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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives du tag : Actions en justice

Frontière franco-italienne : pratiques illégales à l’encontre des demandeurs d’asile 29 avril, 2026

Depuis le mois de janvier 2026, plusieurs dizaines d’interdictions de circuler sur le territoire français ont été délivrées à des ressortissants étrangers souhaitant demander l’asile à la frontière franco-italienne et n’ayant pas de titre de séjour dans l’Union européenne.

Si en vertu des accords de Chambéry, la France peut « remettre » à l’Italie les personnes qu’elle refoule, l’article L.622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) prévoit que « l’autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision de remise prise en application de l’article L. 621-1 à l’encontre d’un étranger titulaire d’un titre de séjour dans l’Etat aux autorités duquel il doit être remis, d’une interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée maximale de trois ans ». Or, les personnes qui se les sont vu remettre voulaient demander l’asile en arrivant en France et ne détenaient aucun titre de séjour.

Aussi, au regard d’une part de l’absence de mise en œuvre des garanties prévues par la directive « Retour » concernant la procédure de réadmission et d’autre part, du caractère illégal des interdictions de circulation sur le territoire français délivrées, plusieurs requêtes individuelles ont été déposées auprès du tribunal administratif de Marseille. Le 8 avril 2026, la LDH, l’Anafé, le Gisti et La Cimade ont décidé d’intervenir volontairement au soutien des recours en annulation, assortis de référés-suspension.

Le 16 avril 2026, si le juge des référés a admis notre intervention volontaire, il a en revanche rejeté la requête en se fondant sur le défaut d’urgence.

Un recours au fond demeure pendant.

Source: Frontière franco-italienne : pratiques illégales à l’encontre des demandeurs d’asile

La mobilisation de soutien au peuple palestinien de nouveau interdite par le Préfet de l’Hérault 30 août, 2024

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) défend le droit à la liberté d’expression et de manifestation de soutien au peuple palestinien en faveur de la paix.

A la suite de l’attentat de la synagogue Beth Yaacov à la Grande-Motte, le préfet de l’Hérault a entendu interdire toute manifestation pro-palestinienne. À l’occasion du rassemblement contre l’antisémitisme organisé à l’appel du CRIF Languedoc-Roussillon, le 17 août 2024 à Montpellier, le préfet a en effet exprimé que : « Ces manifestations place de la Comédie, je les ai déjà interdites quatre fois. Je vais continuer parce que je n’accepte pas que l’on projette des Français contre d’autres, parce que je n’accepte pas le insultes et la récupération de conflits internationaux qui fractionnent notre société. C’est insupportable. Peut-être que je n’aurai pas gain de cause devant les Tribunaux administratifs mais tant pis, j’aurai pris mes responsabilités ».

Au lendemain des attentats du Hamas le 7 octobre 2024, le préfet avait en effet interdit les rassemblements de soutien au peuple palestinien. L’arrêté d’interdiction de la manifestation avait par suite été annulée par le tribunal administratif de Montpellier, le 20 octobre 2023. Nonobstant cette ordonnance, le préfet avait renouvelé la semaine suivante l’interdiction de manifestation revendicative pour un cessez-feu à Gaza. Là encore, le 27 octobre 2023, le tribunal administratif de Montpellier suspendait de nouveau l’arrêté préfectoral. Conformément à son annonce publique, le préfet de l’Hérault a décidé le 28 août 2024 d’interdire les manifestations pro-palestiniennes à Montpellier et Béziers les 30 et 31 août 2024.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) a saisi le tribunal administratif de Montpellier d’un référé-liberté à l’encontre de l’arrêté préfectoral d’interdiction.

Source: La mobilisation de soutien au peuple palestinien de nouveau interdite par le Préfet de l’Hérault