. Aujourd’hui, l’absence de transparence sur les exportations d’équipements militaires est telle qu’il est impossible de vérifier si la France s’est conformée à ses engagements internationaux.

Sur la situation des réfugiés et migrants en Libye

Plus de 6 500 réfugiés et migrants sont actuellement arbitrairement détenus dans une quinzaine de centres de détention libyens, officiellement sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Parmi ces personnes détenues, environ 3 000 le sont dans des zones où se déroulent les combats en cours depuis le 4 avril 2019 ou à proximité. Bloquées, exposées aux tirs croisés, et avec un accès encore plus restreint que d’ordinaire à des ressources vitales, elles doivent être évacuées de toute urgence hors de Libye.

Signataires : Amnesty international, Médecins sans frontières, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, la Cimade, Avocats sans frontières, ASGI, Migreurop

Paris, le 25 avril 2019

Télécharger le communiqué au format PDF

Source: L’État français livre des bateaux à la Libye : des ONG saisissent la justice !

Campagne pour la libération des enfants palestiniens emprisonnés par Israël 17 avril 2019

La LDH soutient l’appel à rassemblement du jeudi 18 avril à 18h place Saint-Michel à Paris

 https://liberez-enfants-palestiniens.fr

La politique de terreur menée par Israël contre les enfants palestiniens doit cesser ! 5450Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes pour raisons politiques. Parmi eux : 205 enfants dont 32 de moins de 16 ans ; 48 femmes ;  497 détenus administratifs ; 340 sont de Jérusalem Est ; 294 sont de la bande de Gaza.

A l’initiative de la Coordination des associations palestiniennes : Forum Palestine citoyenneté ; Association de Palestiniens en Ile-de-France ; GUPS ; Comité pour le respect des droits de l’Homme en Palestine ; et avec le soutien de plus de 120 personnalités, associations, organisations  syndicales et politiques dont : Attac, Association France Palestine Solidarité (AFPS), ATMF, ARAC, Campagne BDS, CCFD-Terre, Solidaire Paris, EELV, Ensemble, Femmes  Egalité, FTCR, Mrap, NPA,PG, PCF, PCOF, Solidaires, UJFP, UJR IdF…

Israël est le seul pays au monde à poursuivre systématiquement, chaque année, entre 500 et 700 enfants devant les tribunaux militaires sans aucun respect des droits fondamentaux à un procès équitable. Depuis début 2018, plus de 900 enfants palestiniens âgés de moins 18 ans de la Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est ont été arrêtés et, selon les statistiques de mars 2019 d’ADDAMEER (organisation palestinienne de soutien aux prisonniers et aux droits de l’Homme), 205 enfants sont toujours en détention, dont 32 ont moins de 16 ans.  Ils sont détenus dans les prisons israéliennes, dans des conditions intolérables et en totale violation de la Convention internationale des droits de l’enfant. L’accusation la plus répandue contre les enfants est le jet de pierres, « crime » passable de 20 ans de prison. Depuis 2000, plus de 12000 enfants palestiniens ont été arrêtés par l’occupant israélien. Au mépris des conventions internationales des droits de l’enfant: dans 40 % des cas, ils sont arrêtés la nuit, arrachés à leur sommeil, sous les yeux de parents résistants mais impuissants ; la  grande  majorité  font  état  de  violences  physiques, verbales, d’humiliations lors  du transfert au centre d’interrogatoire, pendant les interrogatoires puis la détention… L’accusation la plus courante (qui sert de prétexte à l’arrestation des enfants) est le jet de pierre, « crime » passible de 10 à 20 ans de prison ! Une fois libérés, ils continuent à être harcelés par les forces de répression israéliennes ou assignés à résidence.

Nadeem, le jeune ex-prisonnier, plusieurs fois détenu depuis l’âge de 13 ans, venu témoigner de ses conditions de détention lors d’une tournée en France en novembre 2018, a été à nouveau arrêté en février 2019 durant 5 jours, sans motif. Ces arrestations et détentions d’enfants illustrent la politique de punition collective à laquelle se livre l’Etat  d’apartheid israélien qui tente de les recruter comme informateurs, leur fait signer des textes en hébreu, et exerce un racket financier sur les familles en les forçant à payer de lourdes amendes pour leur libération. Ces arrestations et détentions ont un impact sur la santé mentale des enfants. Ils souffrent d’un sentiment d’insécurité permanent, de  troubles de stress post-traumatique et finissent trop souvent par abandonner leurs études. En s’en prenant aux enfants, l’Etat d’apartheid israélien tente de briser toute résistance palestinienne et tout espoir futur.

Soutenez la campagne en signant la pétition.

Paris, le 16 avril 2019

Source: Campagne pour la libération des enfants palestiniens emprisonnés par Israël

L’immigration en France et en Europe solidaire du peuple algérien 12 mars 2019

Communiqué commun en solidarité avec le peuple algérien

Les manifestations du 22 février, 24 février et 1er mars 2019 contre le « cinquième mandat » de l’actuel président a pris, en quelques jours, une ampleur sans précédent dans l’histoire contemporaine de l’Algérie. Au fil des contestations à travers tout le pays – et qui se poursuivront par les « marches du 8 mars » –, ce refus du « cinquième mandat » est devenu l’expression d’un rejet total d’un pouvoir autoritaire qui perdure depuis l’indépendance. 

Ce mouvement démontre aux yeux du monde entier, par son caractère pacifique et citoyen, une grande maturité de la jeunesse algérienne, des femmes et des hommes de tous âges et de toutes classes sociales qui sont descendus dans les rues des villes et des villages de tout le pays.

Dans l’immigration, plusieurs manifestations de solidarité se sont déroulées, faisant la démonstration que la mobilisation du peuple algérien pour exiger un Etat de droit, les libertés, la justice sociale et une véritable citoyenneté, est dans le prolongement des mêmes revendications des peuples aussi bien au Maghreb, au Moyen-Orient, qu’à travers le monde.

Nous, associations de l’immigration et de solidarité en France et en Europe, signataires :

  • affirmons notre total soutien et notre solidarité avec les manifestations – en cours et à venir – du peuple algérien contre le « cinquième mandat », pour l’Etat de droit, les libertés et la justice sociale ;
  • mettons en garde le pouvoir en place de toute tentative de dérive autoritaire cherchant à dévoyer les revendications pacifiques du peuple algérien ;
  • appelons l’ensemble de l’immigration et les ami-e-s de l’Algérie à travers le monde à la vigilance pour que les revendications légitimes du peuple algérien soient satisfaites.

Rassemblement à Paris, place de la République,

dimanche 10 mars 2019, 

de 12 heures à 15 heures 

Le 7 Mars 2019

Premiers signataires 

Organisations : Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) ; Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) ; Immigration Développement Démocratie (IDD) ; APEL-Egalité ; Association Na’oura-Bruxelles  ; Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort) ; Association des Marocains en France (AMF) ; Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)  ; Association tunisienne Culture et solidarité ; Association des Tunisiens en France (ATF) ; Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF) ; Association marocaine des droits humains (AMDH)-Paris ; Association des Tunisiens du nord de la France (ATNF)-Lille ; Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM)   ; Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA) ; Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; AIDDA ; Association Zembra Écho  ; Aknarij (Association pour la promotion d’une citoyenneté active des deux rives)-Pays-Bas ; Comités pour le développement et le patrimoine (CDP)-France ; Collectif 3C Culture et Citoyenneté ; Collectif des femmes tunisiennes (CTF) ; Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie (CVDT)-Belgique ; CEDETIM-IPAM ; Droit au logement (DAL) ; Droit devant ; Emcemo (Centre euroméditerranéen migration et développement)-Pays-Bas ; Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (Fasti) ; Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR) ; Femmes Plurielles ; Fondation Copernic – France ; KMAN – Hollande ; Ligue des droits de l’Homme (LDH)  ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – Mrap ; – Mouvement citoyen des Tunisiens en France (MCTF) ; Mouvement Ecolo ; Forsem (Forum de solidarité euro-méditerranéenne) ; Plate-forme euro-marocaine développement et citoyenneté  ; Plate-forme des Marocains d’Amsterdam ; Réseau euro-maghrébin citoyenneté et culture (REMCC)  ; Union syndicale Solidaires ; Union des Tunisiens pour une action citoyenne (UTAC)

Personnes : Abdelhamid Maha, chercheure en géographie sociale ; Abdessamad Hichem, traducteur, historien ; Afarki Abderrahim, bibliothécaire ; Allal Mourad, militant associatif ; Allal Tewfik, militant associatif ; Alaoui Mehdi, responsable associatif ; Amara Jean-Claude, Droit Devant  ; Angeli Verveine, syndicaliste ; Baaboura Noureddine, juriste, militant associatif ; Benameur Ali, universitaire ; Benhaim Raymond, cedetim ; Ben Hiba Tarek, militant associatif ; Ben Said Mohamed, militant associatif ; Ben Youssef Adnane, militant associatif ; Bessis Sophie, historienne ; Bhar Mohamed, artiste musicien ; Bouguerra Larbi, membre de l’Académie tunisienne Beyt al-Hikma (Carthage) ; Boumedienne Alima, avocate, ancienne sénatrice ; Boursier Philippe ; Chaabane Nadia, député Constituante (2011-2014) Tunisie ; Chenchabi Hedi, militant associatif ; Cherbib Mouhieddine, défenseur des droits humains ; Cukier Alexis ; Dakhlia Jocelyne, universitaire   ; Dréano Bernard, militant associatif ; Dridi Mohsen, militant associatif  ; El Amri Aida, médecin radiologue, présidente de ATCS ; EL Hadjali Fathi, militant associatif   ; El Kherchi Driss, militant associatif ; Elkhorchi Driss, militant associatif – Bruxelles ; Ellala Mohamed-Lakhdhar, militant politique   ; Enjalan Stephane, syndicaliste ; Eyraud Jean-Baptiste, DAL ; Faoual Raoudha, militante politique et associative ; Ferjani Mohamed Chérif, universitaire   ; Gaillot Jacques, évêque   ; Gineste Pierre, militant associatif ; Habel Janette  ; Habache Youssef, président CDP, Palestine/France ; Hamrouni Mohamed, militant associatif ; Hidouci Ghazi, économiste, ancien ministre  ; Jendoubi Kamel, défenseur des droits humains  ; –  Journée-Duez Aurélie, doctorante en anthropologie ; Kacimi Mohamed, écrivain ; Khalfa Pierre, Fondation Copernic ; Kitar Abderrazek, militant associatif ; Laabi Abdellatif, écrivain   ; Le Moal Patrick ; – Lévy Catherine, sociologue CNRS, retraitée, ancienne «pied-rouge »  ; M’Hamdi Hend, présidente CVDT-Belgique ; Mkichri Aziz, militant associatif – Bruxelles ; Menebhi Abdou, militant associatif – Amsterdam ; Pelletier Willy ; Rahim Rezigat, ancien militant du FLN et détenu en France pendant la guerre de libération  ; Samary Catherine, économiste altermondialiste ; Sauterey François, « pied-rouge », responsable associatif ; Sraieb Hédi, économiste, consultant international ; Toukabri Tarek, militant associatif ; Vergiat Marie Christine, députée européen ; Zniber Abdallah, militant associatif


Source: L’immigration en France et en Europe solidaire du peuple algérien

Soutien au mouvement populaire en Algérie 6 mars 2019

La Ligue des droits de l’Homme soutien l’appel au rassemblement, organisé collectivement par des associations et organisations de l’émigration algérienne en France.
Rappelons que ce 2 mars, à travers toute l’Algérie se déroulent des marches contre le « cinquième mandat », pour l’Etat de droit, la justice sociale et les liberté.

Appel à rassemblement
place de la République, Paris,
dimanche 3 mars 2019, 12 heures

Le peuple algérien démontre son refus d’une énième forfaiture. Il rejette en bloc le coup de force et l’humiliation de trop que veut imposer le régime à toute la nation, à travers le « cinquième mandat » – un symbole d’un système illégitime et corrompu.
La journée de mobilisation du 22 février 2019, au cours de laquelle, sur l’ensemble du territoire national, les citoyennes et les citoyens ont manifesté pacifiquement et dans un esprit de fraternité leur ras-le-bol, prouve que la société est unie et adhère avec force à un idéal : celui d’une Algérie meilleure et prospère, où règnent la justice et la liberté.
Ayant usé de tous les subterfuges pour diviser les enfants d’un même pays, le régime n’a pas eu raison de la volonté et de la vivacité de la société.
C’est avec une admiration et une immense fierté que nous avons observé les marches populaires pour exiger le départ du système. Ni casse, ni violences, ni agressions. La société algérienne a donné l’une des plus belles leçons de mobilisation et de militantisme.
Les démonstrations populaires ont suscité l’espoir que le régime a longuement voulu étouffer. Cet espoir nous rassemble toutes et tous, et nous interpelle quant à notre devoir de citoyens à soutenir nos compatriotes.
Nous ne voulons pas de ce système qui pousse à l’exil, qui dilapide les richesses, qui gère par la corruption et les passe-droits, qui empêche le développement, qui creuse les inégalités, qui écarte les compétences, qui nie les aspirations des Algériennes et des Algériens et, plus que tout, représente un danger pour l’avenir du pays et sa jeunesse.
Non au cinquième mandat, non au système prédateur, non à l’illégitimité.
Oui au changement radical, oui à un Etat de droit, oui à la démocratie, oui à une justice indépendante.
Nous, citoyennes et citoyens algériens établis à l’étranger, appelons nos compatriotes à venir au rassemblement qui aura lieu dimanche 3 mars 2019, à 12 heures, à Paris, place République, pour affirmer notre soutien à nos concitoyens, ainsi que notre détermination pour exiger la fin du système.

Nous rappelons les rassemblements suivants organisés par notre diaspora :
– Lyon : samedi 2 mars, à 14 heures, devant le Consulat général d’Algérie.
– Marseille : dimanche 3 mars, à 14 heures, à Porte-d’Aix.
– Toulouse : dimanche 3 mars, à 14 heures, place du Capitole.
Paris, le 27 février 2019

Les signataires, par ordre alphabétique :
– Action pour le changement en Algérie (ACA)
– Agir pour le changement et la Démocratie en Algérie (ACDA)
– Association Communauté algérienne à l’étranger (ALCAEE)
– Collectif « Debout l’Algérie »
– Collectif « Mon Algérie »
– Forum Démocratique
– Jil Jadid Europe
– Mouvement Ibtykar
– Mouvement pour la Jeunesse et le Changement (MJC)
– Mouvement Rachad
– Nida El Watan France
– Riposte Internationale
– Union pour le changement et le progrès -UCP France-







Source: Soutien au mouvement populaire en Algérie

Mesdames et Messieurs les député-e-s, vous pouvez aider à mettre fin aux souffrances des civils yéménites 11 janvier 2019

Lettre ouverte de plusieurs associations, dont la LDH, à l’attention des députés

Paris, jeudi 10 janvier 2019

 

Mesdames et Messieurs les député-e-s,

 

A la veille de la rentrée parlementaire, nous vous écrivons pour vous alerter une nouvelle fois sur la situation au Yémen où des millions de civils pris au piège de la guerre comptent sur la communauté internationale, et notamment les parlementaires français, pour consolider les fragiles espoirs de paix enregistrés ces dernières semaines.

Nous, organisations humanitaires et de défense des droits humains travaillant sur le conflit au Yémen, formulons deux recommandations précises sur le rôle que vous pouvez jouer :

  • soutenir la mission d’information parlementaire sur le contrôle des exportations d’armements nouvellement créée ;
  • exercer votre devoir de contrôle de l’action gouvernementale en vous assurant, par l’établissement d’une commission d’enquête parlementaire, que la France ne se rende pas complice de crimes de guerre au Yémen.

Nous nous réjouissons des avancées enregistrées le mois dernier en Suède où les parties au conflit se sont notamment entendues sur un retrait militaire de la ville portuaire de Hodeidah. Un cessez-le-feu à Hodeidah, point d’accès vital pour l’immense majorité des Yéménites, est une première étape essentielle pour endiguer la crise humanitaire au Yémen. Cette tragédie est la conséquence de 4 ans de guerre et de sévères restrictions imposées par les parties au conflit à l’accès à la nourriture, au carburant, aux importations médicales et à l’aide humanitaire.

La France a soutenu les pourparlers de paix, notamment en votant le 21 décembre dernier une résolution du Conseil de sécurité sur le Yémen – une première depuis mars 2015 – autorisant le déploiement d’observateurs de l’ONU à Hodeidah. Elle peut faire beaucoup plus pour aider à mettre fin aux souffrances des civils yéménites. Et c’est là que vous avez un rôle crucial à jouer, en tant qu’élu-e-s de la nation.

Au moment où les belligérants signaient un accord en Suède en présence du Secrétaire général de l’ONU, le Sénat américain votait la fin du soutien militaire des États-Unis à la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen. Ce vote sans précédent qui a réuni des élus de tous bords, peut être une source d’inspiration pour vous. Face aux graves violations des droits humains et du droit international humanitaire par l’ensemble des parties au conflit, documentées notamment par le Groupe d’éminents experts de l’ONU sur le Yémen, les parlementaires français ont le devoir de s’assurer que la France, qui continue de vendre des armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, respecte ses engagements internationaux et ne se rende pas complice de crimes de guerre au Yémen.

A cet égard, nous saluons la création d’une mission d’information sur le contrôle des exportations d’armements par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. C’est un premier pas vers plus de transparence dans un secteur connu pour son opacité. Nos organisations seront reçues le 16 janvier par les deux co-rapporteurs, vos collègues Jacques Maire (LREM) et Michèle Tabarot (LR). Nous vous invitons à prendre contact avec eux dès à présent pour vous assurer qu’ils présentent des recommandations fortes en vue d’établir un contrôle parlementaire pérenne des exportations d’armements. C’est une évolution souhaitée par l’opinion publique : 69% des Français sont favorables à un renforcement du rôle du Parlement dans le contrôle des ventes d’armes, selon un sondage YouGov de mars 2018.

Pendant que la mission d’information travaille à une plus grande transparence sur les ventes d’armes en général, il est urgent que la lumière soit faite au plus vite sur le respect par la France de ses engagements internationaux au Yémen. Nos organisations ont alerté à de nombreuses reprises sur le risque sérieux que du matériel militaire de fabrication française soit utilisé pour commettre ou faciliter des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, en violation du traité sur le commerce des armes et de la position commune de l’Union européenne. Tant qu’un doute subsiste, nous continuons à demander la suspension des transferts d’armes aux pays impliqués dans le conflit au Yémen, comme l’ont fait notamment les gouvernements allemand, danois, finlandais et norvégien.

Alors qu’un nombre croissant d’alliés de la France revisitent leur politique au regard du conflit au Yémen, nous vous demandons instamment d’exercer le rôle de contrôle de l’action du gouvernement qui vous est conféré par la Constitution en établissant une commission d’enquête sur le respect par la France de ses engagements internationaux au Yémen. Il en va de la crédibilité de la France sur la scène internationale, particulièrement au moment où elle assume la présidence du G7.

Nous espérons, Mesdames et Messieurs les député-e-s, que nos demandes retiendront toute votre attention et nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2019 et vous prions de recevoir nos sincères salutations.

 

Organisations signataires :

ACAT ; Action Contre la Faim ; Alliance internationale pour la défense des droits et des libertés (AIDL) ; Avaaz ; CARE France ; Center for Civilians in Conflict ; Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ; Handicap International ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Médecins du Monde ; Observatoire des armements ; Oxfam France ; Salam For Yemen ; Sisters’ Arab Forum for Human Rights (Yémen) ; STAND France ; SumOfUs.

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Source: Mesdames et Messieurs les député-e-s, vous pouvez aider à mettre fin aux souffrances des civils yéménites

Un prix de la CNCDH pour les défenseurs des droits de l’Homme israéliens et palestiniens 27 novembre 2018

Communiqué LDH et FIDH

La LDH et la FIDH se félicitent qu’un des prix annuels de la CNCDH soit remis cette année conjointement à l’organisation israélienne B’Tselem et à l’organisation palestinienne Al Haq pour « mettre à l’honneur l’étroit partenariat qui lie les deux associations dans la dénonciation et la lutte contre les violations des droits de l’Homme au sein des territoires occupés. »

Est ainsi reconnue pleinement l’action de terrain qu’elles mènent au service des droits de l’Homme et leur rôle de défenseurs des droits.

Paris, le 23 novembre 2018

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Source: Un prix de la CNCDH pour les défenseurs des droits de l’Homme israéliens et palestiniens

Arrêtez les violations des droits humains en Egypte ! 27 octobre 2018

Manifestation à l’appel de la FIDH, la LDH et EuroMed Droits, lundi 29 octobre, de 12h à 14h, place du Colonel Fabien à Paris

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle à rejoindre la manifestation en solidarité avec les défenseurs des droits humains attaqués en Egypte, en marge du sommet mondial des défenseurs des droits humains qui se tiendra à Paris.
Nous demandons l’arrêt les violations des droits humains en Egypte et la fin des soutien à la dictature égyptienne !

Paris, le 26 octobre 2018


Source: Arrêtez les violations des droits humains en Egypte !

Appel pour l’égalité de tous les citoyens en Israël 19 octobre 2018

Signer l’appel

Appel à l’initiative, entre autres, de Gilles Manceron membre du Comité central et coresponsable du groupe de travail « Mémoires, histoire, archives » de la LDH, et de Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Signé, entre autres, par Malik Salemkour, président de la LDH ; Jean-Pierre Dubois, Françoise Dumont, Henri Leclerc et Pierre Tartakowsky, présidents d’honneur de la LDH ; Arié Alimi, membre du Bureau national de la LDH ; Fabienne Messica, membre du Bureau national de la LDH et coresponsable du groupe de travail « Maghreb / Moyen-Orient »

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant Israël comme Etat-nation du peuple juif.

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême-droite israélienne. En une douzaine de points :

– elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
– elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
– elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
– elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie.

C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la Déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel Etat « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité.

Autant de violations des fondements d’un Etat démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non-juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi Etat-nation.

En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

– l’abolition de cette loi inique ;
– l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
– que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.

Lire l’appel sur l’Humanité

Lire l’appel sur Mediapart

Lire l’appel sur Libération

 

Signer l’appel





Source: Appel pour l’égalité de tous les citoyens en Israël

Monsieur le Président, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine 19 octobre 2018

Lettre ouverte de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH est membre

Monsieur le Président de la République,

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a récemment annoncé son intention de consulter ses partenaires européens pour aboutir à une position commune européenne sur la reconnaissance de la Palestine. Si cette démarche échouait, l’Espagne pourrait reconnaître la Palestine de son côté.

Le ministre irlandais des Affaires étrangères a exprimé une position similaire en indiquant que si les négociations de paix entre la Palestine et Israël demeuraient dans l’impasse alors l’Irlande reconnaîtrait l’Etat de Palestine. Il a également sous-entendu que d’autres pays européens pourraient adopter la même attitude.

La France devrait soutenir l’initiative espagnole et s’engager à reconnaître l’Etat de Palestine quelle que soit l’issue des consultations. Comme le déclarait Jean Asselborn en janvier 2018, « si la France reconnaissait la Palestine, d’autres États la suivraient, y compris le Luxembourg ». Le même positionnement a été observé dans d’autres pays comme la Belgique et la Slovénie. Au Royaume-Uni, le Labour Party s’est engagé à reconnaître l’Etat de Palestine s’il revient au pouvoir.

Par leur parti-pris systématique de soutien à la politique du gouvernement de B. Netanyahou, les Etats-Unis prouvent qu’ils ne peuvent en aucun cas être une référence sérieuse dans la recherche d’une solution juste à la question de Palestine. En effet, le déménagement de l’ambassade à Jérusalem reconnue par Donald Trump comme capitale d’Israël, la volonté d’annihilation de l’UNRWA et des réfugiés palestiniens, l’arrêt de la participation au financement des hôpitaux palestiniens de Jérusalem, la fermeture de la mission de Palestine à New York ou encore le départ de l’Unesco et du Conseil des droits de l’Homme ainsi que la volonté d’en finir avec la Cour pénale internationale, sont autant de mesures obéissant aux positions israéliennes et imposant un état de fait au lieu de poser les fondements d’un règlement négocié basé sur l’application du droit international.

Il n’y a pas de « plan du siècle » américain et en l’absence d’autres perspectives, c’est maintenant que la France doit s’imposer comme une alternative crédible à la « médiation » américaine. A la tribune des Nations unies, vous venez d’affirmer la primauté du droit et de la justice. L’État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale est un premier pas nécessaire en ce sens.

Enfin, en reconnaissant l’Etat de Palestine, Monsieur le Président, vous accéderez également aux demandes formulées dans les résolutions de l’Assemblée nationale et du Sénat adoptées les 2 et 11 décembre 2014.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.

Paris, le 15 octobre 2018

Claude LEOSTIC, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; André BARTHELEMY, président d’honneur d’Agir ensemble pour les droits de l’Homme ; Catherine BILLET, déléguée Générale Pax Christi France ; Me Maurice BUTTIN, président du Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR PO) ; Lucien CHAMPENOIS, vice-président de l’association « Pour Jérusalem » ; Hubert DELAUNAY, président du Comité Palestine Israël Châteaubriant ; Christophe DELTOMBE, président de La Cimade ; Haydar DEMIRYUREK et Hélène MILLET, coprésident-e-s du Groupe d’amitié islamo chrétienne (GAIC) ; Josette GAZZANIGA, présidente du Mouvement international de réconciliation (MIR) ; Bertrand HEILBRONN, président de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Patrick LE HYARIC, président de l’Association de jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) ; Renée LE MIGNOT, co-présidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Roland LOMBARD, président du Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les universités palestiniennes (CICUP) ; Danielle MOREAU et Marie YOUAKIM, co-présidentes de Ritimo ; Joseph OESTERLE, président de l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP) ; Perrine OLFF-RASTEGAR, collectif Judéo Arabe et citoyen pour la Palestine ; Emmanuel POILANE, président du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) ; Malik SALEMKOUR, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Pierre STAMBUL, co-président de l’Union Juive française pour la paix (UJFP)

Télécharger la lettre ouverte au format PDF et la fiche-contexte

Source: Monsieur le Président, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine

À Idleb, ne devenez pas les Ponce Pilate du massacre des Syriens 26 septembre 2018

Pétition signée par la LDH

Le 7 septembre 2018 à Téhéran, lors de la rencontre tripartite avec la Turquie, V. Poutine et H. Rohani ont considéré qu’Idleb, dernière grande enclave rebelle, doit retourner dans le giron du régime syrien. Cela laisse présager le scénario tant redouté d’une catastrophe humanitaire.

Russes et Iraniens avancent leurs pions en encerclant la région. Comme pour signifier qu’ils écartent une solution diplomatique, l’aviation russe frappait la province d’Idleb au moment même de la réunion.

Washington, Paris et Londres n’envisagent d’intervenir qu’en cas d’usage d’armes chimiques, ce que Vladimir Poutine et Bachar Al Assad comprennent comme un permis de massacrer les populations à l’aide d’armes conventionnelles, de privation de nourriture et de bombardements de barils de poudre.

Les démocraties vont-elles dépasser leur habituelle pusillanimité sur la Syrie ?

Une offensive sur la région d’Idleb du régime et de son allié russe ne peut que générer des centaines de milliers de réfugiés. Selon l’ambassadeur français à l’ONU, cela représente une « bombe à retardement humanitaire et migratoire » et les « évacuations forcées » sont contraires au Droit International.

S’ils laissent commettre demain à Idleb l’éradication des rebelles modérés et de leurs familles, que diront les dirigeants des grandes puissances démocratiques aux Syriens qui, par colère, dépit et désespoir, risquent de se détourner des valeurs du printemps syrien 2011 pour s’engager vers le fanatisme et l’obscurantisme ?

Texte complet : http://cpsld.free.fr/APPELS/Syrie_Idleb_Appel.pdf

Organisations : Collectif pour une Syrie libre et démocratique (CPSLD) ; Syriens chrétiens pour la paix (SCP) ; Mémorial 98 ; Ensemble ! ; Europe écologie Les Verts (EELV) ; Comsyr ; Collectif des amis d’Alep ; Ligue des droits de l’Homme (LDH)

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Source: À Idleb, ne devenez pas les Ponce Pilate du massacre des Syriens