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Ligue des droits de l'Homme

Section du Pays d'Aix-en-Provence

Cercle de silence samedi 14 mars 2026 10 mars, 2026

 Chers amis,

La guerre qui embrase le Moyen Orient depuis le 28 février occupe tous les esprits et fait passer sous silence des faits bien moins démonstratifs mais qui n’en sont pas moins révélateurs d’un même mépris des droits fondamentaux. Notamment ceux qui sont inscrits dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté en 1966 par les Nations Unies, le droit à la non-discrimination, le droit à la vie, le droit à la liberté et à la sécurité de sa personne, le droit de circuler librement.

On voit aujourd’hui par de très nombreux reportages ce qu’il en est de ces principes autour du Golfe Persique et le long des rives méditerranéennes depuis le Liban jusqu’à Gaza : le nombre élevé de victimes – dont beaucoup d’enfants -, les destructions collatérales d’écoles, de logements et d’infrastructures civiles, le chaos et la peur qui s’installent un peu partout, tout cela contribuant à d’importants déplacements de populations en urgence, anticipant de très probables flux migratoires vers des pays jugés plus sûrs, avec toutes les souffrances que les parcours associés entraineront pour les plus défavorisés.

Cependant les médias s’intéressent peu, car moins spectaculaires, à ces douloureuses retombées des guerres meurtrières qui affectent de nombreuses parties du monde. Peu évoquent les péripéties dramatiques qui accablent les personnes en situation d’exil.

Même si l’Union Européenne ne tolère pas sur son sol les sévices physiques ou la mise en esclavage des migrants comme cela se pratique dans plusieurs pays de transit, le seul fait de les traquer pour les refouler en mer ou, comme le fait actuellement l’Italie de les expulser de son territoire, avant même l’examen de leur situation, dans des centres de rétention extérieurs à l’UE – encore appelés « hubs de retour » – constitue une évidente maltraitance, totalement contraire au Pacte mentionné ci-dessus, qui conduira inévitablement une grande partie de ces migrants à retrouver les inhumaines conditions qu’ils fuyaient à juste titre.

SOS Méditerranée consigne d’innombrables témoignages sur ce que les rescapés ont déjà eu à endurer avant d’être secourus en mer. L’un d’eux, originaire du Nigéria et âgé seulement de 16 ans, affirmait en décembre dernier avoir été réduit en esclavage lors de son parcours en Lybie, vendu deux fois, puis retenu dans une maison où il était battu et soumis à des chocs électriques !

Nous vous donnons rendez-vous et vous attendons nombreux, samedi 14 mars, de 11h30 à midi, place de la Rotonde à l’orée des Allées Provençales.

Philippe Chouard

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