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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Archives par catégorie : Articles

Sauver l’encadrement des loyers ! 29 mai, 2026

Marina est une mère célibataire, vivant avec ses deux enfants au Pays basque. Avec un revenu mensuel de 1100€, elle peine à joindre les deux bouts, avec un loyer de 972€ à payer chaque mois pour son appartement de 50m². Un loyer illégal, puisqu’il dépasse de 290€ par mois le plafond légal en vigueur localement, soit une somme totale de 3 480€ à l’année dont est privée cette mère de famille. Grâce à l’encadrement des loyers, elle pourrait récupérer son dû.

Et pourtant, le dispositif est menacé d’extinction en novembre 2026, au Pays basque comme dans la soixantaine d’autres communes concernées.

Il est donc urgent d’agir pour pérenniser, étendre et élargir le dispositif à d’autres territoires, mais aussi l’améliorer, avant que le couperet ne tombe ! Nous avons besoin de votre soutien et de vos signatures. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour faire pression sur le gouvernement.

En ce sens, le 21 mai dernier, de nombreux maires ont signé une tribune aux côtés de la Fondation pour le Logement pour interpeller le gouvernement, qui doit inscrire au plus vite un texte à l’ordre du jour du Parlement pour sauver l’encadrement des loyers.

L’encadrement des loyers est une mesure populaire qui a fait ses preuves pour baisser concrètement les loyers dans les communes concernées. Il est aujourd’hui impératif de pérenniser ce dispositif et de garantir son respect, qui profite principalement aux jeunes et aux classes moyennes et populaires, bien moins riches en moyenne que les propriétaires.

A l’heure où tous les voyants du mal-logement sont au rouge, laisser ce dispositif s’éteindre entraînerait des conséquences désastreuses sur des milliers de locataires, comme Marina, qui n’auront tout simplement plus les moyens de se loger dignement. Il est grand temps d’agir.

L’urgence est grande : signez cette pétition pour sauver l’encadrement des loyers ! 

Premiers signataires :Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre), Confédération Nationale du Logement (CNL), Droit au Logement (DAL), Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV), Confédération Syndicale des Familles (CSF), Alda, Bail, Locataires Ensemble, Association DALO, Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), UFC Que Choisir, FAPIL, Fédération SOLIHA, UNIOPSS, Collectif Les Morts de la rue, La Cloche, Les Enfants du Canal, Emmaüs, Secours Catholique – Caritas France, UNHAJ, UNCCLAJ, Compagnons bâtisseurs, Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL), CFDT, L’Union Etudiante, LDH (Ligue des droits de l’Homme), ACDL, AFOC, Collectif national des Habitants Permanents (CNHP), Collectif pour une Transition citoyenne

Source: Sauver l’encadrement des loyers !

Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit 29 mai, 2026

Communiqué LDH

Les 23, 24 et 25 mai 2026, la LDH a réuni ses membres délégués, représentant les sections, fédérations et comités régionaux, lors de son 93e congrès national, à Rennes.

Adoption d’une résolution générale « Contre la loi du plus fort, choisir l’État de droit »

Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’État de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.

À l’approche des élections de 2027, face au péril d’un vote pour l’extrême droite plus haut que jamais, la LDH exhorte les citoyennes et citoyens, toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux libertés fondamentales et à l’égalité des droits des êtres humains, à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir. La LDH initiera des mouvements de la société civile et participera, partout et sans relâche, aux mobilisations citoyennes pour éloigner le spectre de l’autoritarisme et du fascisme.

La LDH en appelle aux forces politiques progressistes, qui doivent, au-delà de leurs divergences, enfin entendre les voix de la société civile, pour permettre à l’espoir de se traduire dans les urnes, par la construction d’une alternative écologique, sociale et démocratique promouvant l’accès effectif aux droits.

Elle appelle aussi les libéraux à prendre toute la mesure du péril et à choisir de défendre l’État de droit et la démocratie, qui seuls permettent un débat apaisé, des alternances et le respect de tous les droits politiques proclamés dans notre pays depuis plus de deux siècles, tout en promouvant des politiques publiques qui favorisent l’accès effectif aux droits. Seul ce choix nous permettra de vivre ensemble et en paix sans subir l’arbitraire et la violence de la loi du plus fort.

Invités à intervenir en clôture du congrès, les mouvements politiques, tant progressistes que libéraux, ont eu l’occasion de réagir immédiatement à cet appel et de se positionner, après que les représentantes et représentants des organisations de la société civile (CGT, CFDT, FSU, Syndicat de la magistrature) ont souligné à leur tour l’urgence de protéger l’État de droit dans toutes ses composantes et de faire face à l’extrême droite.

Léa Balage El Mariky, Europe Écologie Les Verts (EELV) : « J’appelle les responsables politiques qui continuent à croire à la démocratie et aux droits à rejoindre le camp progressiste. »

Erwan Balanant, Mouvement démocrate – Modem : « Nous devons sauver la construction démocratique et sociale de l’État de droit dans notre pays et au-delà, fondée non sur la puissance mais la volonté de faire commun. »

Arthur Delaporte, Parti socialiste (PS): « Nous ne pourrons faire face seul-e-s à gauche quand on regarde la tripolisation de la vie politique. »

Danièle Obono, La France Insoumise (LFI) : « Il faut reprendre le fil de 2024 pour créer le front social et politique au premier et au second tours ; la position centrale de la LDH peut y contribuer.»

Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A) : « On peut espérer que l’initiative de la LDH aura des suites pour permettre de se parler dans l’année qui vient et faire front unique. »

Agnès Pannier-Runacher, Renaissance (message vidéo) : « Je m’engage, mon parti s’engage à défendre l’État de droit dans toutes ses dimensions et nous appelons l’ensemble des partis qui portent ces valeurs démocratiques et républicaines à en faire de même, au-delà des débats que nous pouvons avoir en tant qu’opposants politiques. »

L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de se mobiliser pour empêcher l’instauration d’un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, ensemble, faisons le choix des droits et libertés, de la démocratie et de l’État de droit.

Nathalie Tehio, réélue présidente de la LDH

A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national. Nathalie Tehio est présidente, Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.

Pierre-Antoine Cazau, Barbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-Casalta, Nathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.

Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le Bourhis, Jan Robert Suesser sont membres du bureau.

Composent désormais le Comité national :

Premier collège : Habiba Bigdade, Sophie Bachmann, Pierre Bernat, Capucine Blouet, Nicolas Bourbon, Ingrid Boury, Lionel Brun-Valicon, Patrick Canin, Pierre-Antoine Cazau, Pierrick Clément, Cyrille Crisnaire, Barbara Durot, Grâce Favrel, Sophie Giroud, Rozenn Gueguen Caruso, Fabienne Haloui, Thomas Houdusse, Sarah Hunet-Ciclaire, Emmanuelle Jourdan-Chartier, Philippe Laville, Isabeau Le Bourhis, Lucas Lévy-Lajeunesse, Kristina Lowis, Hadrien Maury-Casalta, Franck Merlin-Anglade, Nicolas Moysan-Laroy, Emmanuel Naquet, Rosa Ould Ameziane, Pauline Pawlotsky, Jean-Claude Pilet, Nathalie Rangognio, Vincent Rebérioux, Alexandre Richard, Vladimir Sestovic, Evelyne Sire-Marin, Jan Robert Suesser, Nathalie Tehio, Agnès Tricoire, Marie-Christine Vergiat, Philippe Vervaecke

Second collège : Jean-Michel Arberet (Ile-de-France), Antoine Boutet (Pays de la Loire), Christian Braquet (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Marie Agnès Chalumeaux (Bourgogne-Franche Comté), Christian Eypper (Centre Val de Loire), Patrice Ganot (Guadeloupe), Jean-Claude Guicheney (Nouvelle-Aquitaine), Myriam Matonog (Auvergne-Rhône-Alpes), André Paccou (Corse), Clément Pialat (Grand Est), Eric Puren (Normandie), Julie Tanneau (Bretagne), Alain Vantroys (Hauts-de-France).

Paris, le 27 mai 2026

Télécharger le communiqué « Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit » en PDF

Source: Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit

Rennes 2026, la LDH en congrès 29 mai, 2026

La LDH a tenu son 93e congrès national, à Rennes, les 23, 24 et 25 mai 2026.

Nathalie Tehio, réélue présidente de la LDH

Crédit : Lucille_Saillant

A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national.

Nathalie Tehio est présidente, Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.

Pierre-Antoine Cazau, Barbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-Casalta, Nathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.

Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le Bourhis, Jan Robert Suesser sont membres du bureau.

Composent désormais le Comité national :

Premier collège : Habiba Bigdade, Sophie Bachmann, Pierre Bernat, Capucine Blouet, Nicolas Bourbon, Ingrid Boury, Lionel Brun-Valicon, Patrick Canin, Pierre-Antoine Cazau, Pierrick Clément, Cyrille Crisnaire, Barbara Durot, Grâce Favrel, Sophie Giroud, Rozenn Gueguen Caruso, Fabienne Haloui, Thomas Houdusse, Sarah Hunet-Ciclaire, Emmanuelle Jourdan-Chartier, Philippe Laville, Isabeau Le Bourhis, Lucas Lévy-Lajeunesse, Kristina Lowis, Hadrien Maury-Casalta, Franck Merlin-Anglade, Nicolas Moysan-Laroy, Emmanuel Naquet, Rosa Ould Ameziane, Pauline Pawlotsky, Jean-Claude Pilet, Nathalie Rangognio, Vincent Rebérioux, Alexandre Richard, Vladimir Sestovic, Evelyne Sire-Marin, Jan Robert Suesser, Nathalie Tehio, Agnès Tricoire, Marie-Christine Vergiat, Philippe Vervaecke 

Second collège : Jean-Michel Arberet (Ile-de-France), Antoine Boutet (Pays de la Loire), Christian Braquet (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Marie Agnès Chalumeaux (Bourgogne-Franche-Comté), Christian Eypper (Centre-Val de Loire), Patrice Ganot (Guadeloupe), Jean-Claude Guicheney (Nouvelle-Aquitaine), Myriam Matonog (Auvergne-Rhône-Alpes), André Paccou (Corse), Clément Pialat (Grand Est), Eric Puren (Normandie), Julie Tanneau (Bretagne), Alain Vantroys (Hauts-de-France).

La LDH, aussi Ligue des droits humains !

La Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du Citoyen, créée en 1898 en référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789, se dénommait jusqu’ici en abrégé dans ses statuts, « LDH » et « Ligue des droits de l’Homme ». Réunie en congrès à Rennes, du 23 au 25 mai 2026, l’association vient d’ajouter à ces dénominations un troisième nom abrégé, qui peut donc également être utilisé pour la désigner : « Ligue des droits humains ».

Le congrès a porté une résolution

La LDH a adopté une résolution « Contre la loi du plus fort, choisir l’Etat de droit ».

Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’Etat de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.

(..) L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de s’unir et de se mobiliser pour empêcher que s’impose un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, nous faisons le choix des droits, de la démocratie et de l’État de droit.  

L’Etat de droit : attaques et résistances en France et dans le monde

le lundi 25 mai 2026, de 14h à 16h30, au Triangle Cité de la danse à Rennes

[Vidéo des interventions à venir]

Dans un contexte national et international marqué par une crise démocratique profonde, la question de l’Etat de droit, de la démocratie et de l’effectivité des droits se trouve au coeur des tensions qui traversent nos sociétés. De plus en plus de dynamiques politiques fascisantes et illibérales rompent avec l’ordre social et politique qui rend possible une société inclusive. Les extrêmes droites portent un projet fondé sur l’exclusion, la hiérarchisation des droits, la remise en cause de leur universalité. Partout où elles gouvernent ou sont aux portes du pouvoir, les extrêmes droites s’attaquent aux contre-pouvoirs, légitiment les discriminations et les inégalités, instrumentalisent les identités, érigées en ligne de fracture au sein de la société. Ces forces politiques revendiquent « la loi du plus fort » comme la loi naturelle des sociétés humaines, et donc ont comme objectif assumé la destruction de l’Etat de droit.

Face à cette réalité, l’Etat de droit ne saurait être réduit à un cadre juridique abstrait ou défensif. Il est un outil de lutte, un espace de résistance collective et de construction du commun. Défendre l’Etat de droit, c’est défendre l’effectivité des droits, condition essentielle d’un contrat social fondé sur l’égalité,
la justice et les solidarités.

Il s’agira ainsi interroger la manière dont l’Etat de droit, la démocratie et l’effectivité des droits peuvent redevenir une boussole politique qui fédère les mobilisations sociales et le vote aux élections, nourrissant ainsi une alternative crédible aux politiques néolibérales et aux projets fascistes et illibéraux.

Démocratie en danger : anatomie d’une rupture politique
– Nathan Godley, coordinateur du programme d’observation légale, Milwaukee Turners
– Raffaella Bolini, vice-présidente, Arci, Italie

Résister, protéger, reconstruire : l’Etat de droit comme boussole et outil de lutte
– Edwy Plenel, journaliste
– Klementyna Suchanow, co-fondatrice du mouvement La grève des femmes, Pologne
– Judith Allenbach, présidente du Syndicat de la magistrature (SM)
– Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT
– et Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT

Les partis politiques face au défi de l’offensive des extrêmes droites : défendre l’Etat de droit

– Pouria Amirshahi, La Digue
– Léa Balage El Mariky, Europe Écologie Les Verts (EELV)
– Erwan Balanant, Mouvement démocrate – Modem
– Arthur Delaporte, Parti socialiste (PS)
– Danièle Obono, La France Insoumise (LFI)
– Agnès Pannier-Runacher, Renaissance (message vidéo)
– Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A)

la ldh en action

Le rapport moral (478 voix “pour”,  1 voix “contre” et 1 abstention), le rapport d’activité (452 voix “pour”, 0 voix “contre” et 10 abstentions) et le rapport financier (474 voix “pour”, 0 voix “contre” et 6 abstentions) ont été adoptés par une forte majorité des délégués des sections.

[Retrouvez prochainement en ligne (sur cette page et sur notre chaîne Youtube) l’essentiel des interventions qui ont rythmé le congrès.]





Source: Rennes 2026, la LDH en congrès

27 mai 2026 – Tribune collective « Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite » publiée dans l’Humanité 29 mai, 2026

27 mai 2026 – Tribune collective « Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite » publiée dans l’Humanité, Mediapart, Politis et Le Média
27 mai 2026 – Tribune collective « Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite » publiée dans l’Humanité, Mediapart, Politis et Le Média
27 mai 2026 – Tribune collective « Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite » publiée dans l’Humanité, Mediapart, Politis et Le Média

27 mai 2026 – Tribune collective « Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l’extrême droite » publiée dans l’Humanité

Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d’une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.

Ce rendez-vous est un appel à l’engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu-s-es, solidaires, déterminé-e-s.

Les initiateurs : Bally Bagayoko (Maire de Saint-Denis/Pierrefitte-Sur-Seine); Azzédine Taïbi (Maire de Stains); Mohamed Gnabaly (Maire de l’île Saint Denis) ; Aly Diouara (Maire de La Courneuve); Sofienne Karroumi (Maire d’Aubervilliers); Demba Traoré (Maire du Blanc-Mesnil); Konate Bassi (Maire de Sarcelles); Diangou Traoré (élue à Saint Denis); Aziza Nouioua (élue à Neuilly-sur-marne); Manon Monmirel (élue à Saint-Ouen); Sofia Boutrih (élue à Saint-Denis/Pierrefitte-Sur-Seine); Leila Boustella (élue à Livry-Gargan); Nezha Barhandi (élue à Clichy) ; Thomas Bardoux (élu à Pantin) ; Mehmet Ozguner (élu à Bondy)

Les premiers signataires : Nadège Beausson-Diagne, Artiste  ; Swann Arlaud, Acteur ; Agathe Bonitzer, Comédienne ; Bastien Bouillon, Comédien ; Rachida Brakni, Actrice ; Néhémy Dahomey, Écrivain ; Rokhaya Diallo, Journaliste, autrice et Réalisatrice ; Laetitia Dosch, Actrice autrice et metteuse en scène ; Annie Ernaux, Ecrivaine ; Malcom Ferdinand, Universitaire ; Adèle Haenel, Comedienne ; Salah Hamouri, Militant Franco Palestinien ; Imany, Chanteuse et auteurecompositrice-interprète . Pierre Lemaître, Écrivain ; Grace Ly, autrice ; Soumahoro Maboula, Presidente, association Black History Month ; Mademoiselle K, Musicienne ; Hind Meddeb, Réalisatrice ; Médine, Rappeur ; Anna Mouglalis, Actrice ; Youssouf Mulumbu, Consultant ; Akim Omiri, Humoriste ; Léonie Pernet, musicienne ; Soa de Muse, Artiste ; Tatiana, Humoriste ; Jenna Thiam, Comédienne, rappeuse ; Assa Traore, Collectif Adama ; Françoise Verges, Autrice, militante decoloniale ; Abdourahman Waberi, Ecrivain ; Lamia Ziade, Artiste ; Elies Zoghlami, Humoriste

Représentants d’organisation : Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT ; Amal Bentounsi, Collectif de la marche du 21 avril ; Said Bouamama, FUIQP ; Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU ; Samia El Khalfaoui, Association Stop aux violences d’état (SAVE) ; Julie Ferrua , Co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires ; Murielle Guilbert , Co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires ; Tayeb Khouira , Secrétaire National de l’Union syndicale Solidaires ; Béatrice Orès , Porte-parole UJFP ; Véronique Poulain , Trésorière Nationale de l’Union syndicale Solidaires ; Raphaël Pradeau , Porte-parole d’Attac France ; Jonathan RuƯ-Zahn , Cofondateur Tsedek ; Anzoumane Sissoko, Marche des Solidarités ; Nathalie Tehio , Présidente de la LDH ; Assa Traore, Collectif Adama ; Yoro Traore , Intercollectif des Sans-Papiers ; Youlie Yamamoto , Porteparole d’Attac France

Ils et elles signent également : Nasteho Aden, présidente du carré citoyen 93 ; Jean-Pierre Amira Bendjaballah, Journaliste ; Sissoko Anzoumane, Responsable MDS et Élu 18 eme ; Nadia Azoug, Vice-présidente Département SSD 93 / 1ere Adjointe Pantin ; Anne Azoulay, Comédienne ; Pauline Bade, Thérapeute militante ; David Baiot, Acteur ; Etienne Balibar, Professeur honoraire, Université de Nanterre ; Frank Barat, Producteur ; Christian Benedetti, Acteur / metteur en scène ; Siham Bengoua, Créatrice de contenu ; Hakim Benhabib, Thérapeute/Artiste ; Eric Berr, Economiste ; David Bertrand, Directeur de Casting ; Louise Bihan, Documentariste ; Benjamin Biolay, Chanteur et acteur ; Morgane Bonnaud, Monteuse ; Said Bouamama, FUIQP ; Sigrid Bouaziz, Comédienne et réalisatrice ; Idir Boumertit, Maire de Vénissieux ; Dominique Cabrera, Réalisatrice ; Jean-Victor Castor, élu ; Cécile Cée, Artiste ; Manon Chaillou, Intermittente du spectacle ; Charlie Le Mindu, artiste ; Annie Chazelle, Engagement auprès des familles sans papiers ; Elodie Chazelle, Architecte ; Sarah Chazelle, Distributrice de films ; Judith Chemla, Actrice ; Mona Chollet, Autrice ; Claudine Cordani, Journaliste ; Alexia Coutant, Attachée de presse ; Coline Crance-Philouze, Distributrice ; Xavier Czapla, Comédien ; Slimane Dazi, Comédien ; Laurence De Cock, historienne, enseignante ; Malek Délégué, Éditorialiste politique ; Caroline Deruas Peano, Réalisatrice ; Lolo Dewaere, Comédienne ; Dinaa, Artiste ; Abdoubar DjaƯar, élu de Créteil; Maïmouna Doucouré, réalisatrice ; Juliet Drouar, Auteur ; Victoire Du Bois, Comédienne ; Karine Durance, Attachée de presse ; Samia El Khalfaoui, Association Stop aux violences d’état (SAVE) ; Sepideh Farsi, Cinéaste ; Eric Fassin, Professeur de sociologie à l’Université Paris 8 ; Benjamin Fiorini, Maître de conférences, Université Paris 8 ; Cécile Fisera, Comédienne ; Sandrine Floc’h, Distributrice ; Giulia Fois, Journaliste, autrice ; Jérémie Fontaine, Réalisateur ; Sophie Fustes, Musicienne ; Lena Garrel, Actrice ; Caroline Geryl, Musicienne ; Hélène GiaƯeri, Humaniste, antiraciste et antifasciste ; Catherine Giraud, Attachée de presse ; Emmanuel Gras, Réalisateur ; Alain Guiraudie, Cinéaste ; Yasmine Hamdan, Artiste ; Eva Huault, Actrice ; Axelle Jah Njike, Autrice afropéenne, podcasteuse, documentariste & dramaturge. ; Rachel Keke, humaniste ; Negin Khazaee, Cinéaste ; Camille Kouchner, Autrice, Enseignante-chercheuse. ; Ariane Labed, Actrice, réalisatrice ; Thomas Lacoste, Réalisateur, La Bande Passante ; Abdelkader Lahmar, Maire de Vaulx en Velin ; Annie Lahmer, Conseillère Régionale ; Mélissa Laveaux, autrice compositrice interprète ; Radouan Leflahi, Acteur ; Ainhoa Leguy, Étudiante ; Marie Lemarchand, Comédienne et activiste ; Albert Lévy, ancien magistrat ; Florence Loiret-Caille, Actrice ; Emily Loizeau, Artiste auteure compositrice interprète ; (Lydroppedthemic) LY, Rappeur ; Grace Ly, Autrice ; Ziad Majed, Professeur universitaire ; Bertrand Mandico, Cinéaste ; Karim Mastouri, Adjoint au Maire d’Ivrysur-Seine ; Xavier Mathieu, Acteur ; Maxime Matray, cinéaste ; Lola Maupas, Chercheuse ; Guillaume Meurice, Humoriste ; Johanna Meyer, Distributrice cinéma ; Shanti Mouget, Danseuse ; Bruno N’Diaye, Membre du Bureau Exécutif de la Libre Pensée ; Ugo Palheta, Enseignant-chercheur ; Julie Paratian, Productrice de films ; Caroline Peano Derua, Réalisatrice ; Jean-Gabriel Périot, cinéaste ; Elisabeth Perlié, Distributrice ; Cinna Peyghamy, Artiste ; Pablo Pillaud-Vivien, Journaliste ; Princess Erika, Chanteuse et actrice ; Olivier Rabourdin, acteur ; Narivelo Randriana Riosa, élu à Meudon ; Raz, streamer politique ; Marine Riou, Exploitante de cinéma ; François Sauterey, co-président du MRAP ; Pierre Schoeller, Cinéaste ; Claire Simon, Cinéaste ; Julien Simon, Acteur ; Ahlam Slama, Comédienne ; Juliette Smadja, comédienne et autrice ; Amine Snoussi, Journaliste – Le Média TV, Frustration ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Yuki Takahata, autrice traductrice ; Emily Tante, Dragqueen ; Juliette Todisco “Macho Boulot Dodo”, Créatrice de contenu ; Khadija Toufik, Journaliste ; Claire Touzard, Écrivaine ; Victoire Tuaillon, Journaliste ; Piero Usberti, Réalisateur ; Youness Valo, Réalisateur ; Madhuri Van Eeckhout, 3ème assistant caméra ; Valentin Vasseur, Technicien de maintenance ; Virgil Vernier, Réalisateur ; Gisèle Vienne, Chorégraphe metteur en scène ; Bixente Volet, Réalisateur ; Alexia Walther, Cinéaste ; Kiara Wimbush, Ingénieure de recherche ; Wissam Xelka, Streamer, militant décolonial ; Omar Yaqoob, Maire de Creil…

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La LDH, aussi Ligue des droits humains ! 29 mai, 2026

Communiqué LDH

La Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du Citoyen, créée en 1898 en référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789, se dénommait jusqu’ici en abrégé dans ses statuts, « LDH » et « Ligue des droits de l’Homme ». Réunie en congrès à Rennes, du 23 au 25 mai 2026, l’association vient d’ajouter à ces dénominations un troisième nom abrégé, qui peut donc également être utilisé pour la désigner : « Ligue des droits humains ».

La LDH, attachée aux références historiques présentes dans son nom, conserve l’ensemble de ces dénominations, affirmant ainsi son attachement au corpus des textes fondamentaux visés dans ses statuts (les DDHC de 1789 et de 1793, la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales de 1950).

En adoptant un nouveau nom d’usage aux côtés de « LDH » et « Ligue des droits de l’Homme », elle entend tenir compte des évolutions du langage qui ont vu émerger l’expression de « droits humains » et en affirmer la synonymie avec celle de « droits de l’Homme ».

Depuis sa création, la LDH a toujours affirmé que les droits concernent, sans distinction de genre, l’ensemble de l’humanité.

Paris, le 27 mai 2026

Télécharger le communiqué « La LDH, aussi Ligue des droits humains ! » en format PDF

Source: La LDH, aussi Ligue des droits humains !

Il est nécessaire d’abandonner le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes 28 mai, 2026

Communiqué commun dont la LDH est signataire

Alors que le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes est entre les mains de la Commission des lois de l’Assemblée nationale et doit être examiné en séance publique le 29 juin 2026, nos organisations réitèrent leur demande de retrait du texte en son intégralité.

S’il était adopté, ce projet de loi, qui ne diminuerait pas les délais de jugement en matière criminelle, viendrait considérablement réduire les droits des mis en cause et des victimes et marquerait un recul majeur pour notre justice criminelle et notre État de droit.

Aucun-e d’entre nous n’est dupe de la récente annonce du garde des Sceaux indiquant écarter les viols du plaider-coupable criminel pour ne l’appliquer qu’aux violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et aux vols à main armée.

Outre le fait qu’en l’état le texte adopté par le Sénat et aux mains d’une assemblée d’élu-e-s inclut les crimes sexuels dans le dispositif, l’histoire récente nous a enseigné que les mesures présentées comme exceptionnelles ont toujours vocation à être généralisées par la suite. Tel fut ainsi le cas des cours criminelles départementales, dont ce même projet de loi vient encore élargir la compétence.

La procédure de jugement des crimes reconnus, si elle est introduite dans notre droit, aura nécessairement vocation à s’appliquer, à terme, à l’ensemble des crimes, dont les viols. Nous restons donc fermement opposé-e-s au plaider-coupable criminel.

En effet, cette procédure accélérée éloigne la justice de son objectif de manifestation de la vérité pour la transformer en machine à sanctionner. Surtout, elle porte avec elle le risque d’aveux d’opportunité – notamment lorsque le mis en examen est détenu – et ce, dans la perspective d’une éventuelle mise en liberté. Au risque d’erreurs judiciaires, s’ajoute également le risque du manque de légitimité et d’effet dissuasif de décisions rendues en une demi-journée sans l’audition de témoins et d’expert-e-s.

Le plaider-coupable criminel contribue également à une justice de classe dès lors que les mis en examen les plus aisés disposent de leviers – financiers, sociaux, patrimoniaux – plus importants que les moins nantis afin de négocier une peine. Nous ne voulons pas d’une justice négociée comme aux États-Unis.

Outre la procédure de jugement des crimes reconnus, le projet de loi comporte de nombreuses autres dispositions attentatoires aux droits fondamentaux et aux droits de la défense. Ainsi, et pour ne citer qu’elles, le texte prévoit également la légalisation de la détention arbitraire, l’allongement de la durée de détention provisoire avant jugement devant la cour criminelle, la limitation des possibilités de contester la régularité de la procédure, l’extension du fichage génétique des personnes non-condamnées ou encore l’utilisation de données génétiques issues de bases commerciales étrangères pourtant interdites en France.

De façon plus générale, ce texte vient entériner la mort du jury populaire, institution-clé de notre démocratie et instrument indispensable de légitimité des décisions de justice criminelle.

Enfin, en prévoyant l’introduction de citoyen-ne-s assesseur-e-s dans la composition des cours criminelles, le projet de loi vient rompre l’égalité entre citoyen-ne-s permise par le tirage au sort des juré·es devant les cours d’assises et restaurer une forme de jury de notables, indigne d’une véritable démocratie.

Ce texte passe totalement sous silence le manque de moyens alloués à la justice criminelle, dont les mis en cause et les victimes subissent les conséquences, ainsi que les choix de politique pénale consistant à consacrer des ressources considérables à la poursuite de délits mineurs.

La justice pénale impose de préserver les garanties fondamentales liées aux enjeux du procès criminel et ne saurait être appréhendée sous le seul prisme de la célérité procédurale.

Nos organisations, représentant les intérêts des professionnel-le-s de justice, mais aussi des justiciables – qu’iels soient mis en cause ou victimes – appellent toutes au retrait intégral de ce texte et à une véritable consultation de l’ensemble des actrices et acteurs en la matière, s’agissant de l’avenir de notre justice criminelle.

Signataires : Syndicat de la magistrature (SM), Colère Noire, Sauvons les assises !, CGT-Insertion et probation, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Syndicat des avocat·es de France (Saf), CGT-PJJ, FNUJA, #NousToutes, Observatoire du sexisme en politique, Association des avocats pénalistes (ADAP), Coalition féministe Loi Intégrale

Paris, le 21 mai 2026

Source: Il est nécessaire d’abandonner le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes

L’urgence agricole, c’est un changement de modèle pour préserver les êtres humains et le vivant 28 mai, 2026

Communiqué LDH

La projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est un texte fourre-tout inquiétant. En réponse aux défaillances de plus en plus visibles d’une agriculture industrielle, qui demande à être réorientée sans attendre vers des modes de production durables, gérés en commun et respectueux du vivant, ce texte s’obstine dans l’erreur et démantèle des acquis précieux pour toutes et tous.

Dressant le narratif d’une menace existentielle sur les agricultrices et agriculteurs, avec la double figure du loup et des citoyennes et citoyens engagés pour l’environnement, il donne de nouvelles bases aux possibilités de « prélever » (abattre) le premier (article 14) et de
« simplifier » la réaction à la fâcheuse présence des seconds en les excluant, tout simplement : fini la participation du public sur les projets de stockage d’eau, les parlements de l’eau, les alertes sur les maltraitances du vivant et les risques sanitaires (articles 5, 6 et 18). Dans un flou intentionnel, les recours juridiques contre des projets agricoles sont d’emblée suspectés d’être « abusifs » (article 23, main dans la main avec le récent décret « de simplification du contentieux environnemental ») promettant des procédures baillons.

Se faisant le héraut d’un modèle agroindustriel multipliant les mégabassines et les captages (articles 5 et 6), les élevages de masse, remettant en cause les zones de non-traitement pesticides sous prétexte de productivité (article 11), ce texte passe sous silence tout ce qui fait véritablement urgence aujourd’hui : l’épuisement des sols, le défi des sécheresses imposant une gestion durable de l’eau pour toutes et tous, la réduction de biodiversité et l’augmentation du risque de pandémies, le sur-endettement des paysans dû à la dépendance à un système directement toxique pour eux, mêlé aux contraintes des brevets et des aléas accrus d’approvisionnements hydrocarbures et chimiques.

Ignorant tout constat scientifique et les obligations de la France en matière de démocratie environnementale, le gouvernement échoue de nouveau à prendre la hauteur nécessaire pour envisager une transition agricole assurant une souveraineté alimentaire démocratique et durable, donc réelle. Faisant sauter des garde fous précédemment instaurés par la législation pour protéger les humains et le vivant, ce texte bafoue plusieurs principes constitutionnels, notamment ceux inscrits dans la Charte de l’environnement, « patrimoine commun des êtres humains » :

  • l’impératif selon lequel « la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation », alors qu’elle est remise en cause au nom d’une souveraineté alimentaire productiviste à courte vue ;
  • le droit de toute personne « de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement » ;
  • le droit à « un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

Enfin, en permettant à l’administration d’autoriser provisoirement un prélèvement d’eau ayant fait l’objet d’une annulation par le juge administratif (article 5), le projet de loi méconnaît par avance la séparation des pouvoirs, qui impose de respecter les décisions de justice ayant force de chose jugée. Il est particulièrement inquiétant que le Conseil d’État, dans son avis, se soit borné à proposer des critères encadrant la décision de l’autorité administrative dans ce cas.

Du fait des menaces pour le droit à un environnement sain et pour la démocratie, y compris le contournement assumé de la censure récente par le Conseil constitutionnel des dispositions de la loi Duplomb, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle au rejet de cette loi.

Paris, le 23 mai 2026

Télécharger le communiqué LDH « L’urgence agricole, c’est un changement de modèle pour préserver les êtres humains et le vivant » en format PDF

Source: L’urgence agricole, c’est un changement de modèle pour préserver les êtres humains et le vivant

Manifestation pour les droits des enfants et des jeunes ! 28 mai, 2026

Communiqué commun dont la LDH est signataire et appel à rassemblement lors de la marche pour l’enfance et la jeunesse les mercredi 27 et samedi 30 mai 2026, partout en France

Les enfants et les jeunes ont des droits… et ils doivent être entendus ! Marchons ensemble pour une société qui les écoute, les protège et les respecte. Il est temps de mettre enfin l’intérêt des mineur-e-s et jeunes personnes majeures au centre du débat public ! Le mercredi 27 et le samedi 30 mai 2026 partout en France !

La MEJ, pour qui ? 

C’est LE rendez-vous des enfants et des jeunes qui veulent faire entendre leur voix et occuper l’espace public pour affirmer leur place dans la société. Cette marche est la leur, mais elle est aussi celle de celles et ceux qui croient en la nécessité de défendre leurs droits. Parents, enseignant-e-s, éducateur-rice-s, associations, professionnel-le-s, militant-e-s, élu-e-s…

Appel à manifester 2026

Il a été rédigé par des enfants et des jeunes eux-mêmes ! La MEJ est un événement intersectionnel et intergénérationnel qui défend les droits de tous les mineur-e-s et jeunes personnes majeures, sans distinction.

Ils nous invitent à unir nos imaginaires pour construire une meilleure société et revendiquent le respect de leurs droits fondamentaux, inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) : lutte contre les violences, accès universel aux soins, à l’éducation, aux loisirs et à la culture, inclusivité…​

Signataires : Le COFRADE,  la LDH (Ligue des droits de l’Homme), Collège enfantiste, Fondation pour l’enfance, Scouts Guides de France, Face à l’inceste, Caméléon association, Utopia 56, AADH (Alliance des avocats pour les droits de l’Homme), Protéger l’enfant, Les petits invisibles, ANACEJ (Association Nationale Citoyenneté Enfance Jeunesse), APF France Handicap, 160 000 enfants, Open (Observatoire de la parentalité & de l’éducation numérique), Eveil des jeunes à la citoyenneté, Enfance & Partage, EPE (Ecole des parents et des éducateurs), MDEJ (Maison des droits de l’enfant et des jeunes de Moselle), Espace Boris Vian, Eclaireuses + Eclaireurs de France, Droits au corps, Collectif intersexe activiste – OII France, Association EPA ( Ecoute moi, protège moi, aide moi), ACPE (Agir contre la prostitution des enfants), Nonsco’llectif, Je te crois, je te protège, L.D.B. (Lékol du bonheur), Glenn Hoel, Association pour la capacité juridique des adolescents et la pré-majorité, France bébé secoué, F.S.U, SNUAS-FP (Syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), SNICS (Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé) ; SNES FSU (Syndicat national des enseignements de second degré).

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SIGNEZ L’APPEL À MANIFESTER

Source: Manifestation pour les droits des enfants et des jeunes !

L’Observatoire de la liberté de création s’inquiète du durcissement pénal visant les free parties et appelle à préserver la liberté de création et de diffusion des musiques électroniques 28 mai, 2026

L’Observatoire de la liberté de création s’inquiète du durcissement pénal visant les free parties et appelle à préserver la liberté de création et de diffusion des musiques électroniques
L’Observatoire de la liberté de création s’inquiète du durcissement pénal visant les free parties et appelle à préserver la liberté de création et de diffusion des musiques électroniques
L’Observatoire de la liberté de création s’inquiète du durcissement pénal visant les free parties et appelle à préserver la liberté de création et de diffusion des musiques électroniques

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création dont la LDH est membre

La proposition de loi visant à renforcer la pénalisation de l’organisation de rave-parties, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 9 avril 2026 et transmise au Sénat le 10 avril 2026. Elle prévoit notamment :

• de punir de six mois d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait de contribuer, « de manière directe ou indirecte », à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement d’un rassemblement visé à l’article L. 211-5 du code de la sécurité intérieure, dès lors qu’il n’a pas été déclaré ou qu’il est organisé malgré une interdiction préfectorale ;

• de prévoir la confiscation du matériel saisi ;

• d’instaurer une contravention de cinquième classe pour les participants, exposés à une amende d’un montant maximal de 1 500 euros, porté à 3 000 euros en cas de récidive ;

• d’abaisser le seuil de déclaration des rassemblements festifs à 250 personnes.

Cette initiative parlementaire s’articule avec le projet de loi dit « RIPOST », déposé par le gouvernement au Sénat le 25 mars 2026 et examiné en séance publique à compter du 18 mai 2026.

A) L’Observatoire alerte sur le risque d’un glissement grave : celui de traiter une pratique culturelle, musicale et collective principalement sous l’angle de la répression pénale, au moment même où les musiques électroniques font l’objet d’une reconnaissance culturelle et patrimoniale croissante.

En effet, le 17 décembre 2025, les musiques électroniques françaises ont été inscrites à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel. Cette reconnaissance implique au moins deux obligations :

• la diffusion et la promotion des enjeux du patrimoine culturel immatériel ;

• la conduite des actions de recherche et de valorisation sur le patrimoine culturel immatériel ;

Le même ministère a par ailleurs mis en place le dispositif « Club Culture – lieu d’expression artistique et de fête », destiné à valoriser les lieux qui, par leur programmation, leur production et leur diffusion de concerts, soutiennent la création artistique et les artistes DJs.

Depuis près de trente ans, les free parties jouent un rôle important dans l’émergence d’artistes, l’expérimentation de nouvelles formes sonores et l’accès à des pratiques culturelles souvent absentes des circuits institutionnels. Elles sont aussi des espaces de formation, de rencontre et de première diffusion pour de nombreux artistes. Elles remplissent également une fonction d’accès à la culture, notamment pour des publics jeunes, ruraux ou périurbains. En proposant des événements souvent gratuits ou peu coûteux, elles permettent à des publics éloignés des grandes métropoles d’accéder à des pratiques artistiques vivantes.

Dans ce contexte, il apparaît paradoxal de valoriser les musiques électroniques et certains espaces qui les accueillent, tout en renforçant la répression à l’égard d’autres espaces ayant historiquement contribué à leur création, leur transmission et leur diffusion.

B) L’Observatoire alerte également sur les dangers d’un dispositif uniquement répressif et soulevant des difficultés juridiques sérieuses au regard de la liberté de création et de diffusion artistique.

La loi du 7 juillet 2016 affirme que « la création artistique est libre » et que « la diffusion de la création artistique est libre ». Toute restriction à ces libertés doit donc être nécessaire, adaptée et proportionnée.

Or, le dispositif envisagé repose sur la notion de contribution « directe ou indirecte » à un rassemblement non déclaré ou interdit. Une telle formulation pourrait viser, au-delà des organisateurs, des artistes, techniciens ou acteurs culturels intervenant dans le cadre de la création ou de la diffusion artistique.

C) Enfin, l’Observatoire remarque que l’emploi de termes particulièrement flous et généraux employés dans le projet de loi soulève des difficultés juridiques sérieuses et risque d’entrainer certains effets pervers.

Par ailleurs, le principe de légalité des délits et des peines, consacré par l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et les articles 111-2 et 111-3 du code pénal, exige que la loi pénale soit claire, précise et prévisible.

Or, d’une part, la notion de contribution « directe ou indirecte » à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement d’un rassemblement est d’une imprécision singulièrement large. Elle pourrait viser une grande diversité de comportements sans que les personnes concernées puissent déterminer avec certitude si elles entrent dans le champ de l’infraction. Cette formulation brouille ainsi la distinction fondamentale entre l’organisateur, qui prend l’initiative et en assume la direction, et ceux qui participent ou contribuent de manière accessoire. La répression de l’organisation non déclarée d’un rassemblement ne doit pas conduire, par extension, à pénaliser la création artistique ou l’accès du public à l’art.

D’autre part, le dispositif envisagé paraît instaurer un régime répressif uniforme, sans distinguer clairement entre domaine public et propriété privée, ni entre trouble hypothétique et trouble réel. Or, sur une propriété privée, le principe demeure que chacun peut y organiser des activités, y compris culturelles et festives, indépendamment d’une autorisation préfectorale.

D) Une inaction des préfets entachant la liberté de création et de diffusion

Les articles L. 211-5 à L. 211-7 du code de la sécurité intérieure prévoient d’ores et déjà un régime complet de déclaration, de concertation et d’accompagnement des organisateurs. En pratique, ce dialogue est largement insuffisant.

Or, l’article 3 de la loi du 7 juillet 2016 rappelle que les pouvoirs publics doivent soutenir la diversité des expressions culturelles, la liberté de diffusion artistique, les initiatives territoriales et indépendantes, ainsi que l’égal accès des citoyens à la création artistique.

L’absence d’accompagnement effectif par les préfectures peut pourtant constituer, en elle-même, un frein à la liberté de création et de diffusion artistique. Avant d’aggraver l’arsenal répressif déjà existant, il est nécessaire d’interroger l’effectivité de ce cadre et les conditions réelles du dialogue entre organisateurs, préfectures, collectivités territoriales et acteurs culturels.

Dans une démocratie, la protection de l’ordre public ne peut conduire à fragiliser une pratique culturelle reconnue, à pénaliser la création musicale ou à priver une partie de la population de l’accès à des formes d’expression artistique qui participent aujourd’hui du patrimoine immatériel.

Ainsi, l’Observatoire de la liberté de création appelle les parlementaires à ne pas adopter un dispositif pénal aussi large, imprécis et attentatoire à la liberté de création, de diffusion et de programmation

Paris, le 13 mai 2026

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