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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives par catégorie : Publications

#64 Août 2026 – Quand l’égalité fait peur : comprendre le masculinisme 1 septembre, 2026

Les progrès de l’égalité entre les femmes et les hommes n’ont jamais été accueillis sans résistance. Chaque conquête de droits a suscité une contre-offensive. Aujourd’hui, cette réaction porte un nom : le masculinisme. Derrière un discours qui prétend défendre les hommes, il diffuse une idée simple et redoutable : les femmes seraient allées « trop loin », le féminisme serait devenu une oppression et les véritables victimes seraient désormais les hommes. Cette inversion de la réalité occulte pourtant les violences, les discriminations et les inégalités qui continuent de marquer la vie de millions de femmes.

Le masculinisme n’est pas une simple opinion ni une querelle sur les rapports entre les sexes. C’est un projet politique qui nourrit les offensives contre les droits des femmes, des personnes LGBTQI+ et, plus largement, contre les valeurs d’égalité et d’émancipation. Amplifié par les réseaux sociaux et de puissants relais médiatiques, il entretient des liens étroits avec l’extrême droite et les mouvements « anti-droits ».

Comprendre le masculinisme, c’est comprendre l’une des offensives idéologiques majeures de notre époque. C’est aussi se donner les moyens d’y résister.

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#63 Mars 2025: Élections municipales à Aix : La Ligue des droits Humains interroge les candidat·es 1 mars, 2026

À Aix, lors des législatives de 2012 et des municipales de 2014, nous avions interrogé les candidats et publié leurs réponses dans un numéro des « Échos de la LDH » largement repris par la presse.

Nous renouvelons cette initiative pour l’élection municipale des 15 et 22 mars 2026.

En tant que Ligue des droits humains, nous voulons une ville solidaire, libre, démocratique, ouverte et au service des habitants, juste, fraternelle et accueillante. Cela implique la défense et la mise en œuvre de nombreux droits et donc un grand nombre de politiques. Nous avons donc interrogé les candidat·es sur cinq thèmes particuliers qui nous ont été proposés par des habitants au cours de diverses actions organisées récemment : démocratie, précarité, discriminations et égalité des droits, culture, vie associative.

Nous nous sommes adressés à tous les candidats sauf à celui de l’extrême-droite dont nous dénonçons les positions racistes, xénophobes, réactionnaires. Voici les réponses de Marc Pena (Aix Avenir), Julie Boronad (Aix en Commun) et Mounir Benammar (Révolution écologique du Vivant Aix 2026).

Sophie Joissains (Passionnément Aixois) et Philippe Klein (Aix pour vous 2026) n’ont pas jugé utile de nous répondre.

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#62 Septembre 2025: Laïcité : liberté de conscience, liberté d’expression 29 septembre, 2025

La laïcité ? Elle est mise à toutes les sauces, utilisée, réutilisée, déformée, tordue, jusqu’à devenir le contraire de ce qu’elle est.

Elle justifierait l’interdiction du voile, de la burka et même du burkini !

On associe ainsi la laïcité à un ensemble d’interdits qui concernent la religion musulmane.

Ce sont des directeurs d’école qui prétendent refuser la participation de mères voilées aux sorties scolaires.

C’est Mme Le Pen et Eric Zemmour qui déclarent que l’Islam est incompatible » avec la République, ce dernier demandant en outre aux musulmans d’abandonner leur religion !

Si de tels propos sont tenus ou de telles attitudes prises, c’est que l’islam est présenté comme un danger pour rejeter les populations musulmanes : comme si leur présence en France constituait un problème.

Nous voulons dans ce numéro des Échos préciser les choses, montrer comment la laïcité est le fruit d’une longue histoire en France, comment elle est indissociable de notre conception de la République, montrer tout ce qu’elle permet, car c’est une loi de liberté, indiquer aussi les limites à respecter. Montrer qu’elle est le contraire d’une loi d’exclusion.

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#61 Décembre 2024 – Comment devient-on raciste ? 31 décembre, 2024

Le racisme ? il se manifeste par des injures, du harcèlement, des provocations, des diffamations, des violences… : en 2023 la police a dénombré 15000 infractions racistes ou xénophobes soit une augmentation de 18% par rapport à l’année précédente. Et l’on sait que seules 4% des victimes portent plainte ! Le racisme, c’est aussi des propos destinés à diviser, à mettre au ban telle ou telle partie de la société : ainsi ceux récurrents de responsables politiques qui s’en prennent au pseudo « séparatisme » d’une partie de la communauté nationale et qui, de fait, en encouragent la stigmatisation…

L’antisémitisme, une forme particulière de racisme, est, lui, en très forte hausse : près de quatre fois plus d’actes antisémites en 2023 que l’année précédente, une tendance qui se poursuivait encore au premier semestre 2024, suite, en particulier, aux attaques du Hamas contre Israël et aux répliques meurtrières de ce dernier.

Il n’y a pas de hiérarchie de ces souffrances. Toutes ces haines partagent le même rejet de l’autre. Elles conduisent à des inégalités de traitement et de droits, à des discriminations (au travail, dans l’accès à un logement, dans la santé, à l’école…), elles ont une atteinte à la dignité des personnes. Elles fracturent la société.

Si le racisme et l’antisémitisme augmentent, il nous faut en comprendre les raisons pour mieux les combattre : nous le tentons dans ce numéro des Echos à propos du racisme : de quoi parle-t ’on ? quelles en sont les origines, les mécanismes, les formes, est-il un problème seulement individuel de haine, de peur…ou relevant aussi des pratiques d’institutions publiques comme privées ? Comment un usage dévoyé de la laïcité devient une arme d’exclusion ? …

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#56 Novembre 2024 – La société rongée par les inégalités économiques et sociales (actualisation) 27 novembre, 2024

Les inégalités n’ont cessé de se creuser en France depuis 20 ans, la précarité de s’aggraver, la paupérisation de s’accroître.

La cherté de la vie quotidienne, l’insuffisance des minima sociaux, du SMIC, des retraites … touchent à coup sûr les pauvres. Mais bien des gens des classes moyennes souffrent de la rareté des logements, du risque de chômage, des distances à parcourir pour aller au travail, rejoindre un commerce ou un service public.

Les services publics, justement, remplissent difficilement leur rôle : parce que du personnel manque, parce qu’ils se raréfient et s’éloignent de plus en plus, parce que leur accès exclusivement informatique est compliqué pour beaucoup, parce qu’ils ne sont plus conçus comme devant répondre aux besoins du plus grand nombre.

Voilà ce que nous montrons dans ce numéro des Échos et que nous illustrons dans certains domaines par la situation à Aix.

Mais il nous faut bien sûr commencer par décrire l’explosion, dans le monde comme en France, des inégalités économiques. Elles atteignent des proportions inégalées et totalement immorales. Le système néolibéral en est à l’origine, n’ayant de cesse de favoriser les plus fortunés et, pour cela, d’attenter aux modes et aux niveaux de vie de tous les autres.

Nous indiquerons pour terminer quelques pistes pour y remédier.

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#60 Octobre 2024 – La maltraitance institutionnelle et sociale 13 octobre, 2024

Cette maltraitance atteint plus fortement les « pauvres ». Qu’est-ce qu’un « pauvre » ? Quelqu’un qui vit en dessous du seuil de pauvreté (actuellement 1158€ mensuels pour une personne vivant seule. Le RSA est à 608€). Mais la pauvreté n’est pas que financière, elle est le fait de ceux qui n’ont pas accès aux biens communs : personnes analphabètes ou illettrées, ceux qui n’arrivent pas à se débrouiller avec l’absurdité des administrations, personnes mal logées, personnes n’ayant pas accès aux biens culturels, qui subissent des échecs dans leurs études, chômeurs de longue durée. Il y a aussi certaines personnes malades, handicapées, enfants à l’abandon, vieillards en perte d’autonomie, etc. Toutes ces personnes sont en situation de pauvreté, plus ou moins exclues de la société.

En plus certains « pauvres » le sont tellement qu’on peut parler de misère : ceux qui ont la tête sous l’eau sans espoir réel de la sortir, qui sont à chaque instant dans la survie.

Dans tous les services administratifs fleurissent des affichettes menaçant les usagers qui montreraient de la violence envers le personnel. Et c’est normal, le personnel, lui-même souvent maltraité, n’est la plupart du temps pas responsable des situations qu’il rencontre. Il paraît qu’on trouve trois sortes d’agents : ceux qui, à force de maltraitance par leur hiérarchie et d’impossibilité de répondre aux besoins des usagers en viennent à se désinvestir totalement ; ceux qui ne supportent pas cet échec récurrent de leurs efforts et en arrivent à ne plus pouvoir travailler ; enfin ceux qui se débrouillent pour désobéir un peu, pas trop, pour aider vraiment les demandeurs. On comprend alors les désirs de violence des usagers en face des agents ! Ils se heurtent à des murs, et c’est leur vie qui est en cause. Un papier qui n’arrive pas entraîne la suspension d’une allocation qui permet de survivre, et alors un loyer qui n’est pas payé ou une facture EDF, et finalement une situation d’insécurité insupportable.

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#59 Avril 2023 – Le droit de bien vieillir 29 avril, 2023

Depuis plus de 60 ans il est question de la prise en compte du vieillissement dans les politiques publiques, et pourtant nos gouvernants semblent découvrir qu’il est urgent d’agir. D’autant plus que l’espérance moyenne de vie augmente et que la France va compter de plus en plus de personnes âgées.

Les droits à défendre pour bien vieillir sont nombreux et les inégalités dans ce domaine sont manifestes. La vieillesse est encore trop source d’exclusion et de discriminations qui empêchent qu’elle soit vécue sereinement.

La marchandisation des établissements recevant les publics dépendants, le déficit de la qualité des soins de santé et la dévalorisation des activités de soins à domicile, la réforme des retraites qui justifierait que les « séniors » travaillent plus longtemps, la non prise en compte des besoins réels des « vieux et vieilles » considéré·e·s comme une charge et non comme une richesse, voici quelques éléments qui renforcent les inégalités.

Malgré quelques avancées, comme la reconnaissance récente de l’importance du maintien à domicile et du rôle des aidants familiaux…, malgré les multiples consultations et rapports, nous sommes encore loin d’un réel projet politique et sociétal sur la place des « vieux » dans la ville et dans la vie.

Modestement, ce numéro des Echos vise à poser le cadre d’une réflexion et de propositions pour contribuer à ce que serait « bien vieillir » et à reconnaître et valoriser la place des aînés, des vieux, des séniors, des anciens…

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#58 Septembre 2022 – Violences faites aux femmes, brisons le silence ! Agissons ! 12 octobre, 2022

« La violence à l’égard des femmes est si répandue que chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour la combattre. Nous devons unir nos forces pour faire disparaitre ce fléau, promouvoir une égalité pleine et entière entre les sexes et édifier un monde dans lequel les femmes et les filles seront en sécurité, comme chacune d’entre elles le mérite et pour le bien de l’humanité toute entière. » M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU, 25 novembre 2015.

Les violences faites aux femmes depuis des millénaires sont la manifestation du sexisme et du machisme présents dans la plupart des sociétés comme résultants d’un pouvoir patriarcal dominant. Ces comportements sont à relier aux autres discriminations dont les femmes sont victimes, notamment dans les domaines économique et social (organisation du travail, inégalités de rémunération, accès aux responsabilités).

Dans ce numéro des Echos, nous voulons alerter sur les différentes formes de violence, comment il faut travailler à les identifier et les prévenir, dire combien en parler est nécessaire, que faire en situation d’urgence, bref, comment agir, que l’on soit victime ou citoyen témoin.

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#57 Juin 2022 – EHPAD : les vies de nos aîné-e-s valent mieux ! 12 octobre, 2022

La situation des personnes âgées résidant en Ehpad (établissements d’hébergement des personnes âgées en situation de dépendance), et de celles et ceux qui travaillent à leurs côtés, revient régulièrement sous les feux de l’actualité.

Les plus récentes illustrations en sont la longue période des confinements en raison du Covid et le scandale du groupe Orpea, révélé début 2022.

Les mobilisations sont fréquentes pour obtenir des conditions de travail, de soins et d’accompagnement des personnes âgées, respectant leur dignité, quels que soient leur âge, leurs ressources, ou leur autonomie.

On estime que le nombre de personnes dépendantes aura doublé d’ici 2060 ou 2070. C’est pourquoi de nombreuses études s’attachent non seulement à démontrer les aspects insatisfaisants, parfois intolérables, de la situation actuelle et à définir les mesures urgentes à mettre en place, mais aussi à proposer des solutions de long terme, en particulier un autre modèle d’accompagnement, plus
axé sur l’inclusion dans la vie de la cité.


Au titre de ces constats et réflexions, on doit citer en particulier le rapport de deux parlementaires, Mmes Fiat (LFI) et Iborra (LREM), l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), le rapport du Défenseur des Droits, les études du ministère de la santé et l’enquête récente de UFC-Que choisir.

Ce numéro des « Échos » (qui actualise une précédente publication1) tente une synthèse de la situation, l’enrichit de témoignages recueillis en particulier dans notre région et formule quelques pistes pour sortir de la crise, afin que nos aîné·e·s ne soient plus maltraités.

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#56 Mai 2022 – La société rongée par les inégalités économiques et sociales 12 octobre, 2022

Les inégalités n’ont cessé de se creuser en France depuis 20 ans, la précarité
de s’aggraver, la paupérisation de s’accroître.

La cherté de la vie quotidienne, la non-revalorisation des minima sociaux, du
SMIC, des retraites … touchent à coup sûr les pauvres. Mais bien des gens
des classes moyennes souffrent de la rareté des logements, du risque de
chômage, des distances à parcourir pour aller au travail, rejoindre un commerce
ou un service public.

Les services publics, justement, remplissent difficilement leur rôle : parce que
du personnel manque, parce qu’ils se raréfient et s’éloignent de plus en plus,
parce que leur accès exclusivement informatique est compliqué pour beaucoup,
parce qu’ils ne sont plus conçus comme devant répondre aux besoins
du plus grand nombre.

Voilà ce que nous montrons dans ce numéro des Échos et que nous illustrons
dans certains domaines par la situation à Aix.

Mais il nous faut bien sûr commencer par décrire l’explosion, dans le monde
comme en France, des inégalités économiques. Elles atteignent des proportions
inégalées et totalement immorales. Le système néolibéral en est à l’origine,
n’ayant de cesse de favoriser les plus fortunés et, pour cela, d’attenter
aux modes et aux niveaux de vie de tous les autres.

Nous indiquerons pour terminer quelques pistes pour y remédier.

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